9 manières de réduire la charge cognitive de vos participants durant vos formations et présentations

Comme je vous le disais dans l’article de lundi, la surcharge cognitive est un phénomène crucial qui peut menacer la digestion mentale de vos participants.

Lorsque leur mémoire de travail est trop sollicitée – notamment en raison d’un contenu trop important ou trop complexe – le cerveau de vos participants peut rapidement devenir saturé en informations.

Outre un tube d’aspirine, je vous invite à découvrir ci-dessous 9 manières de réduire la charge cognitive au moment de délivrer votre contenu, que ce soit dans le cadre de formations, conférences et présentations :

9 manières de réduire la charge cognitive de vos participants durant vos formations et présentations
Découvrez 9 manières de réduire la charge cognitive de vos participants lors de vos prochaines formations et présentations en public.

1. Équilibrez les canaux verbaux et visuels

Dans le cas d’une présentation, si vous avez tendance à inclure trop d’informations sur vos diaporamas, réduisez-en le contenu en privilégiant des images, photos, animations, schémas, mots-clés… Accompagnez vos slides en présentant oralement le contenu et les détails.

2. Segmentez davantage votre contenu

Respectez la règle suivante : 1 idée / concept = 1 diapositive. Évitez de concentrer des concepts différents sur un même slide. Au moment de passer d’une diapo à l’autre, prenez votre temps pour permettre à vos participants de vous suivre. Idem dans le cas d’une animation de groupe (sous forme de jeu, par exemple) : énoncez chaque étape / règle à la fois, sans vous précipiter.

3. Délivrez une partie de votre contenu à l’avance

Si vous en avez la possibilité, prévoyez de rendre votre contenu disponible avant le jour de votre intervention (en tout ou en partie). Ou en tout cas amorcez la pompe et préparez le terrain pour éviter de saturer les participants en une fois. Vous pouvez par exemple capitaliser les bénéfices et avantages des plateformes d’apprentissage en ligne (LMS).

4. Éliminez les éléments superflus

En tant qu’experts dans des domaines spécifiques, nous avons souvent tendance à vouloir tout dire, tout montrer, et de ne surtout rien oublier. Faites des concessions et concentrez-vous sur l’essentiel. Allez droit au but sans complexifier votre contenu.

5. Mettez une partie de votre contenu en évidence

Certains éléments de notre contenu nous paraissent tellement évidents que nous ne prenons pas toujours la peine de le notifier auprès de nos participants. Au moment de présenter un élément crucial, insistez sur ce point, répétez-le, mettez-le en évidence.

6. Mettez certaines informations en parallèle

Sur un diaporama, pour que votre message passe auprès de vos participants, il est nécessaire de présenter les éléments parents de manière parallèle. Par exemple : le titre d’un graphique, un mot-clé rattaché à une image… Présentez votre contenu de manière cohérente et synchrone afin que votre public puisse comprendre votre slide d’un simple coup d’oeil.

7. Éliminez les redondances

À l’heure actuelle, trop de diaporamas ne consistent qu’en une suite de phrases présentées sous forme de listes à puces. Le présentateur se contente alors de lire le contenu du slide, un peu comme un prompteur. Le problème, c’est que le temps que vous ayez terminé de lire la première ligne, vos participants auront déjà terminé de lire le slide en entier. Évitez donc de présenter oralement le contenu de vos diapos stricto sensu.

8. Synchronisez votre narration avec l’animation

Lorsque vous présentez un contenu visuel (image, schéma, graphique…), expliquez-le oralement en même temps que vous l’affichez à l’écran. Évitez de revenir sur les éléments précédents. Vous risqueriez d’induire une certaine confusion chez vos participants et de surcharger leur mémoire de travail.

9. Individualisez votre contenu

Pour que votre contenu fasse écho chez vos participants, essayez de l’adapter à leur contexte, à leur situation, à leur vécu. Utilisez des exemples et anecdotes parlantes. Tentez, dans la mesure du possible, de personnaliser les informations que vous leur délivrez. Votre public arrivera ainsi à mieux faire des liens entre vos propos et leur expérience.

Passez à l’action, dès votre prochaine formation ou présentation !

Maître-mot à retenir aujourd’hui : allez à l’essentiel en évitant de surcharger le contenu de vos formations et présentations.

  1. Sélectionnez 3 concepts qui vous parlent, parmi la liste ci-dessus.
  2. Reprenez le plan et le contenu de votre prochaine formation / présentation.
  3. Essayez d’adapter votre contenu en fonction des 3 concepts choisis.

Je vous invite également à relire les 10 principes à prendre en compte pour concevoir des environnements d’apprentissage multimédia.

Et n’hésitez pas à venir faire part de votre vécu en laissant un commentaire ci-dessous !… 😉

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Source :

Mayer, R.E. & Moreno, R. (2003). Nine ways to reduce cognitive load in multimedia learning. Educational Psychologist, 38(1), 43-52.

Épargnez à vos participants des maux de tête canons en réduisant la charge cognitive durant vos interventions

Lors d’une formation ou d’une présentation en public, vos participants sont activement sollicités dans le but d’assimiler une certaine quantité d’informations.

Le problème, c’est que quand la quantité d’informations est trop importante, ou lorsque le contenu présenté atteint un niveau de complexité trop élevé, un phénomène de saturation se produit dans le chef de votre public : il s’agit de la surcharge cognitive.

Je vous propose d’approfondir ici le concept de charge cognitive, et de voir en quoi ce phénomène est crucial pour éviter à vos participants de se ruer sur une boite d’aspirine, une fois votre intervention terminée !

Épargnez à vos participants des maux de tête canons en réduisant la charge cognitive durant vos interventions
Découvrez en quoi consiste le phénomène de surcharge cognitive afin de favoriser l’assimilation de votre contenu par vos participants.

Avant d’aborder concrètement le concept de la charge cognitive, laissez-moi préciser 3 éléments importants à propos du fonctionnement de notre cerveau en situation d’apprentissage (lors d’une formation, conférence ou présentation) :

  1. Le processus d’assimilation de l’information repose sur 2 canaux d’entrée principaux : un canal visuel et un canal verbal. Les informations visuelles et verbales sont ainsi assimilées séparément, avant d’être traitées, combinées et intégrées.
  2. Chaque canal d’entrée possède une capacité limitée d’assimilation : seuls un nombre restreints de processus cognitifs peuvent prendre place en même temps dans chacun de ces canaux. Notre mémoire de travail permet ainsi de conserver plus ou moins 7 informations de manière simultanée. En outre, cette zone tampon est extrêmement limitée dans le temps (30 secondes environ !).
  3. Pour être significatif et efficace, l’apprentissage nécessite la mise en oeuvre de nombreux processus cognitifs au niveau des canaux visuels et verbaux. Ces processus incluent notamment le fait de porter attention au contenu présenté, d’organiser ce contenu de manière cohérente, et de l’intégrer aux connaissances existantes.

Je vous invite à découvrir la vidéo ci-dessous qui vous expliquera tout ça en images… et comme une image vaut mieux que 1.000 mots 😉

[youtube]http://youtu.be/9ZcjWzXTHng[/youtube]

 

La charge cognitive constitue donc l’ensemble des processus cognitifs qui ont lieu chez vos participants, au moment d’assimiler un certain contenu.

Le phénomène de surcharge cognitive intervient quant à lui à partir du moment où la mémoire de travail est trop sollicitée : le nombre d’informations stockées en mémoire de travail est trop important, ou trop complexe pour être assimilé directement.

Les canaux d’entrée sont alors rapidement saturés, ce qui conduit à un mauvais traitement des informations et une faible intégration du contenu.

Un peu comme un verre dans lequel on essaierait de déverser plusieurs bouteilles d’eau à la fois !

(J’en profite pour vous inviter à lire la métaphore du verre d’eau, publiée il y a quelques semaines par Olivier Richard du blog SimpleSlide)

À ce stade, une question commence peut-être à poindre le bout de son nez : comment réduire la charge cognitive des participants ?

Je tenterai de répondre à cette question mercredi. Stay tuned !… 🙂

Et vous, avez-vous déjà été confronté au phénomène de surcharge cognitive ?

Comment avez-vous réussi à contourner cette difficulté ? Partagez vos vécus et expériences ci-dessous »

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Source :

Mayer, R.E. & Moreno, R. (2003). Nine ways to reduce cognitive load in multimedia learning. Educational Psychologist, 38(1), 43-52.

L’actualité pédagogique et du monde de la formation #24

Comme chaque semaine, retrouvez l’essentiel de l’actualité pédagogique et du monde de la formation. Je vous propose de passer en revue les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de la formation, de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique au cours de cette semaine du 12/11/2012 :

L'actualité pédagogique et du monde de la formation #24
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