L’actualité pédagogique et du monde de la formation #22

Comme chaque semaine, retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Je vous propose de passer en revue les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de la formation, de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique au cours de cette semaine du 23/07/2012 :

L'actualité pédagogique et du monde de la formation #22
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Utilisez le modèle 70:20:10 pour favoriser une culture d’apprentissage au sein de votre entreprise

Mercredi dernier, je partageais avec vous le modèle 70:20:10 et comment vous pourriez l’utiliser pour optimiser la préparation de vos présentations.

J’aimerais aujourd’hui vous montrer une vidéo qui explique en quoi consiste le modèle 70:20:10 appliqué dans le cadre de la formation en entreprise.

Cette vidéo a été réalisée par Charles Jennings, l’un des piliers du modèle. Dans cette vidéo, il nous montre que :

  • L’apprentissage structuré, tel qu’il est mis en oeuvre dans la majorité des organisations, est inflexible et ne correspond plus aux besoins et attentes réels des collaborateurs.
  • Les apprenants retiennent moins de 50% des informations au bout d’une demi-heure de formation, à moins qu’une mise en pratique soit directement implémentée (ce qui est rarement le cas, soit dit en passant).
  • La formation en entreprise traditionnelle a un coût financier et en temps non négligeable, qu’il devient de plus en plus difficile à gérer et à appréhender.

Pour venir à bout de cette situation, Charles Jennings propose d’implémenter le modèle 70:20:10 pour instaurer une culture d’apprentissage au sein des organisations.

Utilisez le modèle 70:20:10 pour favoriser une culture d'apprentissage au sein de votre entreprise
Découvrez comment le modèle 70:20:10 pourrait être implémenté dans votre entreprise pour favoriser l’apprentissage de vos collaborateurs.

Ce modèle part du principe que :

  • 70% des apprentissages sont effectués grâce à l’expérience directe des collaborateurs,
  • 20% des apprentissages prennent place durant les échanges et feedbacks entre eux,
  • 10% des apprentissages sont effectivement réalisés en contexte de formation formelle.

Soit près de 90% des apprentissages qui seraient purement informels !

De quoi remettre en question la manière dont nous organisons la formation en entreprise ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec l’émergence de la Génération Y et du développement rapide de l’apprentissage mobile, ce modèle a de quoi nous faire réfléchir quant à l’avenir de l’apprentissage au sein des organisations…

Je vous laisse découvrir la vidéo ci-dessous :

[youtube]http://youtu.be/t6WX11iqmg0[/youtube]

Comment préparer vos présentations de manière simple et efficace : le modèle 70:20:10

Au moment de commencer à préparer une présentation, la plupart d’entre-nous rentrons instinctivement dans un schéma de ce type :

  • On allume l’ordinateur,
  • On ouvre PowerPoint,
  • On choisit un modèle de présentation qui a l’air plutôt sympa,
  • On commence à chipoter aux couleurs, aux polices de caractère, à l’arrière-plan…

Pour finalement tenter de développer à l’arrache le contenu de notre présentation, en espérant recevoir une injonction du Saint-Esprit !

Et bardaf, c’est l’embardée !

D’une part on se retrouve à créer une présentation pourrie de chez pourrie, d’autre part on perd une quantité effroyable de temps et d’énergie à essayer de rattraper le coup en ne daignant pas lâcher notre ordinateur.

Alors qu’il serait tellement plus simple et efficace de commencer par le commencement, step by step !… 😉

S’il n’existe pas de modèle type afin de définir le temps nécessaire pour préparer une présentation, il existe en revanche un modèle pour vous aider à répartir le temps nécessaire à sa conception.

Il s’agit du modèle 70:20:10 mis au point par Michael Lombardo et Robert Eichinger. Ce modèle stipule que :

  • 70% de l’apprentissage au sein d’une entreprise se fait grâce à l’expérience directe,
  • 20% de l’apprentissage provient du feedback et des interactions entre collaborateurs,
  • 10% de l’apprentissage est réalisé grâce à une action de formation formelle.

Ce modèle a été utilisé par la suite comme modèle de management par des entreprises telles que Google.

Si on regarde du côté des experts en communication – comme Nancy Duarte – on constate qu’ils préconisent, à raison, de mettre l’accent en priorité sur la préparation et la structuration du message, avant de se précipiter tête baissée sur PowerPoint.

