La veille de l’innovation pédagogique et éducative #29

Retrouvez les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de l’innovation pédagogique et éducative au cours de cette semaine du 24/06/2013 :

La veille de l’innovation pédagogique et éducative #29
Retrouvez l’essentiel de l’innovation pédagogique et éducative. Au menu : Google, Microsoft, TED, et bien d’autres !

Retrouvez également sur FormaVox la série d’articles spécialement consacrée à la mise en place d’une stratégie e-learning au sein de votre organisation :

Vous en voulez plus ?

3 conseils pour vous aider à démarrer vos parcours e-learning en entreprise

Interview de Xavier Van Dieren (NOW.be) : 3 conseils pour vous aider à démarrer vos parcours e-learning en entreprise + 1 bonus

[youtube]http://youtu.be/HdFDDUoLQZk[/youtube]

N.B RDV lundi prochain à 10h pour découvrir en détails le fameux projet dont parle Xavier à la fin de la vidéo !

9 conseils de pros pour concevoir des parcours e-learning réellement efficaces et percutants

9 conseils de pros pour concevoir des parcours e-learning réellement efficaces et percutants

Comment concevoir des parcours e-learning réellement efficaces et percutants pour vos apprenants ?

C’est malheureusement à la fin de l’étape de développement, au moment d’implémenter les parcours e-learning, que, bien souvent, les concepteurs se rendent compte qu’ils ont pu louper certaines étapes ou éléments essentiels. Perte de temps, perte d’énergie… et perte financière pour l’entreprise !

Avant de vous lancer, considérez les 9 conseils suivants pour développer et mettre en place des formations e-learning efficaces dans votre organisation :

1. Soyez méthodiques et rigoureux

Le meilleur moyen pour atteindre vos objectifs, c’est de respecter une méthode de travail, avec des étapes claires de validation. Une des méthodes les plus répandues et les plus efficaces est la méthode ADDIE :

  • ANALYZE : analyser les besoins et attentes des apprenants au sein de votre organisation,
  • DESIGN : définir les objectifs pédagogiques et concevoir les séquences d’apprentissage,
  • DEVELOPMENT : développer et produire les modules e-learning,
  • IMPLEMENTATION : mettre en place et diffuser les parcours au sein de votre organisation,
  • EVALUATION : évaluer si la formation a répondu aux besoins et si elle a été efficace.

2. Commencez par analyser les besoins, PAS par la technologie

Trop de formations e-learning misent le paquet sur les aspects technologiques, au lieu de se préoccuper des besoins réels des apprenants. Ne commettez pas cette erreur : les technologies ne sont là que pour mettre en place les dispositifs pédagogiques. Et la pédagogie doit servir les besoins des apprenants et de l’organisation.

[Tweet « Avant de produire vos parcours e-learning, focalisez-vous sur les besoins. PAS la technologie ! »]

3. Rédigez un design document

Le design document définit les contraintes (outil auteur, LMS, ligne éditoriale, style…) et les objectifs de la formation (pédagogiques et opérationnels). Il permet de donner une vision commune à toute l’équipe en charge du développement des parcours e-learning (développeurs, experts contenus, commanditaires…). Il permet également d’adopter une vue d’hélicoptère, d’assurer l’équilibre, et de ne pas oublier les activités d’introduction, de découverte, de savoir-être…

4. Pensez vos unités d’apprentissage en fragments

À partir des sous-objectifs définis au moment de l’étape de conception, fragmentez les contenus, scindez-les en micro-unités d’apprentissage, puis organisez le chaos (notamment en trouvant votre fil conducteur). N’hésitez pas à concevoir des unités relativement courtes (max. 10min) pour favoriser une meilleure implication et attention de la part des apprenants.

5. Variez, variez, variez !

Variez les types d’apprentissages, les types de contenus, ainsi que les niveaux de détails. Permettez à vos apprenants d’accéder aux contenus avec différents niveaux de lecture, via plusieurs portes d’entrée. Gardez en tête que tous les apprenants n’apprennent pas de la même manière au même moment !

6. Impliquez l’apprenant

Favorisez l’engagement et l’implication des apprenants par le jeu. Pas le jeu pour le jeu, car on n’apprend rien du jeu, mais de la leçon / du feedback qui le suit. Prenez les apprenants aux tripes en suscitant leurs émotions, en les sensibilisant avant de théoriser. Un apprenant émotionnellement impliqué apprendra toujours mieux !

