L’actualité pédagogique et du monde de la formation #18

Comme chaque semaine, retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Je vous propose de passer en revue les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de la formation, de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique au cours de cette semaine du 11/06/2012 :

L'actualité pédagogique et du monde de la formation #18
Retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Au menu : TEDx, Open Data, Apple WWDC 2012, et bien d’autres !

Je vous invite également à (re)découvrir les articles publiés sur FormaVox cette semaine :

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[Infographie] Death By PowerPoint : des résultats parfois cocasses et inattendus. Voyez par vous-même…

Rappelez-vous l’article publié sur ce blog lundi de la semaine passée : si vous avez un jour été sur les bancs de l’université – ou si vous l’êtes toujours – vous avez déjà vécu au moins une fois le cauchemar pédagogique de la mort par PowerPoint (Death By PowerPoint).

En juin 2011, SlideRocket a publié sur son blog une infographie réalisée suite à une étude sur cette problématique.

Et certains des résultats sont parfois amusants, inattendus et assez cocasses. Voyez plutôt quelques statistiques issues de l’étude :

  • 24% des personnes issues de l’échantillon préféreraient s’abstenir de relations sexuelles plutôt que de subir une présentation PowerPoint,
  • 21% préféreraient payer leurs taxes,
  • 20% préféreraient avoir une consultation chez leur dentiste,
  • 18% préféreraient encore travailler le samedi,
  • 33% redoutent de devoir créer une présentation PowerPoint,
  • 29% craignent de devoir assister à une présentation PowerPoint,
  • 30% d’entre-elles avouent s’être échappées déjà en douce d’une présentation,
  • PowerPoint serait 4 fois plus difficile à maitriser qu’Excel,

En ce qui me concerne, je suis un peu surpris par cette dernière donnée. Je trouve, en effet, que l’utilisation de PowerPoint est devenue beaucoup plus intuitive depuis la version 2010.

Je vous laisse découvrir les résultats au complet dans l’infographie ci-dessous, et vous souhaite de passer un excellent week-end !… 🙂

10 erreurs à éviter au moment de réaliser des modèles de présentations pour votre entreprise

Si vous travaillez au sein d’une moyenne ou grande entreprise, vous devriez vraisemblablement disposer de modèles de présentations PowerPoint prêts à l’emploi.

Ceci en vue de préparer des diaporamas pour vos réunions et événements en interne, tout en faisant en sorte que vos présentations respectent la charte graphique de votre organisation.

Le problème, c’est que bien souvent ces présentations ont soit été conçues à la va vite par un employé quelconque, soit – à l’extrême – par un designer tellement passionné qu’il en a oublié certaines règles pragmatiques et de bon sens.

Résultat des courses, vous vous retrouvez dans 95% des cas avec des diaporamas peu pratiques, non adaptés à un usage quotidien, mal conçus et qui finissent par louper leur double objectif initial :

  1. Faire passer un message à vos collaborateurs,
  2. Respecter la charte graphique de votre entreprise.

L’article d’aujourd’hui a pour but de vous présenter 10 erreurs fréquemment commises dans les modèles de diaporamas au sein des organisations, et les solutions à mettre en oeuvre pour les éviter :

10 erreurs à éviter au moment de réaliser des modèles de présentations pour votre entreprise
Découvrez les 10 erreurs à éviter absolument si vous devez concevoir des modèles de présentations PowerPoint au sein de votre entreprise.

1. Utiliser une police de caractère trop petite

Comme je l’avais déjà indiqué dans les 7 principes à respecter pour réaliser vos présentations, l’un des problèmes majeurs dans les diaporamas revient à utiliser des polices de taille trop petite.

Impossible dès lors pour vos collaborateurs de comprendre quoi que ce soit au contenu de vos diapositives. Et le pire, c’est que les modèles par défaut de PowerPoint ne vous aident pas à soigner cette maladie.

Règle à respecter : utilisez une police de taille 24 minimum.

2. Employer un mauvais contraste

J’en parlais également dans l’article cité ci-dessus : si vous utilisez un mauvais contraste, vos collaborateurs seront incapables de discerner le texte de l’arrière-plan de votre diapositive. Par exemple, si vous utilisez un arrière-plan noir et que vous intégrez un titre de couleur gris foncé, le rendu sera illisible sur un écran de projection.