Je vous propose donc de vous inspirer du modèle 70:20:10 et de l’adapter pour organiser votre phase de préparation comme suit :

Comment préparer vos présentations de manière simple et efficace : le modèle 70:20:10
Découvrez le modèle 70:20:10 pour optimiser la préparation de vos prochaines présentations de manière simple et efficace.

Consacrez 70% de votre temps à PRÉPARER votre message

Le plus important dans une présentation ne provient pas des diapositives en elles-mêmes : il provient de la qualité et de l’efficacité par lesquelles votre message est communiqué et compris par votre public.

Plutôt que de passer votre temps à chipoter aux options de PowerPoint, concentrez-vous sur la préparation et la structuration de votre message.

Il s’agit de la phase la plus longue car vous devrez récolter un maximum d’informations sur le sujet de votre présentation, puis sélectionner les infos les plus pertinentes et les structurer de manière logique et cohérente.

C’est également durant cette phase de préparation que vous aurez intérêt à construire un storyboard, afin d’élaborer une ébauche de vos supports visuels.

Consacrez 20% de votre temps à CONCEVOIR vos diapositives

Une fois le contenu de votre message structuré et votre storyboard en main, le gros de l’étape de préparation est réalisé. Il vous faudra maintenant retranscrire votre storyboard dans votre logiciel de présentation.

Le temps nécessaire à la conception des dias peut être relativement important, en fonction de la complexité du design imaginé.

Et même si, globalement, vos visuels auront été pensés dans la phase précédente, agencer tous les éléments sous PowerPoint peut parfois prendre un temps non négligeable.

Consacrez 10% de votre temps à RÉPÉTER votre présentation

Enfin, une fois le message structuré et vos dias réalisées, c’est le moment ou jamais de tester si le tout s’enchaine de manière fluide et cohérente, tant sur le plan du contenu que de la forme. C’est une étape à ne pas sous-estimer.

En même temps, je vous conseille de ne pas non plus y consacrer trop d’énergie, afin de rester naturel le jour J et ne pas donner l’impression à votre public de n’être qu’un robot !

Certains experts seront peut-être en désaccord avec moi sur ce point. Mais personnellement, je n’aime pas les présentations sur-préparées où tous les éléments ont été calculés à la virgule près.

C’était le cas, par exemple, lors de la dernière conférence Microsoft consacrée à leur tablette Surface. Certes c’était très pro, mais j’ai souvent eu l’impression de voir des présentateurs en pilote automatique, qui débitaient leur discours appris par coeur. Et, en ce qui me concerne, ça me dérange beaucoup et je n’aime pas !

En résumé…

  • 70% de la préparation de votre présentation devrait être consacrée à construire un message efficace et de qualité,
  • 20% de la préparation de votre présentation devrait être consacrée à la conception du design de votre diaporama,
  • 10% de la préparation de votre présentation devrait être consacrée à tester et répéter votre discours (sans toutefois donner l’impression de l’avoir sur-préparé).

Vous allez bientôt animer une présentation ou une conférence ? Adoptez la SLIDE attitude !

Lorsqu’on se retrouve pour la première fois en piste pour présenter et animer une conférence, nous sommes quasiment tous victimes des symptômes suivants : le corps en nage, les jambes qui tremblent, les mains qui ne savent pas où se mettre…

Cela s’appelle avoir le trac, et il s’agit d’un phénomène tout ce qu’il y a de plus normal : rares sont les personnes à disposer d’un talent inné pour s’exprimer devant un public, parfois nombreux.

Pourtant, si vous souhaitez passer dans la catégorie des pros, il vous sera inévitablement nécessaire un jour ou l’autre de développer vos compétences et attitudes de présentateur.

Pour introduire cette nouvelle série d’articles consacrés à l’art de réaliser des présentations efficaces et cohérentes, je vous propose de découvrir ci-dessous les 5 éléments qui composent ce que j’appelle la SLIDE attitude, et qui vous aideront à créer des présentations vraiment percutantes !

Rassurez-vous si vous constatez encore des faiblesses, c’est tout-à-fait normal : il faut bien souvent des années d’expérience pour réussir à vaincre les défis de la présentation et de la prise de parole en public. Il s’agit d’un apprentissage continu, qui demande énormément d’implication !