7. Privilégiez le visuel

Notre culture actuelle est axée en majeure partie sur les images. Pensez donc à vos apprenants, et parlez leur avec un langage le plus visuel possible. Cela ne veut pas dire qu’il faille éviter le texte, mais peut-être à le proposer à un second niveau. Essayez dans tous les cas de l’alléger et/ou de le morceler (en fragments). Gardez à l’esprit que lire à l’écran reste, dans la plupart des situations, plus difficile que de lire un imprimé. Raison de plus pour éviter de surcharger de textes le contenu de vos modules…

8. Racontez des histoires

Les histoires peuvent parfois être très simples, comme des études de cas, des mises en situation, des métaphores ou des analogies : « Imaginez la situation suivante… ». L’objectif n’est pas de faire du cinéma. Mais cela ne vous empêche en rien d’utiliser le storytelling – l’art de raconter des histoires – pour mieux sensibiliser votre public et faire passer votre message.

9. Faites agir l’apprenant !

Mettre en branle les différents sens, tirer parti de tous les modes d’apprentissages, faire réfléchir l’apprenant… Ce n’est pas parce qu’il est derrière un écran qu’il ne peut pas agir, au contraire !

Ce n’est pas pour vous que vous réalisez des parcours e-learning !

Et nous aurons l’occasion d’en reparler demain ! Je vous ferai découvrir une interview exclusive en vidéo d’un des meilleurs experts de l’e-learning en francophonie. Il partagera notamment avec vous quelques conseils pratiques et utiles pour vous lancer dans la conception de parcours e-learning.

RDV donc demain à 10h pour découvrir la suite !… 😉

Et vous, quelle serait la baguette magique pour résoudre les problèmes / difficultés que vous rencontrez avec l’e-learning ?

Partagez vos idées en laissant un commentaire ci-dessous »

Une méthodologie en 3 étapes pour définir vos objectifs de formation e-learning et créer votre fil rouge

Comment définir vos objectifs de formation e-learning et créer votre fil rouge ?

Définir les objectifs pédagogiques de vos parcours e-learning constitue une étape IN-DIS-PEN-SA-BLE avant d’entamer la phase de conception. Ceci afin de développer des parcours cohérents, motivants et adaptés à votre public.

En effet, rien de pire que de reprendre tels quels les tables des matières de syllabus existants !

Je vous invite donc à découvrir et appliquer la méthodologie ci-dessous pour définir les objectifs pédagogiques de vos formations e-learning. Elle se compose de 3 étapes principales :

Une méthodologie en 3 étapes pour définir vos objectifs de formation e-learning et créer votre fil rouge
Découvrez une méthodologie en 3 étapes pour définir les objectifs de votre formation e-learning, et créer un fil rouge de manière simple et efficace.

1. Définir les objectifs généraux de la formation

Un objectif général consiste à identifier ce que l’apprenant sera capable de faire, une fois la formation terminée. Il vous faudra répondre à la question suivante : « À la fin de la formation, l’apprenant sera capable de… afin de… »

Notez que le « afin de… » est essentiel : il permet de relier les objectifs de la formation aux objectifs du promoteur de la formation (organisation, entreprise, organisme de formation…).

2. Découper chaque objectif général en sous-objectifs

Prenons comme exemple un objectif du type « savoir conduire une voiture ». Il s’agit d’un objectif général. Mais pour atteindre cet objectif général, l’apprenant devra passer par plusieurs sous-objectifs.

En effet, pour reprendre l’exemple ci-dessus, pour conduire une voiture, il est nécessaire de maitriser plusieurs compétences :

  • Passer les vitesses,
  • Démarrer en côte,
  • Diriger le véhicule,
  • Maitriser le freinage,
  • Connaitre le code de la route…

Avant de passer à la troisième et dernière étape, il vous faudra donc identifier tous les sous-objectifs en regard des objectifs généraux.

3. Imaginer un fil rouge

Imaginer un fil rouge – ou fil conducteur – va vous permettre de tisser un lien entre chaque sous-objectif. Ce qui, in fine, contribuera à donner un sens à l’ensemble de votre parcours e-learning.

Il s’agit sans doute de la partie la plus créative de toute la partie de conception de vos modules.

