7+1 clés de succès pour opérationnaliser un projet de Serious Game au sein de votre entreprise

Dans l’article 3 raisons pour lesquelles vous devriez envisager de passer aux Serious Games, je pointais notamment le fait que :

  • Le jeu est le facteur principal d’engagement pour les apprenants en formation,
  • Le jeu permet de prendre du recul par rapport à la réalité,
  • Le jeu prend une place de plus en plus importante dans notre société.

Toutefois, si le jeu constitue un excellent outil, il est important de bien réfléchir en amont aux usages qui pourraient en être fait. Comme le dit si bien Marcel Lebrun, technopédagogue et professeur à l’UCL : « Il n’y a pas de bon ou de mauvais outils, il y a seulement de bons et mauvais usages ! »

Je vous invite donc à découvrir ci-dessous 7+1 clés de succès pour réussir vos futurs projets de Serious Games. Prêtez une attention toute particulière au dernier point… sans quoi l’issue de votre projet pourrait bien vous être fatale en terme de ROI !

7+1 clés de succès pour opérationnaliser un projet de Serious Game au sein de votre entreprise
Découvrez 7+1 clés de succès pour réussir l’implémentation d’un projet de Serious Game dans le cadre de formations au sein de votre entreprise.

1. Assurez-vous que vous disposez du budget nécessaire

En fonction du degré d’exigence de votre entreprise, la production d’un Serious Game pourra vous coûter entre 50.000€ et 500.000€.

Et même si on constate une baisse progressive des coûts de production au fil des ans et l’apparition d’outils auteurs dédiés, ce genre de projets reste un investissement non négligeable !

2. Réalisez une analyse des besoins et attentes avant tout

Par pitié, ne vous lancez pas tête baissée dans ce genre de projets sans analyser les besoins et attentes de formation au sein de votre entreprise.

Il s’agit d’une étape cruciale pour assurer une certaine cohérence entre les besoins réels de l’organisation et les attentes du public-cible.

3. Définissez des objectifs pédagogiques clairs et pertinents

Une fois vos besoins et attentes décortiqués, définissez des objectifs pédagogiques aussi clairs et pertinents que possible. Cela vous permettra de définir un itinéraire précis pour savoir quelles compétences développer auprès de vos collaborateurs.

Pour définir des objectifs pédagogiques, je vous recommande d’utiliser la taxonomie de Bloom ainsi que la méthode SMART.

4. Favorisez une réelle coopération entre pédagogues et développeurs

Il s’agit d’un des plus grands risques liés à ce genre de projets. Inévitablement, vous devrez allier du contenu pédagogique à du développement technologique (graphisme, gameplay, animation 2D/3D…).

Pour assurer la cohérence technopédagogique du produit final, faites en sorte de favoriser la coopération entre les 2 équipes (pédagogues + développeurs).

5. Créez un scénario aussi immersif que possible

L’un des éléments clés de la réussite d’un jeu vidéo repose sur sa capacité à immerger le joueur. Pour cela, rien de tel qu’un bon scénario.

Dans le cadre d’un Serious Game à visée éducative, vous devrez également veiller à équilibrer le contenu pédagogique avec l’aspect purement ludique (ainsi que l’intégration des éléments multimédia).

6. Prévoyez une stratégie de communication efficace en interne

Réaliser un Serious Game n’est pas un projet commun. Bien qu’efficace, l’outil reste assez innovant dans le domaine de la formation, et vous devrez investir des moyens en conséquence pour sensibiliser vos futurs apprenants à son utilisation.

Inspirez-vous des studios hollywoodiens, et organisez un vrai plan marketing pour vendre votre Serious Game en interne : teasing, e-mailing, events…

N’hésitez pas non plus à procéder à une phase pilote pour tester le dispositif, et réaliser les adaptations nécessaires avant de le déployer à grande échelle au sein de votre entreprise.

7. Mettez en place un système de tracking des apprenants

Etant donné l’investissement assez conséquent, il est légitime d’attendre que les apprenants y consacrent le temps nécessaire, et qu’ils développent les compétences souhaitées.

N’oubliez donc pas d’intégrer un système de tracking et d’évaluation des apprenants. Cela vous permettra en outre de réagir rapidement, si par exemple vous constatez un faible taux de complétion de leur part.

Enfin, tenez compte absolument de ce dernier point !

S’il y a bien un seul point à retenir de cet article, c’est celui-ci : si le jeu représente le facteur principal d’engagement et de motivation des apprenants, il ne permet pas à lui seul d’apprendre !