Vous allez bientôt animer une présentation ou une conférence ? Adoptez la SLIDE attitude !
Adoptez la SLIDE attitude la prochaine fois que vous serez amené à animer une présentation ou une conférence.

S pour Sérénité

Que ce soit durant la phase de préparation ou carrément dans le feu de l’action le jour-même, vous devrez développer un état d’esprit serein pour passer maître dans l’art d’animer une présentation. Cela passe notamment par des exercices de relaxation et de répétition.

Je sais qu’il est parfois difficile de répéter sa présentation, mais je peux vous garantir que votre sentiment de bien-être et de confiance en vous sera décuplé si vous l’avez répété ne fut-ce qu’une fois la veille de l’événement.

L pour Lâcher-prise

Quand vous entamerez la phase de préparation de votre présentation, vous allez être confronté à une avalanche d’idées. Si du moins vous avez utilisé les bonnes techniques et méthodes 😉

Le problème, c’est que face à toutes ces idées, vous risquez de saturer à force de tenter d’agencer les éléments entre eux. C’est une phase qui peut ressembler à un vrai casse-tête et s’avérer parfois frustrante.

Si vous percevez le moindre signe d’énervement, faites un break : laissez tout tomber et sortez faire un tour. Vous y reviendrez plus tard. En lâchant prise, le problème se débloquera de lui-même, au moment où votre état d’esprit sera plus zen.

I pour Imagination

Pour réaliser une présentation percutante qui ait réellement un impact sur votre public, vous devrez faire preuve d’imagination et de créativité.

Je sais que cela peut ressembler à une injonction paradoxale. Et pourtant, si vous ne développez pas votre créativité, vous risquez de tomber dans un schéma de présentation chiante classique qui ne suscitera pas l’intérêt de votre public.

Beaucoup d’entre-nous s’imaginent qu’ils ne sont pas créatifs, ou que la créativité n’est bonne que pour les artistes.

Si ça peut vous rassurer, j’avais exactement la même crainte au moment où j’ai débuté ce blog : comment vais-je arriver à trouver des idées pour rédiger des articles toutes les semaines ? Et j’ai fini par y arriver sans trop de mal en utilisant les bonnes méthodes et techniques.

Et pour réaliser des présentations, il existe également des outils ad hoc qui vont vous faciliter la vie 😉

D pour Don de soi

Pour moi, réaliser une présentation s’apparente à une certaine forme de consécration. Tout en restant modeste, bien entendu !

En effet, votre public a soit payé, soit été invité pour écouter ce que vous avez à dire… ce qui signifie, à priori, que votre sujet doit intéresser une certaine tranche de la population.

Durant la phase de préparation, ainsi que le jour J, n’hésitez donc pas à donner tout ce que vous avez à votre audience. De sorte qu’elle se souvienne de vous et du message que vous lui avez communiqué.

E pour Enthousiasme

Enfin, last but not least, une présentation ou une conférence ne saurait être réussie si le présentateur ne fait pas preuve d’enthousiasme.

Pour cela, pas de technique miracle : soit vous êtes passionné par votre sujet, soit vous ne l’êtes pas… et dans ce cas, mieux vaut éviter d’assurer la présentation et commencer à réfléchir sérieusement au sens que vous souhaitez (re)donner à votre vie 😉

Mais ça, personne ne pourra le faire à votre place !

Et vous, quelle attitude conseilleriez-vous à quelqu’un qui se lance dans l’animation de conférences ?

J’aimerais beaucoup connaître votre avis sur cette question »

L’actualité pédagogique et du monde de la formation #21

Comme chaque semaine, retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Je vous propose de passer en revue les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de la formation, de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique au cours de cette semaine du 16/07/2012 :

L'actualité pédagogique et du monde de la formation #21
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Les 3 livres qui ont radicalement changé ma pratique et ma vision de la formation en entreprise

Lorsque j’ai commencé à animer mes premières formations, j’avais 19 ans. Je venais à peine d’entamer mes études supérieures, et je n’avais aucune expérience en tant que formateur. Cela ne m’a toutefois pas empêché de me lancer, et d’y prendre énormément de plaisir.

Puis, avec le temps, je me suis rendu compte que pour progresser et me perfectionner, il devenait indispensable que je me forme moi-même. J’ai ainsi suivi plusieurs parcours de formation de formateur et d’animateur, afin de développer mes compétences pédagogiques.