Le travail réalisé à l’étape 2 prend ici tout son sens : vous pourrez relier les sous-objectifs à des contenus / activités, et organiser ces couples entre eux dans une logique cohérente.

Créer un fil rouge, notamment sur base d’exemples, permettra de renforcer l’aspect concret du contenu de formation, de relier chaque chapitre et points de théorie à un élément tangible. Ceci afin de renforcer la cohérence de vos modules !

Comment définir vos objectifs et votre fil rouge ?

Une manière possible de réaliser cette étape consiste à travailler de manière collaborative (brainstorming) : rassemblez-vous avec vos collaborateurs, prenez une bonne dose de post-its ainsi que des marqueurs de couleurs, puis…

  1. Laissez libre cours à toutes les idées qui vous viennent à l’esprit,
  2. Regroupez les idées communes et faites le tri,
  3. Organisez les post-its de manière plus séquentielle jusqu’à obtenir un résultat final satisfaisant.

Je vous fixe rendez-vous encore une fois demain à 10h tapantes pour le troisième article de cette série spéciale consacrée à l’e-learning. Je vous y dévoilerai 9 conseils de pros pour créer des parcours en ligne efficaces et percutants !

Pourquoi et comment créer des parcours e-learning efficaces : 4 idées reçues à balayer pour affiner votre réflexion

Pourquoi et comment l’e-learning peut-il devenir une solution efficace au sein de votre organisation ?

L’e-learning est souvent considéré, à tort, comme une solution miracle dans le cadre d’une stratégie de formation en entreprise. Or beaucoup de formateurs et d’entreprises ont encore de nombreuses croyances et idées reçues concernant son efficacité :

  • L’e-learning, ça coûte moins cher que d’organiser des formations présentielles,
  • C’est plus efficace que les dispositifs traditionnels,
  • C’est plus rapide à mettre en place,
  • Ca permet aux apprenants d’apprendre où ils veulent et quand ils veulent…

Passons en revue ces 4 idées reçues à propos de l’e-learning pour démystifier certaines croyances et vous permettre d’affiner votre réflexion :

Pourquoi et comment créer des parcours e-learning efficaces
Pourquoi et dans quelles conditions l’e-learning constitue-t-il une solution efficace ? Découvrez 4 idées reçues à balayer pour affiner votre réflexion.

1. L’e-learning : moins cher que les formations présentielles ?

Pas de formateur à payer, pas de salle à réserver et à louer, pas de déplacements… l’e-learning est-il réellement moins cher que les formations présentielles ?

Dans un premier temps, la réponse est : NON ! Pour vous donner une estimation : une heure de formation en présentiel coûte environ 40 heures / hommes. Pour produire la même heure de formation en e-learning, cela revient à 350 heures !

Même si l’on constate une baisse progressive de ce coût au fil du temps, notamment grâce à la démocratisation des outils-auteurs, l’e-learning reste globalement plus cher à produire que de la formation classique pour la première heure de formation.

Par contre, au bout de la deuxième heure de formation, l’entreprise pourra commencer à réaliser de larges économies d’échelle. Pour être rentables, les modules e-learning devront donc être largement diffusés ET récurrents. C’est lorsque ces 2 conditions sont réunies que l’entreprise commencera à amortir le coût de production et d’implémentation des parcours.

La seule question à vous poser est donc la suivante : l’investissement en vaut-il la peine, dans votre situation, votre contexte et pour votre public-cible ?…

2. L’e-learning : plus efficace que la formation traditionnelle ?

Les technologies actuelles constituent un terrain de jeu exceptionnel pour les formateurs et les entreprises qui souhaitent faire passer leur message. Ceci dit, malgré les nombreuses possibilités offertes par l’e-learning (intégration de vidéos, quizz interactifs, animations sexy…), l’efficacité pédagogique n’est pas toujours au rendez-vous !

En effet, apprendre – en règle générale – constitue déjà en soi un défi, même dans les formations classiques. Or en e-learning, on rajoute une difficulté supplémentaire : un média froid (l’ordinateur), l’apprenant étant souvent seul derrière un écran. Dans ces conditions, comment maintenir l’implication et la motivation des apprenants ?

Au moment de passer à l’e-learning, il va donc falloir adapter votre mode de fonctionnement : la technologie devra se mettre au service de la pédagogie, et la pédagogie au service des besoins de vos apprenants. Rien de pire qu’un cours classique PowerPoint transposé tel quel en e-learning, c’est la catastrophe assurée !