Règle à respecter : utiliser le principe du texte clair sur arrière-plan foncé, ou du texte foncé sur arrière-plan clair.

Et encore un conseil qui vaut pour ce point-ci et le point précédent : si possible, testez votre diaporama en condition réelle. Ou à tout le moins, lancez-le en mode présentateur sur votre ordinateur, reculez de 2-3 mètres et vérifiez que vos diapos soient parfaitement lisibles. Sinon, réalisez les adaptations nécessaires !

3. Intégrer une police de caractère personnalisée

Une manière de faire sortir votre présentation du lot consiste à utiliser une police de caractère originale et innovante. Si l’intention est tout à fait louable, elle n’est malheureusement pas sans poser un problème de force majeure.

En effet, en contexte organisationnel, les polices originales et qui sortent des sentiers battus ne sont bien souvent pas installées par défaut sur tous les ordinateurs. Résultat : vous vous retrouvez avec une présentation qui dégomme sur votre poste de travail, mais complètement inadaptée sur celui d’un de vos collègues.

Règle à respecter : en entreprise, utilisez des polices standards, ou assurez-vous que la police que vous souhaitez utiliser soit bien installée par défaut sur tous les ordinateurs de la boite.

4. Créer des fichiers trop volumineux

Tous les experts en communication vous le diront : utiliser des visuels dans vos présentations, c’est bien. C’est même fortement recommandé pour rendre vos diaporamas plus percutants et pour qu’ils aient un impact sur votre public.

Pourtant, à abuser des bonnes choses, vous risquez de vous retrouver avec des fichiers en surpoids total. Les photos passent encore (sauf si elles sont en haute définition), mais si vous vous mettez à intégrer des séquences vidéos ou audio, vous allez rire !

Surtout au moment d’envoyer votre présentation par e-mail ou de la faire transiter sur le réseau de votre entreprise.

Règle à respecter : évitez les modèles graphiques en haute résolution et le surplus de séquences vidéos, de façon à obtenir des fichiers relativement légers (quelques MB tout au plus).

5. Insérer trop de listes à puces

Autre grande maladie des présentations PowerPoint : les listes à puces !

Et le problème, c’est que les modèles par défaut du logiciel vous incitent à en rajouter des couches. J’en faisais part déjà dans l’article sur les 7 principes : les listes à puces conduisent trop souvent à rajouter du texte superflu et à alourdir visuellement vos diapositives.

Règle à respecter : n’utilisez les listes à puces qu’avec parcimonie, pour citer brièvement certaines caractéristiques (max. 1 ligne de texte).

6. Utiliser un thème par défaut

Si vous utilisez un thème par défaut, vous perdez alors toute opportunité de faire sortir votre entreprise du lot. Même si la qualité des thèmes s’est améliorée dans les dernières versions de PowerPoint, ils restent tout de même assez basiques.

Or, il est plus que probable que votre entreprise dispose déjà d’une charte graphique. Surtout si elle se situe dans la catégorie des moyennes ou des grandes entreprises.

Règle à respecter : utilisez des modèles de présentations qui respectent la charte graphique de votre entreprise.

7. Avoir un style peu cohérent tout au long de votre diaporama

Il est fréquent d’observer des variations de styles, parfois importantes, au sein d’un même diaporama. Alors que les arrière-plans restent les mêmes, on constate parfois des polices différentes sur les titres d’une diapo à l’autre, ou des couleurs peu adéquates…

Rien n’est plus perturbant pour la personne qui assiste à la présentation !

Règle à respecter : définissez une famille de polices et de couleurs pour vos titres, sous-titres et textes éventuels. Et tenez-vous à ce choix tout au long du diaporama.

8. Ne pas prévoir un modèle de diapositive vierge

Comme le précise Nancy Duarte dans son ouvrage Slide:ologie, il est bon d’avoir parfois une diapositive vierge au sein d’une présentation : pour amorcer une transition, pour introduire un espace de questions-réponses, pour laisser l’auditoire souffler 30 secondes avant de passer à la suite…

Or si on retrouve des modèles de diapositives pour toute une série de contextes (texte + image, texte + graphique, image seule…), il est rare d’avoir prévu un modèle de diapositive vierge qui reste cohérent par rapport aux autres diapos.