Si vous aussi vous comptez vous lancer comme formateur, je vous recommande de suivre cette voie.

À côté de cela, je vous invite également à développer vos compétences en lisant des ouvrages spécialisés sur le sujet. À l’ère de l’information, la quantité de livres disponibles sur les méthodes pédagogiques et l’apprentissage est assez incroyable. Et en plus bon marché !

Dans le cadre de la Croisée des Blogs de ce mois et de l’événement inter-blogueurs organisé par le blog Des Livres pour Change de Vie, je vous propose de découvrir ci-dessous les 3 livres qui ont contribué à changer ma vision de la formation et à faire évoluer ma propre pratique de formateur :

Les 3 livres qui ont radicalement changé ma pratique et ma vision de la formation en entreprise
Découvrez les 3 livres exceptionnels qui ont changé de manière radicale ma pratique et ma vision de la formation en entreprise.

1. Présentation Zen : pour des présentations plus simples, claires et percutantes (Garr Reynolds)

J’étais encore à l’université lorsque j’ai assisté à mes premiers cours, durant lesquels les enseignants utilisaient des supports de présentation. Et dès le début, j’ai senti que quelque chose clochait : comment les profs pouvaient-ils espérer que leurs étudiants comprennent quelque chose à des diapositives aussi foireuses ?

La plupart des supports utilisés cumulaient parfois toutes les erreurs les plus flagrantes en matières de conception de supports multimédia : trop de textes, trop de listes à puces, manque de visuels cohérents, manque total de prise en compte des règles fondamentales de design

Le même phénomène s’est reproduit lorsque nous devions, en tant qu’étudiants, réaliser des présentations en groupes. Et, instinctivement, je me sentais dans l’obligation de faire quelque chose de différent !

C’est quelques mois après ma sortie de l’université que j’ai découvert l’ouvrage « Présentation Zen » de Garr Reynolds. Et je peux vous dire que ce livre m’a boosté à plusieurs niveaux :

  • Il m’a permis de confirmer ce que mon bon sens me faisait déjà sentir : le fait que la plupart des personnes amenées à réaliser des présentations utilisent mal les outils à leur disposition.
  • Il m’a mis sur la voie en matière de design et de communication visuelle : avec des règles simples et efficaces, j’ai pu concevoir des supports multimédia de meilleure qualité et réellement efficaces pour faire passer un message.

Ce que j’ai particulièrement aimé à propos de ce livre :

  • La manière dont Garr Reynolds aborde la thématique des présentations : en faisant référence à la culture japonaise et aux arts zen, Garr Reynolds crée nombre de métaphores pour clarifier son propos. Ce qui le rend aisément compréhensible et très facile à lire.
  • Ce livre est tout bonnement magnifique : illustré de manière exemplaire à l’aide de photos et d’exemples concrets de diapositives (modèles avant vs. après), c’est un véritable plaisir pour les yeux et pour l’intellect.

Ce que j’ai moins aimé :

  • Un manque d’outils et d’une méthodologie concrète, dans la première édition du livre en tout cas. Étant donné que la seconde édition est parue récemment, et que je n’ai pas encore eu l’occasion de la lire, je préfère ne pas trop m’avancer à ce sujet.

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2. La vérité sur ce qui nous motive : tout ce qu’il faut savoir pour transformer sa vie et aller de l’avant (Daniel Pink)

Dès le moment où j’ai mis les pieds dans le monde de la formation, une problématique récurrente est apparue : comment motiver les apprenants, et surtout faire en sorte qu’ils le restent tout au long du parcours ?

Vaste question, qui fait de plus en plus de bruit dans le milieu au vu des évolutions actuelles de la société : intégration de la Génération Y dans les entreprises, augmentation de la demande pour les formations en ligne, boom des smartphones et tablettes, développement des réseaux sociaux

Un contexte dans lequel il devient de plus en plus difficile de donner du sens à une action de formation, et dans lequel les apprenants se lassent très vite du contenu, et surtout de la manière dont ce contenu leur est transféré.

Parmi les ouvrages qui traitent de la motivation, le livre « La vérité sur ce qui nous motive » de Daniel Pink est certainement celui qui est le mieux rédigé, le plus simple à comprendre et le mieux synthétisé.

Sur base des recherches menées en sciences sociales, Dan Pink nous amène à constater que le modèle de motivation que nous utilisons actuellement dans le monde de l’entreprise et de l’éducation est devenu obsolète !

En effet, alors que les entreprises et les systèmes d’éducation fonctionnent encore sur le modèle de la carotte et du bâton, la recherche montre que ce mode de fonctionnement devient de plus en plus inefficace et contre-productif.

3 éléments sont essentiels pour décrire un nouveau modèle de motivation pour les individus du 21ème siècle :

  1. L’autonomie, ou le fait que les individus aient le sentiment et le désir de diriger eux-mêmes leur propre vie,
  2. La maîtrise, ou le besoin pour les individus de s’impliquer et de se spécialiser dans un domaine en vue de développer leur expertise,
  3. La finalité, ou la nécessité pour les individus de (re)donner un sens à leur action, à leur vie.

Ce que j’ai particulièrement aimé à propos de ce livre :

  • Un travail de compilation remarquablement orchestré par Dan Pink : plus de 50 ans de recherches en sciences sociales se retrouvent ainsi synthétisées en moins de 250 pages.
  • Un ton direct, clair et précis, qui va droit au but, sans pour autant sombrer dans le simplisme. Les exemples sont expliqués avec beaucoup de pédagogie, ce qui en fait, à mon goût, le livre le plus limpide que j’ai lu sur ce sujet.
  • Une dernière partie consacrée à des actions concrètes pour mettre les développements théoriques du livre en pratique, principalement dans le milieu des entreprises.

Ce que j’ai moins aimé :

  • Si le monde de l’entreprise est parfaitement représenté dans l’ouvrage, j’ai trouvé dommage que Dan Pink fasse si peu mention du monde de l’éducation, et de facto à la formation.

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3. Modèles de jeux de formation : les jeux-cadres de Thiagi (Bruno Hourst, Sivasailam Thiagarajan)

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je développe une aversion de plus en plus poussée vis-à-vis de ces formations durant lesquelles le formateur passe plus des 3/4 du temps à nous balancer des diaporamas les uns à la suite des autres (souvent mal faits, de surcroit !).

Résultat des courses : c’est la sieste assurée au bout de 2 heures !

Laissez-moi vous dire une chose : le temps des formations barbantes, où les participants restent cloitrés dans un rôle purement passif, est terminé. Plus personne n’en veut. Pourquoi ? Parce que c’est tout bonnement inefficace !

Dès le départ, j’ai voulu ancrer ma pratique dans le mouvement des pédagogies interactives et participatives. Je ne me voyais ainsi pas comme un prof omniscient, mais plutôt comme un facilitateur d’apprentissage : comprenez par là un mouvement dans lequel ce serait aux apprenants de construire eux-mêmes leurs propres connaissances et compétences.

Le jeu est un outil souvent utilisé pour renforcer cette dynamique active. Seulement, le problème des jeux, c’est qu’il faut souvent concevoir soi-même les règles, créer les accessoires… et qu’en plus il faut changer de jeu à chaque fois que change le contexte de la formation.

J’ai récemment découvert un concept de jeux de formation qui vaut le détour : il s’agit des jeux-cadres de Thiagi. Ce sont des jeux prêts-à-former, dont les règles sont déjà écrites, et qui ont été conçus pour servir de contenant, quel que soit le contexte ou la thématique à aborder.

Sivasailam Thiagarajan (alias Thiagi) et Bruno Hourst ont compilé des dizaines de jeux, avec leurs règles, leurs structures, et leurs variantes, dans un livre complet et qui plaira à bon nombre de formateurs : « Modèles de jeux de formation : les jeux-cadres de Thiagi ».

Ce que j’ai particulièrement aimé à propos de ce livre :

  • Le nombre de jeux expliqués dans ce livre est hallucinant. Et tout s’y retrouve en détails, avec des exemples concrets : les règles, la durée des phases, les nombres minimum et maximum de participants… Une vraie bible à consulter au moment de concevoir vos activités pédagogiques.
  • Chaque jeu contient plusieurs variantes, en fonction du fait que la durée de votre animation soit plus longue ou plus courte, que vous ayez plus ou moins de participants… bref presque tous les cas de figures sont passés en revue pour minimiser l’improvisation au moment de l’animation.
  • La dernière section présente quelques conseils utiles pour améliorer son style d’animation. J’aime beaucoup l’aspect très concret et terre-à-terre insufflé par les auteurs.

Ce que j’ai moins aimé :

  • Autant le contenu du livre est très concret, avec des exemples détaillés, autant il manque cette petite touche visuelle (dessins, schémas…) qui permettrait de le rendre vraiment exceptionnel pour le lecteur.

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Et vous, quels sont les livres qui vous ont inspiré ? Quels sont ceux qui ont fait évoluer votre pratique de formateur ?

Partagez vos expériences de lecture en laissant un commentaire ci-dessous »

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Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les 3 livres qui ont changé ma vie” organisé par le blog Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous avez aimé cet article, je vous remercie de cliquer sur ce lien : j’ai aimé cet article !

Les 3 facteurs à prendre en compte pour réussir votre Serious Game : les 3 O ou le tryptique du gameplay

Suite aux articles publiés la semaine passée, je suis certain que vous êtes à présent convaincu de l’utilité et de la nécessité de passer aux Serious Games pour vos formations 😉

Et même s’il est important de respecter des règles pour faire de votre Serious Game un succès, quelques éléments complémentaires sont à prendre en compte, spécifiques au jeu vidéo. Notamment le gameplay !

Selon Wikipedia, le gameplay d’un jeu vidéo regroupe « les règles du jeu,… la fluidité de ces règles une fois appliquées à l’environnement du jeu, et également la manière dont le joueur peut jouer, les possibilités offertes par l’environnement… »

Plus spécifiquement, 3 éléments sont nécessaires au gameplay d’un jeu pour arriver à engager les joueurs (et donc les apprenants dans le cadre d’un Serious Game) : il s’agit du tryptique du gameplay, connu également sous l’appellation des 3 O.

Je vous invite à le découvrir ci-dessous :

Les 3 facteurs à prendre en compte pour réussir votre Serious Game : les 3 O ou le tryptique du gameplay
Objectifs, Obstacles et Outils : Découvrez le tryptique du gameplay, ou les 3 facteurs de réussite à prendre en compte au moment de réaliser votre Serious Game.

1. Les joueurs ont besoin qu’on leur fixe des OBJECTIFS

Pour réussir à impliquer le joueur, le jeu doit se présenter comme une activité – ou une succession d’activités – sous forme de défis. Ce qui amènera naturellement les joueurs à se fixer des buts et objectifs pour continuer à jouer et progresser dans le jeu.

De plus, la majorité des jeux proposent une progression sous forme de niveaux. Ces niveaux sont généralement organisés par paliers de difficulté progressifs. Ainsi, le joueur qui arrive à la fin du niveau 1 obtient un score/résultat, et passe au niveau 2, et ainsi de suite…

C’est le cas par exemple de World of Warcraft : pour passer de niveaux en niveaux, votre personnage doit accumuler de l’expérience en réalisant une série de quêtes, de plus en plus difficiles, et développer de nouvelles compétences afin d’accéder aux contenus de niveaux supérieurs.

2. Les joueurs ont besoin de faire face à des OBSTACLES

Si les joueurs devaient se contenter de se balader dans l’environnement du jeu en sifflant et en réalisant quelques quêtes, leur vie manquerait cruellement de piquant !

Ainsi, un jeu efficace et engageant inclura dans la majorité des cas de nombreux obstacles qui viendront se mettre en travers du chemin du joueur. Je pense ici notamment à des quêtes et épreuves spéciales, ainsi que les boss de fin de niveaux, plus difficiles et nécessitant des techniques plus recherchées de la part du joueur pour arriver à ses fins.

Certains d’entre-vous se souviendront ainsi probablement du jeu vidéo Sonic, et de ses rencontres successives, à la fin de chaque niveau, avec le Dr. Robotnik. À chaque victoire sur celui-ci, le hérisson gagnait un nombre de points conséquents et pouvait passer au niveau supérieur.

3. Les joueurs ont besoin de manipuler des OUTILS

Pour rester plongés dans le jeu et captivés par celui-ci, les joueurs ont non seulement besoin de challenges et de piquant, mais aussi de pouvoir interagir directement avec l’environnement virtuel.