Conclusion : l’e-learning n’est pas forcément toujours plus efficace, mais il peut le devenir. À condition de mettre en place des dispositifs technologiques adaptés aux types d’apprentissages et aux besoins de votre public-cible.

3. L’e-learning : plus rapide à mettre en place ?

Les formations e-learning sont souvent personnalisables : l’apprenant peut apprendre à son rythme et commencer au niveau qui est le sien, en fonction de ses prérequis. Si cette perspective peut être perçue comme un gain de temps, il ne faut pas oublier que le temps d’apprentissage, lui, reste identique et incompressible.

Sans parler du temps de préparation !

En effet, préparer une formation présentielle peut se faire rapidement, en une ou deux journées, et on peut adapter le contenu encore le jour même en fonction des circonstances et du retour des apprenants. Tandis qu’en e-learning, pas de place à l’improvisation : tout doit être prévu à l’avance. Il faut donc plus de préparation, plus de rigueur et plus de temps !

Réaliser un dispositif e-learning n’est donc pas plus rapide que réaliser un dispositif classique : le temps de préparation se compte en semaine, voire en mois !

Par contre, une fois réalisé, le dispositif e-learning pourra être répliqué, et sera prêt immédiatement pour les prochains apprenants.

4. L’e-learning : apprendre où je veux et quand je veux ?

En intégrant les technologies de l’information et de la communication, l’e-learning pemet plus de flexibilité que les formations classiques, voire même plus de liberté.

Par contre, l’argument « C’est où vous voulez, quand vous voulez » doit absolument être nuancé !

En effet, l’une des raisons les plus fréquentes d’échec de l’e-learning en entreprise réside dans une mauvaise organisation et planification des sessions d’apprentissage :

  • Quid des apprenants qui suivent les modules chez eux, avec les enfants qui courent et crient dans le salon ?
  • Quid des apprenants qui suivent les modules en étant interrompus toutes les 2 minutes par leur pop-up de messagerie, ou leur téléphone ?
  • Quid des apprenants en entreprise, qui reçoivent comme consigne de suivre leur formation en ligne quand ils ont « 2 minutes à perdre » ?…

Pour éviter toute désorganisation et perte de temps, il est donc crucial de mettre en place les conditions pour que l’apprentissage soit efficace : salles de formation dédiées, plannings spécifiques… et aussi impliquer les managers dès la mise en place du dispositif, afin d’éviter tout sabotage !

Alors, l’e-learning : solution miracle pour vos formations en entreprise ?…

Comme vous pouvez le constater, l’e-learning n’est donc pas nécessairement moins cher, plus rapide, plus efficace et plus flexible que la formation présentielle.

Il peut le devenir, à partir du moment où plusieurs conditions sont réunies et mises en place !

Je vous fixe rendez-vous demain à 10h pour le second article de cette série spéciale consacrée à l’e-learning. Je partagerai avec vous l’élément crucial à déterminer dès le début de la phase de conception de vos parcours. Et aussi une méthode en 3 étapes pour y arriver de manière simple et efficace.

À demain !… 🙂

Et vous, quelles sont les difficultés / problèmes que vous rencontrez dans la mise en place de vos parcours e-learning ?

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La veille de l’innovation pédagogique et éducative #28

Retrouvez les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de l’innovation pédagogique et éducative au cours de cette semaine du 17/06/2013 :

La veille de l’innovation pédagogique et éducative #28
Retrouvez l’essentiel de l’innovation pédagogique et éducative. Au menu : Apple, Gamification, Library For All et bien d’autres !

Vous en voulez plus ?

La veille de l’innovation pédagogique et éducative #27

Retrouvez les 10 articles qui ont retenu mon attention dans le monde de l’innovation pédagogique et éducative au cours de cette semaine du 10/06/2013 :

La veille de l’innovation pédagogique et éducative #27
Retrouvez l’essentiel de l’innovation pédagogique et éducative. Au menu : Minecraft, Web 3.0, Génération Y, et bien d’autres !

Retrouvez également sur FormaVox les articles publiés durant ces 2 dernières semaines :

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3 changements majeurs et 5 tendances possibles pour la formation et l’éducation au 21ème siècle

Qu’est-ce qui a fondamentalement changé dans le monde de la formation et de l’éducation au cours des 100 dernières années ?