En effet, vous devez absolument prévoir un espace de dialogue entre apprenants, pour leur permettre de réaliser un débriefing, d’échanger et partager entre eux sur ce qu’ils ont perçu, vécu et appris tout au long du jeu.

C’est à cette seule condition que le jeu prendra tout son sens : il doit donc obligatoirement être inclus dans le dispositif pédagogique, mais ne peut pas être utilisé à lui seul à des fins d’apprentissage.

Et vous, quelles sont les échecs / succès que vous avez vécu dans le cadre de projets de formation ? Pensez-vous que les Serious Games soient une solution pertinente ?

Je serais très intéressé d’avoir votre avis sur cette question »

3 raisons pour lesquelles vous devriez passer au Serious Game pour vos prochaines formations

Mardi dernier s’est tenue à Bruxelles une conférence organisée par l’ISTF – Institut Supérieur des Technologies de la Formation – sur le thème : « Serious Game, ROI et pédagogie »

L’occasion pour ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de participer à la conférence SeriousGame.be 2012 de rattraper leur retard.

Au cours de cette conférence, 3 experts sont intervenus pour faire le point sur les avantages et désavantages des Serious Games, d’un point de vue ROI et d’un point de vue pédagogique :

  • Bruno Dartigues (DG e-doceo Belgium) a partagé avec nous quelques études de cas et retours d’expériences de projets concrets réalisés auprès de clients.
  • Xavier Van Dieren (consultant E-Learning NOW.be) nous a fait découvrir, de manière ludique et interactive, les clés de succès et étapes à réaliser pour gérer un projet de Serious Game.
  • Nathalie Pilet (ingénieur pédagogique ISTF) a terminé en abordant les Serious Games sous l’angle de la pédagogie et des sciences cognitives.

En ce qui me concerne, j’avais déjà eu l’occasion d’étudier de près l’efficacité pédagogique des Serious Games dans le cadre d’une étude réalisée en 2011 pour l’UCL (Louvain-la-Neuve) et les FUSL (Bruxelles). Les résultats présentés mardi dernier rejoignent globalement les conclusions déjà émises.

Pour introduire la série d’articles que je compte publier au cours des 2 prochaines semaines sur ce blog, je vous invite à découvrir ci-dessous les 3 raisons principales pour lesquelles vous devriez sérieusement réfléchir à implémenter un Serious Game dans le cadre de vos prochaines formations :

3 raisons pour lesquelles vous devriez passer au Serious Game pour vos prochaines formations
Découvrez 3 raisons pour lesquelles vous devriez envisager d’implémenter un Serious Game lors de vos prochaines formations en entreprise.

1. Le jeu permet de booster l’engagement des apprenants

Il s’agit d’un constat global : le jeu constitue le facteur n°1 d’engagement et de motivation pour les apprenants en formation. La majorité des recherches et méta-analyses récentes sont d’accord sur ce point.

Le jeu suscite ainsi une forte envie d’apprendre chez l’apprenant : il bénéficie d’une forte attractivité, et donne envie d’aller plus loin.

Pour plus d’infos sur l’intégration du jeu en formation, je vous renvoie à mon précédent article : Pourquoi vous devriez utiliser des jeux en formation et comment les intégrer de manière simple et efficace

2. Le jeu permet de prendre distance par rapport à la réalité

Contrairement à des mises en situations ou études de cas réalistes, le jeu permet de prendre du recul face à la réalité concrète du terrain.

Il permet ainsi de tester de nouvelles solutions sans prendre de risque, d’avancer par essai et erreur sans trop de contraintes, et d’adopter peu à peu de nouveaux réflexes et comportements.

Ce qui pemet de facto de diminuer le sentiment de stress et d’anxiété que peuvent parfois éprouver les apprenants dans le cadre du développement de leurs compétences.

3. Le jeu prend une place de plus en plus importante dans notre société

Quand on sait que l’industrie du jeu vidéo génère un revenu plus important que celui du cinéma (10 milliards de dollars en 2004), cela fait réfléchir…

De même, le jeu vidéo ne se limite plus aux hardcore gamers, et touche aussi à présent les joueurs occasionnels, notamment grâce à l’explosion de la vente des smartphones. On compte ainsi plus de 100 millions de joueurs mobiles en 2012 aux USA.

Pour rajouter encore 2 chiffres :

  • L’âge moyen des joueurs aux USA est de 32 ans (49% des joueurs ont entre 18 et 49 ans),
  • Rien qu’en France, nous sommes passés de 11 millions de joueurs en 2000 à 28 millions en 2011.

Juste pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène !… 😉

Le Serious Game : solution miracle pour la formation et l’apprentissage ?

Solution miracle, certainement pas… et pourtant à considérer fortement !

En effet, il est vraisemblable que le Serious Game deviendra le nouveau standard des formations en ligne dans les prochaines années. On constate d’ailleurs déjà une gamification progressive des parcours E-Learning existants.

Avec la baisse des coûts liés aux technologies et l’apparition progressive d’outils auteurs spécialisés, le Serious Game devrait peu à peu se démocratiser pour toucher un public plus large.

Attention toutefois de ne pas vous précipiter tête baissée : il y a des conditions à respecter pour qu’un Serious Game soit vraiment efficace et utilisé à bon escient. J’y reviendrai dans les articles qui seront publiés sur ce blog dans les prochains jours.

Stay Tuned !… 😉

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Sources :

AFJV (2012). Loisirs interactifs : le meilleur de l’année 2012 est à venir selon GfK. Consulté le 30/06/2012. En ligne : http://www.afjv.com/news.php?id=1245&title=marche_loisirs_interactifs

Education Database Online (2010). Videogames Statistics. Consulté le 30/06/2012. En ligne : http://www.onlineeducation.net/videogame

Pilet, N. (2012). Enquête 2011: Les chiffres pédagogiques du e-learning. ISTF : http://www.istf-formation.fr

Slashdot (2004). Game Industry Bigger than Hollywood. Consulté le 20/06/2012. En ligne : http://games.slashdot.org/story/04/12/19/2350234/game-industry-bigger-than-hollywood

Vellut, D., Leonard, E. & Nils, F. (2011). Les nouvelles pédagogies de la formation. Rapport de recherche réalisé dans le cadre du projet RH-Entreprises. Louvain School of Management, Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique.

Pourquoi vous devriez utiliser des jeux en formation et comment les intégrer de manière simple et efficace

«Tous les jeux, y compris ceux qui paraissent les plus simples, recèlent d’antiques sagesses.»

– Bernard Werber, «La Révolution des Fourmis»

Si vous travaillez dans le secteur RH ou de la formation en entreprise, il y a 9 chances sur 10 que vous ayez déjà entendu la réflexion suivante : «Jouer en formation ça ne sert à rien, nos collaborateurs sont là pour apprendre, pas pour s’amuser !»

Et vous, que diriez-vous si je vous disais que les meilleures formations sont celles qui font appel aux jeux ?

Il s’agit d’une erreur communément partagée de penser que les jeux ne servent à rien en formation. J’observe au moins 3 bonnes raisons d’intégrer une approche ludique dans ses dispositifs pédagogiques :

Pourquoi vous devriez utiliser des jeux en formation et comment vous pouvez les intégrer de manière simple et efficace
Engagement et motivation, universalité culturelle, apprentissage social : découvrez 3 bonnes raisons d'utiliser les jeux comme outils pédagogiques.

1. Le jeu est le facteur n°1 d’engagement et de motivation en formation

Il est maintenant scientifiquement prouvé depuis plusieurs années que les dispositifs pédagogiques qui intègrent une approche ludique permettent de mieux favoriser l’engagement et la motivation des participants en formation.

En effet, l’aspect ludique d’une formation permet aux participants d’apprendre dans le plaisir et de favoriser les interactions entre eux. Il oblige de manière bienveillante les participants à mettre en place une forme de compétition «amicale» et de se focaliser sur la réalisation d’un objectif.

2. Les jeux permettent de passer outre les barrières des générations

Le jeu est une activité sociale partagée dans la majorité des cultures humaines, et mêmes animales, et ce depuis des milliers d’années. Face aux difficultés de collaboration entre génération X et Y, une activité ludique permet de mettre tout le monde sur pied d’égalité.

Plus spécifiquement par rapport aux collaborateurs les plus jeunes, les formations ludiques seront perçues comme étant davantage dynamiques et impliquantes.

3. L’apprentissage ludique remet le participant au coeur de son apprentissage

Le formateur, qui devient alors plutôt «animateur-facilitateur», sort de sa posture de «prof» omniscient afin de mettre en place les conditions pour favoriser l’apprentissage des participants. L’apprentissage devient donc social et collaboratif, ce qui permet aux participants de co-construire leurs propres compétences et de développer leurs capacités de travail en équipe.

Et nous savons bien à quel point cette compétence transversale relève d’une importance capitale dans le monde de l’entreprise à l’heure actuelle. Sans compter que la dynamique mise en place lors de la formation pourrait bien profiter également à l’ambiance générale et favoriser une meilleure productivité au sein des équipes de travail.

Pourquoi vous devriez utiliser des jeux en formation et comment vous pouvez les intégrer de manière simple et efficace
Les jeux-cadres de Thiagi, les mises en situations et jeux de rôles, les Serious Games : 3 manières possibles d'intégrer l'apprentissage ludique dans vos formations.

Plusieurs catégories de jeux peuvent être utilisées afin d’intégrer une approche ludique dans vos formations. Sans prétendre à l’exhaustivité, je vous invite à découvrir ci-dessous 3 d’entre-elles qui me paraissent particulièrement pertinentes :

1. Les jeux-cadres d’entreprise

Principalement représentés en la personne de Thiagi, les jeux-cadres sont des jeux «prêts-à-former» ET sur mesure. Le jeu n’est qu’un contenant, dont les règles et fonctionnements peuvent s’adapter quelle que soit la thématique ou le contenu envisagé.

Les formateurs peuvent donc puiser dans la liste des très nombreux jeux potentiels (à ce stade, Thiagi a déjà créé et conceptualisé plus de 100 types de jeux) et les adapter à leur sauce, en fonction des objectifs de formation.

2. Les mises en situation et jeux de rôles

Plus complexes à réaliser et à animer, les jeux de rôles permettent de mettre les apprenants en confiance et de leur donner l’occasion de s’exercer sans danger à l’utilisation de techniques et procédures.

Souvent utilisés dans le cadre de formations comportementales et relationnelles (gestion des conflits, leadership, management…), ils requièrent une bonne gestion de l’animation de la part du formateur afin d’éviter des dérapages en terme de dynamique de groupe.

3. Les Serious Games

Les Serious Games consistent principalement (mais pas exclusivement) à utiliser le support du jeu vidéo à des fins d’apprentissage. Tout comme les parcours E-Learning, ils se retrouvent le plus souvent sous la forme d’une application en ligne.

Avantage de ce support : il conviendra particulièrement à un public plus «jeune». Et, contrairement aux jeux de rôles en présentiel, les apprenants auront la possibilité de s’entrainer sans risque, et de tester des possibilités de choix qu’ils ne feraient pas nécessairement in vivo.

Par contre, contrairement aux jeux-cadres de Thiagi et aux jeux de rôles présentiels, les Serious Games auront un coût de développement et d’implémentation nettement plus élevé. Veillez donc à ne considérez cette option que si vous visez une formation destinée à un large public et/ou qui s’inscrive dans une perspective à long terme.

Un point essentiel à retenir !

S’il convient parfaitement pour favoriser l’engagement et la motivation des participants, le jeu, à lui seul, ne permet pas d’apprendre. Si vous intégrez une approche ludique en formation (quel que soit le type de jeu, en ligne ou présentiel), il est impératif de faire suivre chaque jeu d’un feedback.

Car c’est de ce feedback/débriefing que les apprenants auront la possibilité de synthétiser, structurer et partager leur(s) apprentissage(s).

Voici ce que je vous invite à faire dès maintenant :

  1. Si vous considériez le jeu comme une fantaisie hors propos dans le cadre de vos formations, repensez-y à 2 fois 😉
  2. Essayez d’intégrer progressivement une approche ludique dans vos formations. Si vous n’avez pas encore l’habitude d’intégrer et animer des jeux en contexte pédagogique, je vous conseille de commencer par les jeux-cadres de Thiagi. En effet, il existe déjà des ressources détaillées concernant l’implémentation de ce type de jeu. De plus, leurs structures et règles peuvent s’adapter à de très nombreux contenus (grande flexibilité et adaptabilité).
  3. Si vous utilisez déjà des jeux, mais que vous éprouvez des difficultés à réaliser un feedback, réalisez systématiquement un feedback/débriefing à la fin de chaque jeu, sur base de la méthode PEA.

Sources :

  • Dempsey, J.V. & Sales, G.C. (1993). Interactive instruction and feedback. New Jersey: Educational Technology Publications.
  • Hourst, B. & Sivasailam, T. (2007). Modèles de jeux de formation: Les jeux-cadres de Thiagi. Paris: Eyrolles.
  • Randel, J.M., Morris, B.A., Douglas Wetzel, C. & Whitehill, B.V. (1992). The effectiveness of games for educational purposes: A review of recent research. Simulation and Gaming, 23(3), 261-276.
  • Prensky, M. (2006). Listen to the natives. Learning in the Digital Age, 63(4), 8-13.
  • Van Eck, R. (2006). Digital game-based learning: It’s not just the digital natives who are restless. Educause Review, 41(2), 16-30.

Retour sur la conférence SeriousGame.be 2011 : résumé, analyse et perspectives

La deuxième conférence SeriousGame.be s’est déroulée ce jeudi 26 mai 2011 à Louvain-le-Neuve. Cet événement majeur de la sphère techno-ludique en Belgique peut d’emblée être qualifié de « succès » au vu du public rassemblé (près de 470 personnes au total). Je vous propose de passer en revue le programme de l’événement, ses points forts et les perspectives d’avenir :

Retour sur la conférence SeriousGame.be 2011
Résumé et analyse de la conférence SeriousGame.be 2011 – événement majeur de la sphère techno-ludique en Belgique – qui a rassemblé près de 470 personnes.

Il y a un peu plus de deux semaines se tenait la fameuse conférence SeriousGame.be 2011. Cette deuxième édition s’est déroulée à l’Aula-Magna, à Louvain-la-Neuve (Belgique). Après une première édition réussie en 2010, les organisateurs avaient placé la barre assez haut en termes de contenu et de qualité. En termes de résultats, que dire de cette édition 2011 ?

Du côté des chiffres, l’événement fut, sans conteste un véritable succès : 18 présentations et démos, 623 inscriptions, 470 personnes présentes le jour-même, et 133 internautes ayant suivi la transmission en live streaming. Si on ajoute à cela le stands des exposants présents durant la journée, autant dire qu’on ne pouvait pas s’y ennuyer !

Personnellement je n’ai pu assister qu’aux présentations et démos de l’après-midi, consacrées aux Exergames et Learning Games. Impossible de ne pas mentionner le grand gagnant du prix « NOW.Belle » de cette année : LudoMedic, un jeu sur la thématique de la préparation à l’hospitalisation. Les autres productions qui ont particulièrement attiré mon attention cette année : R.O.G.E.R. (application médicale d’aide à la rééducation sur Xbox360), Ultimate Sales Manager et NIU Leadership Game.

Pour vous donner une idée de l’ensemble, je vous propose de découvrir quelques photos et vidéos prises lors de l’événement :

 

 

 

Les points positifs

  • J’ai beaucoup apprécié l’organisation globale de l’événement. Une gestion de main de maître dans les moindres détails : depuis l’accueil jusqu’à la salle de conférence, tout était prévu pour guider le visiteur sans qu’il n’ait à se poser de questions.
  • Mention spéciale au gardien du temps qui a parfaitement géré le timing. Dans ce genre d’événements, il s’agit souvent d’un enjeu et défi considérable. En ce qui concerne l’après-midi, en tout cas, l’horaire fixé a été soigneusement respecté, à 15 minutes près.
  • Elément assez agréable à mentionner : la présence d’un TweetWall entre les présentations. Etant donné que la salle était équipée d’un WiFi, il était tout à fait possible de tweeter en live, les discussions mentionnant le hashtag #SG11 apparaissant automatiquement sur l’écran de projection.
  • Autre excellent point : la volonté des organisateurs de focaliser les présentations sur des démos concrètes. Les présentations allaient donc droit au but, sans longues tergiversations, et permettaient d’avoir un aperçu du contenu des jeux.
  • La possibilité de pouvoir suivre l’événement en live streaming était également une excellente idée. Non nécessaire en qui me concernait cette fois-ci, mais j’avais déjà pu apprécier cette fonctionnalité l’année dernière, n’ayant pu me déplacer.

Les points à améliorer

  • Si je n’ai pas été déçu quant aux aspects technologiques des jeux présentés, j’ai été assez frustré de ne pas pouvoir en apprendre davantage sur les dispositifs pédagogiques mis en place autour des Learning Games. Suggestion pour l’année prochaine : allonger de 10 minutes chaque présentation (quitte à sélectionner moins d’intervenants) afin que l’on puisse comprendre dans quel type de dispositif s’inscrit le jeu.
  • Alors que le TweetWall fut pour moi une bonne surprise, j’ai trouvé dommage qu’il n’apparaisse que durant les transitions entre chaque présentation. J’aurais aimé un fil en continu, même durant les démos, afin que l’ensemble de la salle puisse suivre les discussions en direct.
  • Pour rebondir sur cette dernière remarque, j’ai été déçu qu’il n’y ait pas eu de séances de questions-réponses entre chaque intervention, et que les intervenants ne réagissent pas aux commentaires ou questions postées sur Twitter. Si je ne me trompe, une seule personne a régi au TweetWall : Philippe Reynaert, qui a d’ailleurs pris au premier degré un tweet de ma part (certes un tantinet provocateur, je le reconnais) concernant l’intervention du représentant du ministre Marcourt. Dommage !

Perspectives

Au vu de cet excellent cru 2011, je suis impatient de voir ce que nous réserve l’édition 2012. Avec une organisation des plus soignées et des intervenants de qualité (en grande majorité en tout cas), la barre vient de s’élever encore d’un cran. La phase de décollage est donc d’ores et déjà assurée et réussie. J’ai pour ma part toute confiance envers les organisateurs dans leur capacité à relever le défi et à prendre leur vitesse de croisière !

À noter que vous pouvez retrouver l’ensemble des présentations et démos de la journée en streaming différé sur le site officiel de l’événement.

Participez à la conférence SeriousGame.be 2011 : programme, infos et inscriptions

Depuis quelques années, le terme « Serious Game » commence à se faire une place au sein des dispositifs pédagogiques. Afin de faire connaître ses enjeux et ses évolutions, plusieurs entreprises se sont regroupées en 2010 pour créer la première conférence « SeriousGame.be ». Organisée en mai dernier à Mons (Belgique), cette première édition avait connu un franc succès.

Pour cette année 2011, les organisateurs remettent le couvert… à notre plus grand bonheur ! Je vous propose donc de découvrir ce qui vous attend lors de cette deuxième conférence « SeriousGame.be » :

Participez à la conférence SeriousGame.be 2011 : programme, infos et inscriptions
Participez à la conférence SeriousGame.be ce jeudi 24 mai 2011 à Louvain-la-Neuve : showcases, présentations, démonstrations.

Programme

Autant dire qu’on ne risque pas de s’y ennuyer. Le programme proposé est dense, complet et fera la part belle aux démonstrations pratiques. La première partie de la journée sera ainsi consacrée aux advergames et aux jeux éducatifs, avec des acteurs connus dans le monde du jeu sérieux (notamment Taatu, Lemon Crush, Serious Factory, 3dDuo,…).

La deuxième session de démonstrations sera elle consacrée aux mondes virtuels ainsi qu’aux jeux utilisés en contexte de formation professionnelle (personnellement c’est la partie que j’attends avec le plus d’impatience). On aura ainsi l’occasion de découvrir un exemple d’application médicale via le Kinect de Microsoft (pour Xbox360) qui sera présenté par Fishing Cactus.

Et, cerise sur le gateau, Stephan Atsou (CrossKnowledge) et Martine Frebutte (Belgacom Corporate University) viendront nous présenter le SeriousGame qui a fait le buzz dans le monde de la formation ces derniers moisNIU Leadership Game, le premier SeriousGame implanté à grande échelle en intra-entreprise en Belgique.

À noter également que de nombreux exposants seront présents tout au long de la journée pour présenter leurs créations. La journée sera clôturée par la remise du prix « NOW.Belle » afin de récompenser le SeriousGame le plus innovant de la journée.

Pour prendre connaissance du programme complet et détaillé, je vous invite à consulter le site web officiel de l’événement : http://www.seriousgame.be/conference/programme/

Informations pratiques

  • Où ? Aula-Magna – Place Raymond Lemaire, 1 – Louvain-la-Neuve (Belgique)
  • Quand ? Le jeudi 26 mai 2011, de 8h30 à 18h30

Inscriptions

Pour participer à cette journée, l’inscription est gratuite, MAIS obligatoire. Pour vous inscrire, je vous invite à vous rendre sur la page d’inscription sur le site officiel de l’événement : http://www.seriousgame.be/conference/inscription/

Si vous n’avez malheureusement pas l’occasion de faire le déplacement, la journée sera intégralement retransmise en live streaming.

Pour cette seconde édition, les organisateurs ont placé la barre très haut. Une journée placée sous le signe de l’innovation, de la découverte et de l’interactivité, dans une ambiance dynamique et rythmée. Sans conteste, l’événement à ne pas manquer si vous naviguez dans le monde de la formation et des nouvelles technologies. Personnellement, j’ai hâte d’y être !