Ces interactions peuvent prendre plusieurs formes :

  • dialoguer avec d’autres personnages du jeu,
  • manipuler des outils pour débloquer des bonus spéciaux,
  • utiliser certains types d’armes pour réussir un combat,
  • développer des super-pouvoirs afin de faire face aux ennemi,

Il s’agit en fait de toutes les compétences que le joueur devra développer, de tous les outils qu’il devra apprendre à maitriser pour faire face aux obstacles qui se présentent à lui pendant la partie.

Pour reprendre l’exemple de World of Warcraft, il s’agit notamment de l’apprentissage de nouveaux sorts et techniques pour permettre à votre personnage de devenir plus puissant, plus rapide…

Les 3 O : 3 facteurs à respecter pour réussir votre Serious Game !

Pour faire de votre Serious Game un succès, vous devrez évidemment réfléchir aux aspects pédagogiques… tout en tenant compte des aspects ludiques. Vous ne pourrez pas faire l’un sans l’autre, c’est inévitable.

Au moment de concevoir l’arbre de scénario de votre jeu, gardez donc en tête ces 3 O : objectifs, obstacles et outils. Ce sont les 3 éléments essentiels qui caractérisent un jeu vidéo, et sans lesquels votre Serious Game risquerait sérieusement de tomber à plat !

À vous de jouer !… 😉

L’actualité pédagogique et du monde de la formation #20

Comme chaque semaine, retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Je vous propose de passer en revue les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de la formation, de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique au cours de cette semaine du 02/07/2012 :

L'actualité pédagogique et du monde de la formation #20
Retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Au menu : Google I/O, Gamification, Blended Learning, et bien d’autres !

Je vous invite également à (re)découvrir les articles publiés sur FormaVox cette semaine :

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[Infographie] En quoi la gamification pourrait bien révolutionner l’apprentissage et le monde de l’éducation

Pour terminer en douceur cette semaine consacrée aux Serious Games – et avant de remettre le couvert à ce sujet la semaine prochaine – j’aimerais partager avec vous quelques statistiques concernant la gamification de l’éducation.

Comprenez par là le fait de rendre l’apprentissage plus ludique et d’intégrer le jeu (présentiel ou en ligne) dans les dispositifs pédagogiques. En anglais, il s’agit d’une approche que l’on nomme Game-Based Learning (GBL).

Suite au rapport Moving Learning Games Forward: Obstacles, Opportunites & Openness publié en 2009 par le MIT, voici les principaux éléments que je retiens :

  • 28 millions de joueurs aux USA récoltent leurs moissons chaque jour dans FarmVille,
  • 5 millions d’américains passent en moyenne 45 heures par semaine à jouer,
  • À l’échelle mondiale, nous passons près de 3 milliards d’heures par semaine à jouer aux jeux vidéos,
  • Et parallèlement à ces chiffres excitants, près de 1,2 millions d’étudiants n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires aux USA… chaque année !

De là à dire que l’apprentissage ludique – et par extension les Serious Games – pourraient solutionner le problème, il y a un pas que je ne franchirai pas. Parce que beaucoup trop d’autres facteurs internes et externes à l’apprenant entrent en ligne de compte.

Je suis par compte intimement convaincu que le jeu, en tant qu’outil faisant partie de l’ensemble du dispositif pédagogique, peut se révéler un levier puissant pour booster l’engagement en formation et favoriser l’apprentissage des participants.

Sur ce, je vous invite à découvrir l’infographie au complet ci-dessous… et à passer une excellente fin de semaine !… 🙂

[Infographie] En quoi la gamification pourrait bien révolutionner l’apprentissage et le monde de l’éducation

7+1 clés de succès pour opérationnaliser un projet de Serious Game au sein de votre entreprise

Dans l’article 3 raisons pour lesquelles vous devriez envisager de passer aux Serious Games, je pointais notamment le fait que :

  • Le jeu est le facteur principal d’engagement pour les apprenants en formation,
  • Le jeu permet de prendre du recul par rapport à la réalité,
  • Le jeu prend une place de plus en plus importante dans notre société.

Toutefois, si le jeu constitue un excellent outil, il est important de bien réfléchir en amont aux usages qui pourraient en être fait. Comme le dit si bien Marcel Lebrun, technopédagogue et professeur à l’UCL : « Il n’y a pas de bon ou de mauvais outils, il y a seulement de bons et mauvais usages ! »

Je vous invite donc à découvrir ci-dessous 7+1 clés de succès pour réussir vos futurs projets de Serious Games. Prêtez une attention toute particulière au dernier point… sans quoi l’issue de votre projet pourrait bien vous être fatale en terme de ROI !

7+1 clés de succès pour opérationnaliser un projet de Serious Game au sein de votre entreprise
Découvrez 7+1 clés de succès pour réussir l’implémentation d’un projet de Serious Game dans le cadre de formations au sein de votre entreprise.

1. Assurez-vous que vous disposez du budget nécessaire

En fonction du degré d’exigence de votre entreprise, la production d’un Serious Game pourra vous coûter entre 50.000€ et 500.000€.

Et même si on constate une baisse progressive des coûts de production au fil des ans et l’apparition d’outils auteurs dédiés, ce genre de projets reste un investissement non négligeable !

2. Réalisez une analyse des besoins et attentes avant tout

Par pitié, ne vous lancez pas tête baissée dans ce genre de projets sans analyser les besoins et attentes de formation au sein de votre entreprise.

Il s’agit d’une étape cruciale pour assurer une certaine cohérence entre les besoins réels de l’organisation et les attentes du public-cible.

3. Définissez des objectifs pédagogiques clairs et pertinents

Une fois vos besoins et attentes décortiqués, définissez des objectifs pédagogiques aussi clairs et pertinents que possible. Cela vous permettra de définir un itinéraire précis pour savoir quelles compétences développer auprès de vos collaborateurs.

Pour définir des objectifs pédagogiques, je vous recommande d’utiliser la taxonomie de Bloom ainsi que la méthode SMART.

4. Favorisez une réelle coopération entre pédagogues et développeurs

Il s’agit d’un des plus grands risques liés à ce genre de projets. Inévitablement, vous devrez allier du contenu pédagogique à du développement technologique (graphisme, gameplay, animation 2D/3D…).

Pour assurer la cohérence technopédagogique du produit final, faites en sorte de favoriser la coopération entre les 2 équipes (pédagogues + développeurs).

5. Créez un scénario aussi immersif que possible

L’un des éléments clés de la réussite d’un jeu vidéo repose sur sa capacité à immerger le joueur. Pour cela, rien de tel qu’un bon scénario.

Dans le cadre d’un Serious Game à visée éducative, vous devrez également veiller à équilibrer le contenu pédagogique avec l’aspect purement ludique (ainsi que l’intégration des éléments multimédia).

6. Prévoyez une stratégie de communication efficace en interne

Réaliser un Serious Game n’est pas un projet commun. Bien qu’efficace, l’outil reste assez innovant dans le domaine de la formation, et vous devrez investir des moyens en conséquence pour sensibiliser vos futurs apprenants à son utilisation.

Inspirez-vous des studios hollywoodiens, et organisez un vrai plan marketing pour vendre votre Serious Game en interne : teasing, e-mailing, events…

N’hésitez pas non plus à procéder à une phase pilote pour tester le dispositif, et réaliser les adaptations nécessaires avant de le déployer à grande échelle au sein de votre entreprise.

7. Mettez en place un système de tracking des apprenants

Etant donné l’investissement assez conséquent, il est légitime d’attendre que les apprenants y consacrent le temps nécessaire, et qu’ils développent les compétences souhaitées.

N’oubliez donc pas d’intégrer un système de tracking et d’évaluation des apprenants. Cela vous permettra en outre de réagir rapidement, si par exemple vous constatez un faible taux de complétion de leur part.

Enfin, tenez compte absolument de ce dernier point !

S’il y a bien un seul point à retenir de cet article, c’est celui-ci : si le jeu représente le facteur principal d’engagement et de motivation des apprenants, il ne permet pas à lui seul d’apprendre !

En effet, vous devez absolument prévoir un espace de dialogue entre apprenants, pour leur permettre de réaliser un débriefing, d’échanger et partager entre eux sur ce qu’ils ont perçu, vécu et appris tout au long du jeu.

C’est à cette seule condition que le jeu prendra tout son sens : il doit donc obligatoirement être inclus dans le dispositif pédagogique, mais ne peut pas être utilisé à lui seul à des fins d’apprentissage.

Et vous, quelles sont les échecs / succès que vous avez vécu dans le cadre de projets de formation ? Pensez-vous que les Serious Games soient une solution pertinente ?

Je serais très intéressé d’avoir votre avis sur cette question »