Fondamentalement, les salles de cours n’ont pas changé des masses : on retrouve toujours des tables, des chaises, des tableaux (certes parfois interactifs, mais bon…).

Non, ce qui a véritablement changé en 100 ans, ce sont les apprenants et les modes de communication !

Découvrez en vidéo les 3 changements qui ont chamboulé notre paysage quotidien, et 5 tendances possibles pour le monde de l’éducation et de la formation au cours des prochaines années :

À quoi pourrait ressembler la formation au 21ème siècle : 3 changements majeurs et 5 tendances possibles
À quoi pourrait bien ressembler la formation et l’éducation au 21ème siècle : découvrez 3 changements majeurs et 5 tendances possibles en vidéo.

3 changements majeurs dans notre vie de tous les jours

1. L’explosion des médias sociaux

Augmentation du nombre d’utilisateurs des médias sociaux (Facebook, Twitter, Google+, LinkedIn, Pinterest…) : plus de 2 milliards d’utilisateurs.

2. La croissance rapide de l’utilisation des terminaux mobiles

Une adoption massive des terminaux mobiles (smartphones et tablettes) pour se connecter à Internet et surfer sur le web, et plus de 40 milliards de téléchargements d’applications mobiles sur iOS et Android.

3. Le développement massif des jeux vidéos

En 2012, le marché du jeu vidéo a réalisé un chiffre d’affaire de 75 milliards de dollars (contre 32.6 pour l’industrie du cinéma, et 16.6 pour l’industrie de la musique).

5 tendances possibles qui pourraient façonner le monde de l’éducation

1. L’implémentation progressive du modèle 70:20:10

70% d’apprentissage par l’expérience et la pratique, 20% via la collaboration et le networking, et 10% via des sessions d’apprentissage formel.

2. L’apprentissage tout au long de la vie

Notamment via le développement et le potentiel des MOOC’s (Massive Open Online Courses). L’apprentissage tout au long de la vie (lifelong learning) devient ici plus qu’envisageable.

3. La gamification de l’apprentissage

Par le développement et l’utilisation des Serious Games en entreprise, ainsi que la mise en place de dispositifs pédagogiques ludiques dans les formations présentielles (entre autre grâce aux jeux-cadres de Thiagi).

4. Le recours aux dispositifs de formation mixte (blended learning)

Combiner des sessions de formation présentielle, avec des compléments en ligne. L’alliance idéale de l’e-learning avec la formation plus traditionnelle. Un cocktail détonnant !

5. L’utilisation d’outils numériques interactifs

Boitiers de vote électronique, tableaux numériques interactifs… la part belle aux possibilité d’interactions dans les salles de classe et les auditoires.

[youtube]http://youtu.be/SMg7YZXXioM[/youtube]

5 principes essentiels issus des neurosciences pour mieux favoriser l’apprentissage en formation

Que peuvent nous apprendre les neurosciences à propos de la formation et de l’apprentissage ?

Quels sont, à votre avis, les avantages et inconvénients des pédagogies actives, ludiques et participatives ?

Si les entreprises semblent conscientes de la nécessité d’amorcer un virage pédagogique dans leurs formations, elles sont parfois réticentes à l’idée de passer à l’action : est-ce vraiment utile et pertinent ?

De mon point de vue, la réponse est indéniablement : OUI !

Et les recherches scientifiques menées ces dernières années vont clairement dans ce sens. Suite à la présentation que j’ai eu l’occasion de réaliser au forum, je vous invite donc à découvrir ci-dessous 5 principes essentiels issus des recherches en neurosciences pour mieux former et apprendre :

5 principes essentiels issus des neurosciences pour mieux favoriser l'apprentissage en formation
Découvrez 5 principes essentiels issus des recherches en neurosciences pour mieux favoriser l’apprentissage dans vos formations.

1. Focalisez l’attention de vos apprenants sur l’essentiel

Tous les êtres humains disposent d’une mémoire de travail. Son objectif et de traiter et maintenir les informations à court terme, en vue d’un encodage plus important. C’est donc l’un des premiers paliers par lesquels transitent les stimulations extérieures.

Le problème de notre mémoire de travail, c’est qu’elle dispose d’une capacité très limitée : elle ne peut conserver simultanément que 7 éléments (+/- 2 en fonction des individus) pendant une période de 30 secondes. C’est ce qu’on appelle l’empan mnésique.