Règle à respecter : prévoyez un modèle de diapositive vierge qui se base sur la charte graphique définie en amont.

9. Oublier de prévoir une double version : arrière-plan clair / foncé

Au sein d’une organisation, vous serez amené à réaliser des présentations tantôt face à un groupe restreint (par ex. lors d’une réunion de travail), tantôt face à un auditoire plus conséquent (par ex. lors d’un événement en interne).

Le problème, c’est que, visuellement parlant, l’arrière-plan devrait nécessairement varier en fonction de l’un ou l’autre contexte. Et vous devriez donc prévoir le coup à l’avance, au moment de définir vos modèles de diaporamas.

Règle à respecter : pour les diaporamas flexibles – c’est-à-dire pouvant potentiellement être présentés dans des contextes différents – prévoyez une version avec arrière-plan clair (pour une présentation en petite salle) et une version avec arrière-plan foncé (pour une présentation en amphithéâtre).

Attention : n’oubliez pas la règle fondamentale de contraste pour vos textes !… 😉

10. Présenter le logo de votre entreprise sur chaque diapositive

Il s’agit aussi d’une maladie fréquemment rencontrée en entreprise : cette volonté (ou coutume) d’insérer le logo de la boite sur chacune des diapositives de la présentation. Comme si, 30 secondes après avoir présenté la première diapo, on avait tout d’un coup oublié que vous faisiez effectivement partie de cette organisation !

Visuellement, cela alourdit terriblement vos diapos, c’est tout à fait non nécessaire, ça vous fait perdre de la place à l’écran… bref que des inconvénients.

Règle à respecter : mettez votre logo sur la première et la dernière diapositive… point barre !

Et vous, quelles sont les erreurs que vous avez déjà commises en concevant vos diaporamas ? Comment avez-vous évité de les répéter ?

Je suis très curieux de lire votre opinion à ce sujet »

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Source :

Cet article est inspiré, parfois librement, de l’article original 10 Ways To Spot A Lame Corporate PowerPoint Template, écrit et publié par Brent Dykes sur son blog PowerPoint Ninja le 27/03/2012.

Pourquoi la règle des 10:20:30 ne vous sera d’aucune utilité pour préparer vos présentations et diaporamas

Au moment de concevoir vos présentations et diaporamas PowerPoint, vous vous êtes certainement un jour posé les 2 questions suivantes :

  • Combien de slides devrais-je insérer dans mon diaporama ?
  • Combien de temps devrait durer ma présentation ?

Pour répondre à ces questions, l’une des méthodes les plus fréquemment invoquées est la fameuse sacro-sainte règle des 10:20:30 formulée par Guy Kawasaki, célèbre auteur de L’Art de l’Enchantement.

Cette règle tient en 3 propositions simples et concrètes :

  1. Une présentation ne devrait contenir que maximum 10 diapositives,
  2. Elle ne devrait durer que 20 minutes,
  3. La taille des polices de caractère utilisées devrait être de 30 au minimum.

Oui, mais voilà : cette règle ne vous servira pourtant à rien pour préparer vos présentations de manière efficace. Nada, que dalle !

À cela vous me répondrez sans doute : « Enfin David, tu oses remettre en question Guy Kawasaki ? »

Et bien, oui. Parfaitement. Parce que malheureusement cette règle tarte à la crème est trop souvent utilisée à tort et à travers. Elle n’a donc quasiment aucun sens pour 90% des personnes amenées à réaliser des présentations !

Pourquoi la règle des 10:20:30 ne vous sera d’aucune utilité pour préparer vos présentations et diaporamas
Découvrez en quoi la sacro-sainte règle des 10:20:30 ne vous servira en rien dans la conception de vos présentations et diaporamas PowerPoint.

J’observe personnellement 3 raisons majeures pour lesquelles cette règle des 10:20:30 ne vous servira absolument à rien la majeure partie du temps :

1. Parce que de nombreux présentateurs utilisent bien plus que 10 diapositives

Si vous avez eu l’occasion d’assister à certaines des plus grandes conférences réalisées ces dernières années, vous constaterez aisément que le nombre de diapositives affichées durant la présentation dépasse allègrement les 10 diapositives.

Sur son blog Slide at Work, Nesma Houhou avait fait le compte il y a quelques temps lors d’une des dernières conférences Apple. Je n’ai pas réussi à remettre la main sur son article, ni à me souvenir du chiffre exact, mais elle avait comptabilisé un peu plus de 130 diapositives (si ma mémoire est bonne…).

Idem pour Garr Reynolds ou Nancy Duarte : même si leurs présentations ne durent jamais des heures, le nombre de diapositives qu’ils affichent dépasse toujours les 10.

2. Parce qu’une présentation dure souvent plus longtemps que 20 minutes

C’est le cas lors de chaque conférence Apple. Ca a été le cas lors de la présentation de l’offre Free Mobile en France par Xavier Niel. C’est le cas lors d’exposés académiques, de séminaires, de formation…

À part les conférences TED – dont c’est l’une des spécificités – vous ne trouverez que rarement une présentation qui ne dure pas plus de 20 minutes.

3. Parce que cette règle ne s’adresse ni au conférenciers ni aux formateurs

Au vu des 2 sections ci-dessus, vous me direz : « Mais pourquoi diantre Guy Kawasaki a-t-il formulé cette règle si communément admise ? »

La réponse est simple : cette règle n’a été formulée que pour un cas bien précis de présentation. En effet, la règle des 10:20:30 a pour but initial d’aider les entrepreneurs à structurer leur pitch, en fournissant un cadre pour présenter leur projet d’entreprise ou de startup à un panel d’investisseurs ou de business angels.

Cette règle n’a donc JAMAIS eu pour but de fournir un cadre aux conférenciers et aux formateurs.

Le problème, c’est que vu la notoriété de Guy Kawasaki, certains moutons ont cru bon de suivre ses propos, sans se poser la question de savoir s’il était réaliste de transposer cette règle dans un autre contexte !

Il n’existe aucune règle en matière de nombre idéal de diapositives !

Cette règle des 10:20:30 n’a donc de sens que pour les entrepreneurs qui ont besoin de présenter leur projet face à un panel d’investisseurs. Si vous êtes conférencier ou formateur, cette règle ne vous sera d’aucune utilité !

Et malheureusement, il n’existe aucune règle mathématique pour définir à votre place le nombre de diapos ou la durée idéale de votre présentation : tout dépendra du cadre, du contexte, des besoins et des attentes exprimés par votre audience.

Si vous souhaitez vous perfectionner dans l’art de réaliser des présentations percutantes, je vous invite à consulter ce blog. J’y publierai encore régulièrement des articles liés à cette thématique. En attendant les suivants, vous pouvez déjà (re)découvrir les articles précédents qui y sont consacrés :

Et vous, avez-vous déjà utilisé la règle des 10:20:30 pour préparer vos présentations ? Pensez-vous qu’elle soit inutile dans le cadre de formations et conférences ?

Répondez à ces questions en laissant un commentaire ci-dessous »

L’actualité pédagogique et du monde de la formation #17

Comme chaque semaine, retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Je vous propose de passer en revue les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de la formation, de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique au cours de cette semaine du 04/06/2012 :

L'actualité pédagogique et du monde de la formation #17
Retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Au menu : Serious Games, Cegos, Walt Disney, et bien d’autres !

Je vous invite également à (re)découvrir les articles publiés sur FormaVox cette semaine :

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4 ressources en vidéo pour vous aider à booster la qualité et l’efficacité de vos futures présentations

Cette semaine, j’ai partagé avec vous 2 articles sur la thématique des présentations multimédia. Le premier visait davantage à vous faire prendre conscience de faire évoluer votre manière de concevoir des diaporamas. Le second présentait 7 principes de base pour réaliser des présentations efficaces.

Objectif : vous aider à concevoir des présentations plus efficaces, plus percutantes et de meilleure qualité, afin de captiver votre public.

Pour terminer cette semaine en douceur, dans la joie et la bonne humeur, je vous invite à découvrir ci-dessous 4 vidéos mettant en scène des experts internationaux et reconnus dans le domaine de la communication.

Fous rires garantis dans la dernière !

Puissent-elles vous inspirer, et vous donner l’envie de vous y mettre à votre tour !… 🙂

[Vidéo] 4 ressources pour vous aider à booster la qualité et l’efficacité de vos futures présentations
Découvrez ces 4 vidéos pour vous aider à concevoir des présentations multimédia efficaces et de qualité, afin de captiver et motiver votre public.

Garr Reynolds : Présentation Zen, c’est quoi au juste ?

 

Marc Strong : Comment réaliser une présentation d’enfer

 

Nancy Duarte : 5 règles pour créer des présentations formidables

 

Don McMillan : Revenir à la vie après avoir subi des PowerPoint qui tuent

7 principes de base à respecter pour réussir vos présentations et captiver votre audience

Dans le cadre de vos études ou de formations professionnelles, vous êtes certainement déjà tombé sur une présentation du type Death By PowerPoint.

Ce genre de présentations est malheureusement tellement répandu que vous n’avez pas pu passer à côté. Peut-être réalisez-vous actuellement des présentations de ce type, croyant bien faire, étant donné que la majorité des présentateurs se basent sur cette approche.

Lundi dernier, j’avais abordé avec vous 3 raisons pour lesquelles ce genre de présentations n’a aucun sens, pour vous et vos apprenants.

J’aimerais à présent partager avec vous 7 principes de base, que je vous invite à appliquer, afin de concevoir des présentations plus efficaces, de meilleure qualité, pour mieux captiver votre public :

7 principes de base à respecter pour réussir vos présentations et captiver votre audience
Découvrez les 7 principes de base à respecter absolument pour réussir vos prochains diaporamas et présentations, et captiver votre audience.

1. Laissez votre ordinateur de côté pour commencer

« Nous ne savons pas d’où proviennent nos idées. En revanche, nous savons que nous ne les tirons pas de nos ordinateurs. »John Cleese, acteur britannique

La conception de présentations multimédia est avant tout un processus créatif. Et qui dit créativité dit ouverture d’esprit.

La plupart du temps, au moment de concevoir leurs diaporamas, les personnes se réfugient sur leur logiciel de création de présentations (PowerPoint, Keynote…).

Le problème, c’est que les modèles fournis par ces logiciels sont très souvent mal conçus et réducteurs.

Conseil : allez faire une ballade en forêt – en espérant que la météo soit en votre faveur – et prenez avec vous un cahier de notes et un bic. Laissez venir les idées dans le désordre (histoires, type d’images et illustrations, phrases et mots-clés…).

Si vous êtes familier avec le concept, la technique du mindmapping pourra vous être d’une aide précieuse.

2. Créez vos diaporamas pour votre public, et non pour vous-même

Il s’agit ici de réfléchir en parallèle au fonds et à la forme de votre présentation.

Par le fonds, j’entends : éviter d’utiliser de manière abusive votre jargon professionnel ou des mots trop compliqués. Par la forme, je pense notamment à la lisibilité des polices de caractère, leurs tailles, les contrastes avec l’arrière-plan…

Par exemple, si vous vous initiez à l’art de réaliser des présentations innovantes, mieux vaut commencer par utiliser des polices qui ont fait leurs preuves (Arial, Helvetica, Garamond, Futura…). Petit à petit, avec l’expérience et les retours, vous testerez des polices plus exotiques.

Niveau taille des caractères, privilégiez une taille de minimum 24. Et pour le contraste, veillez à utiliser un texte foncé sur un fonds clair (par ex. texte noir sur fonds blanc) ou un texte clair sur un fonds foncé (par ex. texte blanc sur fonds noir).

Ce n’est pas plus compliqué que ça pour commencer !… 😉

Et si vous tenez absolument à être sûr que vos diapos soient lisibles pour votre audience, faites le test en live : jouez votre diaporama en mode présentation, reculez de 2-3 mètres derrière votre écran, et appréciez !

 

3. Laissez tomber les listes à puces

Ou en tout cas, utilisez-les uniquement lors de certaines occasions ponctuelles bien déterminées. Mais surtout, évitez de charger chaque diapo avec des séries interminables de listes à puce.

Les listes à puces sont utiles pour décrire brièvement un processus ou certaines caractéristiques. Elles sont par contre à bannir pour décrire un objet, présenter un produit, raconter une histoire, faire passer une émotion.

Le problème, avec les listes, c’est qu’on finit rapidement par se retrouver avec des blocs de texte de 3 lignes (voire plus) complètement illisibles. Si vous devez utilisez des listes à puces, faites-le avec parcimonie et limitez chaque puce à une ligne, histoire d’aller à l’essentiel !