De plus, les recherches montrent que l’attention des apprenants chute naturellement au bout d’environ 10 minutes.

Etant donné la capacité d’absorption limitée de notre mémoire de travail, et la tendance naturelle à piquer du nez au bout de 10 minutes, il est donc crucial d’attirer l’attention de vos participants sur l’essentiel :

  • Evitez de multiplier les informations inutiles ou non pertinentes (l’effet entonnoir).
  • Si vous utilisez des diapositives pour vos présentations : max. 1 idée par slide, et évitez d’y passer 7 heures d’affilée.
  • Si vous organisez des jeux ou activités de groupe : énoncez une règle à la fois, step by step.
  • Variez les modes d’apprentissage pour relancer constamment l’attention de vos apprenants.

2. Répétez l’information pour mieux l’ancrer en mémoire

Les recherches nous montrent qu’au bout de 20 minutes, le taux d’assimilation d’informations chute de plus de 50%. Dans les 24h suivant une formation, ce taux chute encore à 80%. Et dans le mois qui suit, si rien n’a été fait pour réactiver ce contenu, les apprenants n’en garderont aucune trace.

Pour faire en sorte d’ancrer votre contenu et de permettre à vos apprenants de s’en souvenir durablement, vous devrez donc le répéter plusieurs fois, et de manière différente. C’est ce qu’on appelle : la réactivation.

Plusieurs solutions s’offrent à vous pour réactiver les informations chez vos apprenants :

  • Organiser un jeu après une présentation pour leur permettre de revisiter le contenu.
  • Demander à vos apprenants de prendre un engagement post-formation.
  • Mettre en place un suivi à distance (blended learning).
  • Organiser une séance de feedback en groupe ou un coaching individuel.

3. Faites bouger vos participants afin de mettre leur cerveau en condition

Lorsque nous apprenons quelque chose de nouveau, nous sommes face à une forêt vierge dans laquelle il nous faudra tracer un sentier.

Pour permettre à nos neurones d’établir des connexions entre eux, et de créer de véritables autoroutes d’informations, un facteur essentiel consiste à permettre aux apprenants de mobiliser leur attention et leur concentration.

C’est ici qu’entre en jeu notre cervelet. Cet organe, qui se situe juste derrière notre tronc cérébral, joue un rôle essentiel dans le maintien de l’attention et de la concentration… et de la planification et la coordination des mouvements.

Faire bouger les apprenants (via des jeux ou autre activités de groupe) va donc activer leurs cervelets, focaliser leur attention sur la tâche, et donc indirectement favoriser la création de réseaux de neurones (ou le renforcement de ceux-ci)… et donc de permettre l’apprentissage !

4. Favorisez la stimulation multi-sensorielle

Nous apprenons toutes et tous de manière différente : certains seront davantage sensibles aux discours, d’autres aux supports pédagogiques, d’autres encore aux échanges avec les autres participants…

Il n’y a donc pas une seule et unique manière d’apprendre… et aucune d’entre elle n’est meilleure ou pire qu’une autre.

Au plus vous arriverez à stimuler les différents sens de vos apprenants, au plus vous aurez de chances que votre message passe… et soit retenu au bout du compte :

  • En utilisant des supports pédagogiques variés : vidéos, slides, fiches papiers…
  • En variant le type d’activités pédagogiques : jeux, mises en situation, exposés, travaux individuels…

5. De tous les sens, privilégiez le visuel !

Plus de 60% de la population mondiale est à dominante visuelle, quelle que soit la culture ou l’origine ethnique. Si vous ne deviez retenir qu’un seul sens, privilégiez donc au maximum le visuel. Comme on dit :

« Une image vaut mieux que 1.000 mots ! »

[hr]

Source :

J. Medina (2010). Les 12 lois du cerveau. Paris: LEDUC.S Editions.

Top 5 et Flop 5 des pédagogies actives, ludiques et participatives : avantages et inconvénients

Quels sont les avantages et inconvénients liés aux pédagogies actives, ludiques et participatives ?

Les pédagogies dites innovantes ont le vent en poupe. Pourtant, si la nécessité d’amorcer un virage pédagogique en entreprise est plus que nécessaire, beaucoup de freins et obstacles sont encore présents dans la plupart des organisations.