 

4. Privilégiez les éléments visuels

Contrairement aux idées véhiculées par le mouvement Death By PowerPoint, je suis convaincu que les diaporamas ont toute leur place pour accompagner une présentation… pour autant qu’ils servent à quelque chose.

Si vous utilisez vos diapos juste pour retaper le texte que vous allez présenter oralement, arrêtez tout de suite. Vous allez perdre votre temps et faire perdre le temps de votre audience !

Priviliégiez au maximum des éléments visuels et graphiques : images, illustrations, photos, diagrammes, schémas, animations, vidéos… en vous assurant qu’elles aient du sens et soient en lien avec votre contenu !

 

5. Adoptez la zen attitude, et évitez la surcharge

J’aime beaucoup la philosophie adoptée par Garr Reynolds pour concevoir des présentations multimédia. Son concept se nomme : Présentation Zen. Il s’inspire des arts zen et de certains éléments de la culture japonaise pour réaliser des diaporamas vraiment hors du commun, tant sur le fonds que sur la forme.

Ce qui caractérise principalement ce concept, c’est le fait d’aller à l’essentiel : privilégier des mots-clés percutants, utiliser chaque diapo pour ne diffuser qu’une seule idée principale… ce qui permet d’éviter le phénomène de surcharge cognitive et favoriser l’assimilation digeste des infos par le public.

J’essaie de m’en inspirer autant que possible, et je vous invite à faire de même. Vous verrez que vous arriverez non seulement à créer des diaporamas plus beaux, et aussi plus efficaces et plus percutants pour votre audience.

6. Préparez-vous… et répétez (mais pas trop)

Contrairement à certaines idées reçues, improviser risque de signifier votre arrêt de mort. À moins que vous n’ayez des années d’expérience et des talents d’orateur hors pair, abstenez-vous d’improviser. Vous éviterez ainsi de vous suicider en public !

Je ne dis pas que c’est la seule sur Terre, mais à ce jour, je ne connais qu’une personne capable d’improviser une intervention professionnelle de 15min devant 500 personnes, et ce 5 minutes seulement avant de monter sur scène.

Donc, à moins que vous ne fassiez partie de ces privilégiés qui ont reçu le don d’orateur à la naissance, préparez vos interventions : préparez votre plan (éventuellement sous forme de mindmap) et passez le en revue la veille et le jour J. Attention à ne pas non plus vous sur-préparer afin de rester naturel face à votre audience.

Si possible, testez l’affichage de vos diapos directement sur place, pour être sûr de pouvoir faire de petites modifications de dernière minute, si nécessaire.

7. Maintenez l’attention de votre audience

Pour captiver votre audience et la garder focalisée comme un laser sur ce que vous racontez, vous aurez besoin de bien plus que de belles diapos et des talents d’orateur. Vous devrez créer de l’interactivité avec votre public.

Si vous comptez que la plupart des personnes commencent naturellement à décrocher à partir de 10 minutes, cela signifie que vous devrez, idéalement, prévoir un changement de modalité toutes les 5 minutes. Histoire d’être sûr de maintenir leur concentration.

Par exemple : raconter une histoire, présenter une vidéo, effectuer un sondage express, poser des questions, demander au public de prendre des notes, clarifier un concept… autant de techniques à utiliser pour favoriser cette proximité et cette interactivité avec votre audience.

Des outils concrets existent pour vous aider à ce niveau. Je pense notamment aux systèmes de vote électronique (capables d’afficher des infos en live dans votre diaporama) et aux jeux-cadres de Thiagi, dont certains sont particulièrement adaptés pour des conférences et animations dans le cadre d’événements.

Un art qui se construit avec le temps et l’expérience !

L’article d’aujourd’hui n’est pas exhaustif, que du contraire : il s’agit plus d’une mise en bouche pour vous sensibiliser à l’art de la Présentation Zen. Je vous encourage vivement à vous y intéresser de plus près !

J’avais déjà abordé mardi de la semaine passée les 10 principes de Mayer pour concevoir des environnements d’apprentissage multimédia. Même si ces principes ne sont pas destinés exclusivement aux présentations, ils pourront certainement vous aider dans la conception de vos diapos.

Je reviendrai bien sûr prochainement avec d’autres articles pour traiter cette thématique sur le blog. Si certains éléments vous freinent actuellement ou vous posent particulièrement problème, je vous invite à me les communiquer (soit via le formulaire de contact, soit en laissant un commentaire ci-dessous).

Voici ce que je vous invite à faire dès à présent :

1/ Si vous réalisez actuellement des présentations de type Death By PowerPoint, arrêtez tout de suite avant d’enterrer vos participants !

2/ Sur base des principes de Mayer et des principes énoncés dans cet article, commencez par simplifier et décharger au maximum vos diapos.

3/ Venez faire part de vos retours d’expérience en laissant un commentaire ci-dessous.

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Sources :

Duarte, N. (2010). Slide:ologie: L’art de réaliser des présentations efficaces. Paris: Pearson. [Commandez ce livre sur Amazon]

Mayer, R.E. (2008). Applying the Science of Learning: Evidence-Based Principles for the Design of Multimedia Instruction. American Psychologist, 63(8), 760-769.

Reynolds, G. (2012). Présentation Zen: Pour des présentations plus simples, claires et percutantes (2ème édition). Paris: Pearson. [Commandez ce livre sur Amazon]

En tant qu’apprenant, vous avez forcément vécu au moins une fois ce cauchemar pédagogique

Si vous êtes déjà passé sur les bancs de l’université, et même dans le cadre de formations professionnelles, vous vous êtes immanquablement retrouvé au moins une fois face à cette situation :

HORREUR et DAMNATION !

Ce genre de diaporamas complètement dégoûtants fait partie des phénomènes que l’on nomme Death By PowerPoint. Ce terme a été utilisé pour la première fois par Angela Garber pour titrer son article paru sur le site web Small Business Computing.

Le terme Death By PowerPoint fait référence à une mauvaise utilisation de logiciels de présentations (le plus connu étant PowerPoint de Microsoft) et la conception de diaporamas peu efficaces.

En ce qui me concerne, je garde de terribles souvenirs de l’université et de la grande majorité des profs de psycho : des tonnes et des tonnes de diapos, bourrées de textes – parfois illisibles – et contenant peu de visuels facilitant l’assimilation des infos.

Le plus paradoxal dans tout ça, c’est qu’en tant que chercheurs en psychologie, la majorité de ces profs ont forcément dû entendre parler des concepts de charge cognitive, de mémoire de travail, et d’attention !

Malheureusement, étant donné que la majorité des professionnels réalisent des diaporamas mortels – que ce soit à l’université ou dans votre entreprise – vous vous conditionnez, par mimétisme, à faire la même chose que cette majorité : parce que tous les autres le font, c’est qu’il s’agit sans doute de la bonne marche à suivre.

Cela a sans doute d’abord été le cas pour vos travaux et présentations d’étudiants. Ensuite dans le cadre de vos réunions d’équipe. Et enfin, éventuellement lors de présentations dans des séminaires ou conférences. À tel point que c’est devenu pour vous un automatisme. Et que de toute façon, puisque tout le monde le fait, c’est très bien comme ça…

Et bien, NON !

J’observe 3 raisons principales (et je ne suis pas le seul) pour lesquelles des diaporamas – tels que l’exemple en photo ci-dessus – sont complètement catastrophiques et inefficaces, en termes pédagogiques, pour votre audience :

En tant qu’apprenant, vous avez forcément vécu au moins une fois ce cauchemar pédagogique
Si vous êtes passé sur les bancs de l’université, et même dans le cadre de formations professionnelles, vous vous êtes déjà retrouvé face à cette situation !

1. Ils sont moches et peu agréables à regarder

C’est l’élément le plus basique, et le plus concret : ce genre de diaporama est tout simplement hideux et ne donne pas envie d’y prêter la moindre attention !

Pour reprendre l’exemple-photo présenté en début d’article : depuis le choix des couleurs, en passant par la typographie et les tailles de polices utilisées, rien n’est fait pour ouvrir l’appétit de l’audience.

Evidemment tout le monde ne s’appelle pas Garr Reynolds ou Nancy Duarte, et en même temps personne ne demande aux présentateurs de réaliser des prouesses en design : un peu de bon sens fera parfaitement l’affaire.

2. Ils suscitent l’ennui et le désintérêt

Le fait que des diapos soient moches va inévitablement entrainer un profond ennui et désintérêt de la part du public.

Il en va de même lorsque vous êtes face à une oeuvre d’art : si la peinture / sculpture vous plait, si vous en appréciez la forme, les couleurs et la texture, vous prendrez plus de plaisir et resterez plus longtemps à la contempler. À l’inverse, vous passerez votre chemin pour rechercher quelque chose de plus agréable à regarder.

Le processus est quasiment identique dans le cadre de présentations professionnelles : si vous ne prenez pas de plaisir à regarder la diapo, votre cerveau va directement aller jouer sur les centres de l’attention, et c’est là que nous arrivons au dernier point…

3. Ils provoquent une baisse de concentration, d’attention et de motivation

Une fois alerté par cette sensation de déplaisir, votre cerveau va influencer les centres de l’attention. D’autant plus que, dans l’exemple-photo que j’ai pris ici, la diapo est extrêmement mal conçue et beaucoup trop chargée en informations. Ce qui va certainement mener à une surcharge de la mémoire de travail.

Et c’est là que la descente aux enfers commence et que les premiers symptômes apparaissent : baillements, paupières lourdes, perte d’énergie… pour en arriver parfois carrément à l’endormissement et aux ronflements !

Je caricature un peu, mais c’est pour essayer de vous montrer à quel point cela peut être une torture : imaginez-vous pendant 2h d’affilée à subir ce genre de diaporamas désastreux, parfois combinés à un présentateur qui ne sait pas aligner 2 phrases. Vous n’aurez qu’une seule envie : que cela se termine au plus vite !

Mieux vaut encore ne pas utiliser du tout de diaporama !

Si vous utilisez actuellement ce genre de supports pédagogiques dans le cadre de vos formations, réunions ou conférences, alors par pitié : LAISSEZ TOMBER !

Il s’agit d’une question de vie ou de mort !… 😉

Sincèrement, mieux vaut encore pour vous – et surtout vos apprenants – que vous n’affichiez aucun diaporama. Ce sera bien plus efficace comme ça dans un premier temps.

Et prévoyez surtout de vous initier petit à petit à l’art de créer des présentations VRAIMENT efficaces et passionnantes pour votre audience ! À ce sujet, je vous fixe rendez-vous ce mercredi en début d’après-midi sur le blog. Je partagerai avec vous quelques principes et bonnes pratiques pour réussir vos prochaines présentations.

D’ici là, n’hésitez pas à partager dans les commentaires ce qui vous pose problème, ou ce que vous mettez en place pour concevoir des supports pédagogiques efficaces.

L’actualité pédagogique et du monde de la formation #16

Comme chaque semaine, retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Je vous propose de passer en revue les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de la formation, de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique au cours de cette semaine du 28/05/2012 :

L'actualité pédagogique et du monde de la formation #16
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[E-Book Gratuit] 140 conseils pour booster votre activité professionnelle

Il y a un mois, je répondais présent à l’appel de l’événement Échanges de compétences organisé par Yvon Cavelier, auteur du blog Copywriting-Pratique. Au total, le projet – qui a rassemblé des dizaines de blogueurs francophones – a permis de récolter 108 articles, répartis en 7 E-Books. Un travail titanesque et mené de main de maître !

Pour le coup, j’avais préparé un article compilant 5 conseils à appliquer pour réussir vos formations en ligne. Étant donné la grande variété d’articles partagés à l’occasion de cet événement inter-blogueurs, c’est finalement dans la catégorie Business que mon article a été retenu.

Je vous invite donc à télécharger gratuitement ci-dessous l’E-Book 140 conseils pour booster votre activité professionnelle à destination des entrepreneurs, blogueurs, vendeurs, écrivains et webmasters :

140 conseils pour booster votre activité professionnelle

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(Si le téléchargement ne démarre pas automatiquement, effectuez un clic droit sur le lien ci-dessus au moyen de votre souris, et cliquez sur l’option « Télécharger le fichier lié sous »)

Pour retrouver les E-Books des 6 autres thématiques, je vous invite à consulter l’article-bilan publié par Yvon.

Je vous souhaite de passionnantes découvertes et une excellente lecture !… 🙂