Voici donc une proposition de top 5 – avantages et leviers – et de flop 5 – freins et inconvénients – liés aux pédagogies actives, ludiques et participatives :

Top 5 et Flop 5 des pédagogies actives, ludiques et participatives : avantages et inconvénients
Découvrez les principaux avantages et inconvénients formulés par les entreprises à l’égard des pédagogies actives, ludiques et participatives.

TOP 5 : AVANTAGES ET LEVIERS

1. Capter l’attention des apprenants

De par leur caractère ludique et participatif, les pédagogies actives permettent de mieux capter l’attention des participants que les pédagogies traditionnelles. Le fait de bouger mobilise leur cervelet, et facilite ainsi indirectement leur concentration.

2. Favoriser les interactions, partages et échanges

Comparé aux dynamiques pédagogiques plus classiques, il n’y a pas photo : les participants bougent plus, ont l’occasion d’échanger entre eux leurs expériences et apprentissages, ce qui crée un contexte propice à l’apprentissage social.

3. Créer une dynamique de groupe positive

Lorsqu’elles sont animées avec bienveillance, les formations utilisant les pédagogies actives permettent de créer un climat de groupe serein, propice à la cohésion et à l’émergence d’une dynamique positive.

4. Faciliter l’apprentissage des participants

« Il y a plus d’idées dans plusieurs têtes que dans une seule. »

Vous connaissez probablement cet adage. Et force est de constater qu’en mettant en place une dynamique ludique et participative, le cerveau des apprenants sera plus réceptif. Leurs idées seront plus créatives et innovantes. Les partages d’informations et d’opinions leur permettront, en outre, de faire évoluer leurs points de vue et connaissances.

5. Booster la motivation, l’engagement et l’implication des apprenants

Dans un article consacré à l’utilisation des jeux en formation, je partageais avec vous le fait que le jeu est le meilleur moyen de favoriser la motivation et l’engagement des participants. Cette donnée est toujours d’actualité !

FLOP 5 : FREINS ET INCONVÉNIENTS

1. Peu adaptées à tous les contenus

On ne peut pas tout enseigner ou animer à l’aide des pédagogies actives. C’est parfois vrai, mais je pense sincèrement qu’il s’agit ici plus d’une croyance. Dans tous les cas, il est au moins possible de mixer un style plus traditionnel avec un style plus innovant.

2. Peu adaptées à tous les publics

Encore une fois, cet argument me semble plus lié à une croyance : certains participants seront effectivement déroutés au début, mais la sauce prendra dans 90% des cas. Et cela n’a rien à voir avec leur âge !

3. Difficulté pour le formateur de changer de posture

Dans les pédagogies classiques, le formateur représente le prof qui va transmettre ses connaissances / compétences aux apprenants. En utilisant les pédagogies ludiques et participatives, le formateur devient davantage animateur et facilitateur d’apprentissage. Un passage parfois vécu comme douloureux et qui suscite beaucoup de remise en question.

4. Le terme « jeu » est parfois encore considéré comme péjoratif

Si le jeu fait partie de la culture de beaucoup d’entreprises outre-atlantique, il n’en est pas de même en Europe. Beaucoup d’organisations considèrent encore le jeu comme une activité inutile et dégradante. Il y a donc du boulot en perspective pour balayer cette croyance !

5. Cela prend trop de temps pour les intégrer et les mettre en place

Passer des pédagogies traditionnelles aux pédagogies innovantes constitue un réel enjeu : changement d’état d’esprit, changement d’habitudes, changement d’attitudes… Certains formateurs sont parfois découragés face à l’ampleur de la tâche (revisiter leurs contenus, revoir leurs animations…). Pourtant, quand on connait leur efficacité sur le long terme, ce temps à consacrer ne pourrait-il être vu comme un investissement ?

Y a-t-il des sceptiques dans la salle ?…

Si vous hésitez encore à franchir le pas des pédagogies actives, ou si vous tenez à obtenir des preuves concernant leur efficacité, je vous invite à revenir sur ce blog mercredi après-midi.

Je partagerai avec vous quelques clés issues des recherches en neurosciences, en faveur de la mise en place de pédagogies innovantes !… 🙂

Et vous, quels sont les avantages, inconvénients et/ou difficultés que vous rencontrez dans l’utilisation ou la mise en place de pédagogies innovantes ?

Je vous invite à partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous »