9 manières de réduire la charge cognitive de vos participants durant vos formations et présentations

Comme je vous le disais dans l’article de lundi, la surcharge cognitive est un phénomène crucial qui peut menacer la digestion mentale de vos participants.

Lorsque leur mémoire de travail est trop sollicitée – notamment en raison d’un contenu trop important ou trop complexe – le cerveau de vos participants peut rapidement devenir saturé en informations.

Outre un tube d’aspirine, je vous invite à découvrir ci-dessous 9 manières de réduire la charge cognitive au moment de délivrer votre contenu, que ce soit dans le cadre de formations, conférences et présentations :

9 manières de réduire la charge cognitive de vos participants durant vos formations et présentations
Découvrez 9 manières de réduire la charge cognitive de vos participants lors de vos prochaines formations et présentations en public.

1. Équilibrez les canaux verbaux et visuels

Dans le cas d’une présentation, si vous avez tendance à inclure trop d’informations sur vos diaporamas, réduisez-en le contenu en privilégiant des images, photos, animations, schémas, mots-clés… Accompagnez vos slides en présentant oralement le contenu et les détails.

2. Segmentez davantage votre contenu

Respectez la règle suivante : 1 idée / concept = 1 diapositive. Évitez de concentrer des concepts différents sur un même slide. Au moment de passer d’une diapo à l’autre, prenez votre temps pour permettre à vos participants de vous suivre. Idem dans le cas d’une animation de groupe (sous forme de jeu, par exemple) : énoncez chaque étape / règle à la fois, sans vous précipiter.

3. Délivrez une partie de votre contenu à l’avance

Si vous en avez la possibilité, prévoyez de rendre votre contenu disponible avant le jour de votre intervention (en tout ou en partie). Ou en tout cas amorcez la pompe et préparez le terrain pour éviter de saturer les participants en une fois. Vous pouvez par exemple capitaliser les bénéfices et avantages des plateformes d’apprentissage en ligne (LMS).

4. Éliminez les éléments superflus

En tant qu’experts dans des domaines spécifiques, nous avons souvent tendance à vouloir tout dire, tout montrer, et de ne surtout rien oublier. Faites des concessions et concentrez-vous sur l’essentiel. Allez droit au but sans complexifier votre contenu.

5. Mettez une partie de votre contenu en évidence

Certains éléments de notre contenu nous paraissent tellement évidents que nous ne prenons pas toujours la peine de le notifier auprès de nos participants. Au moment de présenter un élément crucial, insistez sur ce point, répétez-le, mettez-le en évidence.

6. Mettez certaines informations en parallèle

Sur un diaporama, pour que votre message passe auprès de vos participants, il est nécessaire de présenter les éléments parents de manière parallèle. Par exemple : le titre d’un graphique, un mot-clé rattaché à une image… Présentez votre contenu de manière cohérente et synchrone afin que votre public puisse comprendre votre slide d’un simple coup d’oeil.

7. Éliminez les redondances

À l’heure actuelle, trop de diaporamas ne consistent qu’en une suite de phrases présentées sous forme de listes à puces. Le présentateur se contente alors de lire le contenu du slide, un peu comme un prompteur. Le problème, c’est que le temps que vous ayez terminé de lire la première ligne, vos participants auront déjà terminé de lire le slide en entier. Évitez donc de présenter oralement le contenu de vos diapos stricto sensu.

8. Synchronisez votre narration avec l’animation

Lorsque vous présentez un contenu visuel (image, schéma, graphique…), expliquez-le oralement en même temps que vous l’affichez à l’écran. Évitez de revenir sur les éléments précédents. Vous risqueriez d’induire une certaine confusion chez vos participants et de surcharger leur mémoire de travail.

9. Individualisez votre contenu

Pour que votre contenu fasse écho chez vos participants, essayez de l’adapter à leur contexte, à leur situation, à leur vécu. Utilisez des exemples et anecdotes parlantes. Tentez, dans la mesure du possible, de personnaliser les informations que vous leur délivrez. Votre public arrivera ainsi à mieux faire des liens entre vos propos et leur expérience.

Passez à l’action, dès votre prochaine formation ou présentation !

Maître-mot à retenir aujourd’hui : allez à l’essentiel en évitant de surcharger le contenu de vos formations et présentations.

  1. Sélectionnez 3 concepts qui vous parlent, parmi la liste ci-dessus.
  2. Reprenez le plan et le contenu de votre prochaine formation / présentation.
  3. Essayez d’adapter votre contenu en fonction des 3 concepts choisis.

Je vous invite également à relire les 10 principes à prendre en compte pour concevoir des environnements d’apprentissage multimédia.

Et n’hésitez pas à venir faire part de votre vécu en laissant un commentaire ci-dessous !… 😉

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Source :

Mayer, R.E. & Moreno, R. (2003). Nine ways to reduce cognitive load in multimedia learning. Educational Psychologist, 38(1), 43-52.

Épargnez à vos participants des maux de tête canons en réduisant la charge cognitive durant vos interventions

Lors d’une formation ou d’une présentation en public, vos participants sont activement sollicités dans le but d’assimiler une certaine quantité d’informations.

Le problème, c’est que quand la quantité d’informations est trop importante, ou lorsque le contenu présenté atteint un niveau de complexité trop élevé, un phénomène de saturation se produit dans le chef de votre public : il s’agit de la surcharge cognitive.

Je vous propose d’approfondir ici le concept de charge cognitive, et de voir en quoi ce phénomène est crucial pour éviter à vos participants de se ruer sur une boite d’aspirine, une fois votre intervention terminée !

Épargnez à vos participants des maux de tête canons en réduisant la charge cognitive durant vos interventions
Découvrez en quoi consiste le phénomène de surcharge cognitive afin de favoriser l’assimilation de votre contenu par vos participants.

Avant d’aborder concrètement le concept de la charge cognitive, laissez-moi préciser 3 éléments importants à propos du fonctionnement de notre cerveau en situation d’apprentissage (lors d’une formation, conférence ou présentation) :

  1. Le processus d’assimilation de l’information repose sur 2 canaux d’entrée principaux : un canal visuel et un canal verbal. Les informations visuelles et verbales sont ainsi assimilées séparément, avant d’être traitées, combinées et intégrées.
  2. Chaque canal d’entrée possède une capacité limitée d’assimilation : seuls un nombre restreints de processus cognitifs peuvent prendre place en même temps dans chacun de ces canaux. Notre mémoire de travail permet ainsi de conserver plus ou moins 7 informations de manière simultanée. En outre, cette zone tampon est extrêmement limitée dans le temps (30 secondes environ !).
  3. Pour être significatif et efficace, l’apprentissage nécessite la mise en oeuvre de nombreux processus cognitifs au niveau des canaux visuels et verbaux. Ces processus incluent notamment le fait de porter attention au contenu présenté, d’organiser ce contenu de manière cohérente, et de l’intégrer aux connaissances existantes.

Je vous invite à découvrir la vidéo ci-dessous qui vous expliquera tout ça en images… et comme une image vaut mieux que 1.000 mots 😉

[youtube]http://youtu.be/9ZcjWzXTHng[/youtube]

 

La charge cognitive constitue donc l’ensemble des processus cognitifs qui ont lieu chez vos participants, au moment d’assimiler un certain contenu.

Le phénomène de surcharge cognitive intervient quant à lui à partir du moment où la mémoire de travail est trop sollicitée : le nombre d’informations stockées en mémoire de travail est trop important, ou trop complexe pour être assimilé directement.

Les canaux d’entrée sont alors rapidement saturés, ce qui conduit à un mauvais traitement des informations et une faible intégration du contenu.

Un peu comme un verre dans lequel on essaierait de déverser plusieurs bouteilles d’eau à la fois !

(J’en profite pour vous inviter à lire la métaphore du verre d’eau, publiée il y a quelques semaines par Olivier Richard du blog SimpleSlide)

À ce stade, une question commence peut-être à poindre le bout de son nez : comment réduire la charge cognitive des participants ?

Je tenterai de répondre à cette question mercredi. Stay tuned !… 🙂

Et vous, avez-vous déjà été confronté au phénomène de surcharge cognitive ?

Comment avez-vous réussi à contourner cette difficulté ? Partagez vos vécus et expériences ci-dessous »

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Source :

Mayer, R.E. & Moreno, R. (2003). Nine ways to reduce cognitive load in multimedia learning. Educational Psychologist, 38(1), 43-52.

4 manières originales de structurer le plan et mieux visualiser le contenu de votre présentation

Dans l’article de lundi, je partageais avec vous 3 outils et techniques pour vous aider à générer des idées et éviter le syndrome de la page blanche au moment de réaliser votre prochaine présentation.

Pourtant, une fois vos idées sur le papier, il n’est parfois pas évident de les visualiser et de les structurer en un tout cohérent pour faciliter la transmission de votre message.

Je vous propose aujourd’hui de découvrir 4 outils qui vont vous aider à y voir plus clair :

4 manières de structurer le plan et mieux visualiser le contenu de votre présentation
MindMapping, Storytelling, Modèle SPRI, Storyboarding : Découvrez 4 façons simples et efficaces de structurer le plan et mieux visualiser le contenu de votre prochaine présentation.

Le MindMapping

Le MindMapping est une technique utile pour structurer et visualiser vos idées. Elle consiste à partir d’une idée centrale, et de créer autant de branches que vous avez d’idées.

Chaque branche peut donner lieu à une nouvelle sous-branche, créant ainsi une ramification de plus en plus étendue (voir exemple ci-dessous).

Pour créer votre map, 2 solutions s’offrent à vous :

  • Dessiner votre carte à la main, au moyen d’une feuille blanche et de feutres de couleurs,
  • Recourir à un logiciel informatique spécialisé (comme iMindMap ou FreeMind).

Le périple du Héros

Une autre manière de délivrer votre message consiste à utiliser le storytelling, ou l’art de raconter une histoire : l’implication émotionnelle suscitée chez le participant permettra d’augmenter le taux de rétention des informations présentées.

Un des outils les plus utilisés, pour ce faire, est le périple du Héros (voir image ci-dessous).

(Source: http://nicolefodale.ca/2011/09/mes-interets/scenario/le-voyage-du-heros)

Le modèle SPRI

Pour structurer votre contenu, vous pouvez utiliser un schéma-cadre, tel que le modèle SPRI. Ce modèle en 4 étapes consiste à présenter :

  1. La situation : exposez les faits,
  2. Le problème : en quoi la situation pose problème,
  3. La résolution : comment résoudre ce problème,
  4. Les informations : le détail pour résoudre le problème.

Ce schéma peut vous être particulièrement utile pour décrire un plan d’action.

Le storyboarding

Au cinéma, la très grande majorité des films sont préparés à l’aide d’une technique appelée storyboarding : cette méthode consiste à planifier, de manière visuelle, l’ensemble des séquences qui seront filmées, sous forme de planches dessinées ou animées.

Vous pouvez vous aussi vous inspirer de cette technique au moment de préparer une présentation ou un parcours de formation en ligne. Pour ce faire, pas besoin de matériel couteux : un bloc-notes, un crayon et/ou des feutres de couleurs.

Ainsi armés, l’objectif sera de concevoir vos slides au brouillon, de sorte que, une fois votre canevas défini, vous n’ayez qu’à reproduire le résultat à l’écran.

Notez que certains logiciels de présentation et outils-auteurs E-Learning proposent déjà un mode storyboard intégré.

Gardez ces 3 mots en tête : sens, simplicité et structure !

Une fois le contenu de votre présentation défini, passez le en revue en vous assurant que les 3 points suivants sont respectés :

  • Le message que vous allez délivrer a-t-il un sens ?
  • Est-il suffisamment simple à comprendre par votre public ?
  • Votre structure est-elle pertinente et cohérente ?

Et vous, quel est votre méthode/outil de prédilection pour structurer votre message ?

Je vous invite à partager vos techniques et ressources dans les commentaires ci-dessous »

Comment générer 10 idées par seconde pour vos présentations et ne plus jamais tomber en panne d’inspiration

Lorsqu’on doit pour la première fois préparer une présentation, il n’est pas toujours facile de trouver des idées vraiment innovantes.

La peur de se retrouver devant une page blanche est également bien présente. On a donc tendance à rester dans des schémas de pensée classiques, traditionnels, et donc à refaire pour la enième fois la même présentation, sans plus y apporter la moindre touche d’originalité.

Il existe pourtant des méthodes simples et efficaces pour favoriser votre créativité. Je vous propose aujourd’hui de découvrir 3 de ces techniques, afin de ne plus jamais vous retrouver en manque d’idées ou en panne d’inspiration :

Comment générer 10 idées par seconde pour vos présentations et ne plus jamais tomber en panne d’inspiration
BrainBloom, flux d’idées, QQOQCCP : Découvrez 3 techniques pour générer un maximum d’idées et éviter la panne d’inspiration au moment de préparer vos présentations.

1. La méthode du BrainBloom

L’objectif du BrainBloom est de vous permettre de générer rapidement un grand nombre d’idées à partir d’une idée centrale.

Par exemple, si vous définissez le thème principal FORMATION, votre but sera de générer un maximum de mots-clés liés à cette thématique. Notez tout ce qui vous passe à l’esprit, sans vous limiter ou vous corriger.

Le fait d’associer des mots-clés à votre idée principale vous permettra certainement d’ouvrir des pistes auxquelles vous n’auriez pas songé.

brainbloom

2. La technique du flux d’idées

L’objectif du flux d’idées est sensiblement le même que celui du BrainBloom : vous permettre de trouver plus d’idées en un temps record.

La différence avec le BrainBloom réside en ceci : dans le flux d’idées, vous notez une idée de départ. Et à partir de cette idée, vous générez un mot-clé qui vous vient spontanément. Ensuite, à partir du nouveau mot-clé généré, vous produisez un nouveau mot-clé… et ainsi de suite !

Cette technique vous permet donc de trouver chaque fois une nouvelle idée ou un nouveau concept, à partir de l’idée générée précédemment.

flux d'idées

3. La règle du QQOQCCP

Quand vous partez de zéro, la règle du QQOQCCP peut vous être d’un grand secours : elle vous permet de vous poser 7 questions essentielles, afin de faire le tour d’une problématique, d’une situation :

  • QUI : de qui, avec qui, pour qui ?…
  • QUOI : avec quoi, en relation avec quoi ?…
  • : par où, vers où ?…
  • QUAND : à quelle fréquence, à partir de quand, jusque quand ?…
  • COMMENT : de quelle façon, dans quelles conditions, par quel procédé ?…
  • COMBIEN : dans quelle mesure, à quelle quantité ?…
  • POURQUOI : quelle cause, quel facteur déclenchant, quel motif, quelle finalité ?…

Cela vous permettra de constituer un panorama assez large par rapport à votre idée de départ.

Enfin, gardez sur vous de quoi prendre des notes !

Les méthodes présentées ci-dessus seront évidemment à assaisonner selon vos besoins et envies.

N’oubliez pas non plus que, parfois, nos meilleures idées surgissent au moment où nous nous y attendons le moins. Je vous recommande dès lors de conserver sur vous de quoi noter (carnet de notes, application mobile sur votre smartphone…). De sorte que, quand une idée vous vient à l’esprit, vous puissiez en conserver une trace écrite.

Autre suggestion : si vous disposez d’un tableau blanc dans votre bureau (ou toute autre surface plane), n’hésitez pas à utiliser des post-its !

Puis, une fois vos idées générées, vous pourrez passer à l’étape de recherche d’infos et de structure de votre message.

Je vous réserve ça pour mercredi !… 😉

Et vous, quelles sont les méthodes que vous utilisez pour générer des idées ? Quelles sont celles qui vous semblent les plus simples et efficaces ?

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[E-Book Gratuit] 152 blogueurs se dévoilent : les 3 livres qui ont changé leur vie

Dans le cadre de la Croisée des Blogs du mois de juillet, j’ai participé à l’événement inter-blogueur organisé par le blog Des Livres pour Changer de Vie sur la thématique « Les 3 livres qui ont changé votre vie« .

Vous pouvez retrouver ici l’article que j’avais rédigé pour l’occasion : Les 3 livres qui ont radicalement changé ma pratique et ma vision de la formation en entreprise

L’ensemble des articles participants ont été compilés dans un livre électronique, que je vous invite à télécharger gratuitement ci-dessous :

Cliquez ici pour télécharger gratuitement cet E-Book »

(Si le téléchargement ne démarre pas automatiquement, effectuez un clic droit sur le lien ci-dessus au moyen de votre souris, et cliquez sur l’option « Télécharger le fichier lié sous »)

Je vous souhaite d’agréables lectures et découvertes, ainsi qu’un excellent week-end !… 😉

Passer à l’action : l’élément-clé à prendre en compte si vous ne voulez pas que votre formation retombe comme un soufflé

Au moment de concevoir leurs parcours de formation, la plupart des formateurs se concentrent sur 2 éléments principaux : le contenu de la formation, et la forme. C’est-à-dire comment réussir à faire passer un message et à favoriser le développement des compétences de leurs apprenants.

Si la motivation et l’engagement des participants constitue un enjeu essentiel, un autre aspect fondamental est pourtant souvent négligé : l’engagement des apprenants après la formation. Dit autrement : comment faire en sorte que ceux-ci passent à l’action le plus rapidement et le plus efficacement possible après la formation elle-même.

Cet enjeu est d’autant plus capital que si les apprenants ne mettent pas en pratique leurs acquis après la formation, tous les bénéfices de celle-ci se retrouvent anéantis au bout d’un mois à peine. C’est ce que Charles Jennings évoquait notamment dans sa vidéo sur le modèle 70:20:10.

À mes yeux, il y a donc 2 raisons principales de favoriser l’engagement et permettre à vos apprenants de passer à l’action après votre formation :

  • Pour éviter que les effets de la formation ne retombent comme un soufflé,
  • Pour leur permettre d’ancrer durablement le développement de leurs compétences.

Dans le cadre de la Croisée des Blogs de ce mois et de l’événement inter-blogueurs organisé par le blog Penser et Agir, je vous propose de découvrir ci-dessous 5 pistes possibles pour permettre à vos apprenants de passer à l’action :

Passer à l’action : l’élément-clé à prendre en compte si vous ne voulez pas que votre formation retombe comme un soufflé
Découvrez pourquoi et comment engager vos apprenants et leur permettre de passer à l’action rapidement après votre formation.

1. Favorisez une dynamique ludique et participative

Avec l’arrivée progressive de la Génération Y au sein des entreprises, le monde de la formation se trouve à un tournant : les parcours sont de plus en plus axés sur un mode interactif et participatif. À bas les séances théoriques ennuyeuses durant lesquelles le formateur ne fait que réciter son diaporama PowerPoint !

L’une des activités les plus plébiscitées dans ce cadre est le jeu. Et l’expérience démontre maintenant depuis plusieurs années qu’il s’agit d’un puissant outil pour favoriser à la fois la motivation et l’engagement des apprenants en formation.

Le formateur devient alors animateur-facilitateur d’apprentissage et sort de son rôle habituel de prof. De plus, la recherche a démontré que les apprenants se souviennent mieux d’activités durant lesquelles ils ont été actifs et acteurs de leur propre développement.

2. Permettez aux participants de transposer leurs apprentissages

Favoriser la motivation des apprenants, c’est bien. Faire en sorte qu’ils puissent contextualiser leurs apprentissages c’est encore mieux !

Ne perdez pas de vue que, quel que soit le type d’activité mise en place durant votre parcours de formation, votre objectif sera de permettre à vos participants d’utiliser leurs acquis d’apprentissage concrètement sur le terrain.

Si vous organisez des jeux, veillez donc à faire suivre votre activité par un débriefing pour permettre à vos apprenants de transposer leur vécu et les outils découverts dans leur contexte professionnel.

3. Demandez aux apprenants de prendre UN engagement

À la fin d’une formation, la tendance veut qu’on réalise un rapide tour de table pour demander à chacun ce qu’il a pensé de la formation. L’idée est louable, mais tout à fait insuffisante !

Au lieu de demander aux participants d’évaluer la formation (ce qu’ils peuvent faire en dehors sans aucun problème), invitez-les à choisir chacun un objectif ou engagement personnel. Ce qui pourrait être formulé de la manière suivante :

« Choisissez un objectif / engagement que vous allez mettre en place concrètement dans le mois qui suivra ce parcours de formation »

Vous pouvez vous aider des objectifs PIANOS pour formuler un engagement de ce type. Un conseil : n’acceptez qu’UN seul engagement par participant. Mieux vaut qu’ils réussissent un objectif à fond, que de ne rien faire du tout !

4. Organisez une séance de feedback en groupe

Si vous en avez le temps et l’occasion, je vous recommande vivement de réunir vos participants quelques semaines après votre formation.

Les avantages d’une telle formule sont multiples :

  • Vous pouvez vous assurer que les engagements de chacun ont été respectés,
  • S’ils n’ont pas été respectés, c’est l’occasion de déterminer la source du problème et de trouver une solution en collaboration avec les autres membres du groupe,
  • Cela vous permet d’obtenir un feedback de leur part avec un certain recul.

5. Mettez en place un accompagnement en ligne

Les avantages et bénéfices d’un accompagnement en ligne sont comparables à ceux cités ci-dessus.

Dans le cas d’une formation inter-entreprise, cela permettra en plus au groupe de rester en contact, d’échanger entre eux et de continuer à vous poser leurs questions. Ce qui permet le maintien d’une certaine dynamique de groupe.

En terme d’engagement, il s’agit de la solution qui me semble avoir le plus d’impact en terme d’engagement à long terme.

Quels outils utiliser pour favoriser l’engagement des apprenants ?

Il existe plusieurs outils gratuits pour permettre à vos apprenants de continuer à partager et échanger avec vous et entre eux. Je pense notamment à des LMS (Learning Management System) tels que Moodle ou Claroline.

Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec ces deux solutions, notez que WordPress – agrémenté de quelques plugins, comme BuddyPress – peut constituer un choix tout à fait honorable.

Et si vous souhaitez organiser des séances d’accompagnement en live, je retiens 3 solutions payantes : Skype (payant si appels vidéo de 2 personnes ou plus), GoToWebinar et WebEx.

Et vous, comment quel engagement allez-vous choisir au moment d’organiser votre prochain parcours de formation ?

Je vous invite à partager vos questions et objectifs dans les commentaires ci-dessous »

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Cet article participe à l’événement inter-blogueurs « Penser et agir, à quel moment devez-vous passer à l’action » organisé par le blog Penser et Agir.

Comment préparer et structurer efficacement vos présentations : la méthode GPS en 3 étapes

Pour préparer votre prochaine présentation ou conférence, il est essentiel de laisser votre ordinateur de côté pour vous focaliser sur le sens que vous souhaitez donner à votre message.

Vous risquez sinon de vous laisser embourber dans votre réflexion, et de vous enfermer dans un modèle de présentation non adapté à votre contexte.

Afin de rendre votre message clair et cohérent pour votre public, il vous faudra, dans un premier temps, définir l’objectif principal de votre présentation :

  • Quel est le but que vous aimeriez atteindre ?
  • Que souhaitez-vous que votre auditoire soit capable / en mesure de réaliser ?
  • Quel est l’appel à l’action que vous voulez leur adresser ?

Une fois cet objectif en tête, vous pouvez commencer à collecter, générer et structurer vos idées.

Pour réussir cette phase préliminaire de manière simple et efficace, je vous propose de découvrir la méthode GPS. Elle se compose de 3 étapes, pas forcément linéaires :

Comment trouver 10 idées par seconde et structurer efficacement vos présentations : la méthode GPS en 3 étapes
Découvrez la méthode GPS en 3 étapes pour générer des idées à la pelle et structurer vos présentations de manière simple et efficace.

1. Générez des idées

Lorsque vous aurez clairement défini l’objectif à atteindre avec votre présentation, vous aurez déjà les idées plus claires sur les étapes à mettre en place.

À ce stade, le but est de laisser venir le maximum d’idées, d’éléments qui pourraient s’intégrer dans votre présentation, peut importe leur pertinence ou leur cohérence : mots-clés, phrases-clés, idées de structure, des images qui vous viennent en tête… Notez-les, dessinez-les, mais ne les perdez surtout pas de vue. Vous ferez le tri plus tard !

Pour ma part, durant cette phase, j’aime quitter mon bureau, marcher dans le parc qui se trouve à 5 minutes, éventuellement aller boire un verre. J’emporte avec moi mon cahier de notes, un jeu de crayons et de feutres, et aussi quand même mon ordinateur portable (mais seulement pour l’étape 2 !).

En effet, pour ma part, je ne réalise pas les étapes 1 et 2 de manière séquentielle, mais de manière parallèle. Je vous renvoie à l’article de lundi dernier pour comprendre ma position sur ce sujet.

Notez que cette phase de brainstorming peut évidemment s’appliquer pour préparer une réunion ou une formation, ce qui est le plus souvent mon cas.

Et si vous n’avez pas la chance de pouvoir vous balader dans un parc à proximité de votre lieu de travail, ou de sortir boire un verre au bar du coin de la rue, essayez autant que possible de vous mettre dans les meilleures conditions pour faire émerger vos idées : évitez votre bureau, trouvez un endroit calme, qui vous inspire… et coupez toute distraction (comme votre téléphone mobile, par exemple).

2. Préparez votre contenu : le fil vert

Il s’agit ici de rechercher et collecter toutes les informations qui seront nécessaires à l’élaboration de votre message.

Personnellement, le moyen le plus simple et efficace que je connaisse est de réaliser une recherche sur Internet. Outre Google, il existe certainement de nombreuses ressources, appropriées à votre domaine d’activité, où vous pourrez trouver les éléments dont vous avez besoin : données, chiffres, statistiques…

Cette phase fera sans doute émerger de nouvelles idées et alimentera votre réflexion de la phase 1. C’est pour cette raison que je préfère travailler de manière parallèle à ce stade : le brainstorming me pousse à trouver des infos complémentaires, et ma recherche/collecte d’infos fait émerger de nouvelles idées.

Au fur et à mesure de votre progression, vous vous rendrez compte que le sens et la structure de votre présentation – ce que j’appelle le fil vert – vont tout doucement se mettre en place.

3. Structurez votre plan

Maintenant que votre contenu est défini et que vous avez réuni toutes vos idées, vient le moment de sélectionner les idées et infos les plus pertinentes. Et de les agencer en un tout cohérent.

Pas de baguette magique à ce niveau : tout dépend de la durée de votre intervention et des besoins et attentes de votre audience.

Ce que je peux toutefois vous conseiller, c’est d’aller à l’essentiel et de vous focaliser sur les éléments principaux à mettre en avant. Prenez exemple sur Apple : leurs conférences peuvent parfois durer 1h30, mais le nombre de sujets abordés se limite souvent à 3 éléments-clés… voire parfois 4 (le fameux « One More Thing »).

Une fois arrivé à ce stade, j’aime bien utiliser le mindmapping pour structurer ma pensée. Cette méthode m’aide notamment à visualiser le plan de la présentation (ou de la formation) et à couper court là où ce n’est pas nécessaire.

Un flux en perpétuelle évolution… et pas forcément séquentiel !

Je le disais un peu plus haut : ces 3 phases ne sont pas nécessairement séquentielles, mais parallèles. La première renforce la seconde, qui renforce la troisième, et influence à nouveau la première, etc.

N’essayez donc pas de cadrer absolument de manière stricte ces différentes étapes. Je vous invite plutôt à les considérer comme un flux qui s’alimente de manière globale, au fur et à mesure que vous générez des idées et collectez vos informations.

Si vous en avez l’occasion, je vous encourage vivement à partager le fruit de vos réflexions avec quelqu’un de votre entourage : un collègue, un ami… Vous constaterez peut-être que le fait d’en parler fera émerger en vous de nouvelles idées, tout en bénéficiant du feedback direct de votre interlocuteur.

Je préfère préciser aussi qu’il ne s’agit pas d’une méthode universelle. Par exemple, pour la phase de brainstorming, certains préféreront écouter du métal à fond la caisse, d’autres se sentiront plus à l’aise avec les Quatre Saisons de Vivaldi, d’autres encore auront besoin du silence le plus absolu.

Sentez-vous donc totalement libre de l’adapter à votre sauce, en fonction de vos besoins et envies 🙂

Pour préparer vos prochaines présentations, éloignez-vous de votre ordinateur… mais pas trop !

Au moment de préparer une présentation, il est facile de se laisser distraire et absorber par notre outil de production : Keynote, PowerPoint…

Or, comme je le disais précédemment dans l’article consacré au modèle 70:20:10, il est vital de prendre le temps de préparer soigneusement votre présentation, plutôt que de plonger tête baissée dans l’outil.

Ainsi, le temps de préparation devrait prendre une place prépondérante dans l’élaboration de votre message.

Pourtant, si vous devriez effectivement bannir votre logiciel de présentation comme support premier à la préparation, rejeter complètement l’ordinateur est, à mon humble avis, une erreur à ne pas commettre.

Je vous invite à découvrir ci-dessous 3 raisons de vous éloigner de votre ordinateur au moment de préparer votre présentation… et une bonne raison quand même de le conserver à proximité :

Pour préparer vos prochaines présentations, éloignez-vous de votre ordinateur... mais pas trop !
Pour préparer vos prochaines conférences et présentations en public, éloignez-vous de votre ordinateur… tout en le gardant à proximité.

Pourquoi vous devriez vous éloigner de votre ordinateur…

1. Vos meilleures idées ne sortiront pas de votre ordinateur

John Cleese, célèbre acteur britannique, le dit lui-même :

« Nous ne savons pas d’où proviennent nos idées. En revanche, nous savons que nous ne les tirons pas de nos ordinateurs. »

Et je pense que c’est vrai, dans la grande majorité des cas. Essayez de vous rappeler les fois où vous avez eu une idée de génie. Vous rappelez-vous avoir été devant votre écran au moment du fameux déclic ?

Il y a de grandes chances que non. D’habitude nos meilleures idées arrivent au moment où nous nous y attendons le moins : lorsqu’on est sous la douche, dans le métro, en train de marcher dans le parc, à l’occasion d’une discussion…

Il est donc clair que se planter devant l’ordinateur ne risque pas de provoquer un foisonnement d’idées miracles !

2. Les modèles de présentation par défaut sont (généralement) merdiques

Si Microsoft a fait des efforts avec la dernière version de PowerPoint, force est de constater que les modèles par défaut ne sont pas hyper emballants :

  • La plupart des modèles sont construits sur base d’une structure de listes à puces,
  • Ils sont assez rigides et ne permettent pas de faire face à tous les cas de figures,
  • Etant donné qu’ils ne sont pas réalisés sur mesure pour VOTRE présentation, ils ne permettront pas de mettre en valeur efficacement votre message.

Je reconnais qu’ils peuvent, à tout le moins, constituer une base pour les personnes qui se sentent mal à l’aise dans l’élaboration de design.

Mais dans la majorité des cas, ces modèles ne feront que vous enfermer dans un carcan, étouffant par là même votre créativité.

Et, croyez-moi, de la créativité vous en avez… même si vous l’ignorez encore ! 🙂

3. Vous allez perdre votre temps

En plus d’être terriblement limités et étouffés par la structure rigide des modèles par défaut, vous risquez de perdre un temps considérable à élaborer votre message directement dans le logiciel de présentation.

Je peux vous dire qu’à une époque, j’en ai fais les frais !

Sans avoir une structure préalablement établie, vous allez tenter de goupiller des éléments sans avoir en tête le sens que vous souhaitez leur donner. Or, si ces éléments ne sont pas clairs dans votre esprit, il y a de fortes chances pour qu’ils ne le soient pas dans l’esprit de votre public !

Même si ça peut vous sembler une contrainte, ne comptez pas sur votre logiciel pour structurer votre message. Si votre structure est bien préparée en amont, vous gagnerez un temps non négligeable au moment de la transposer en version numérique.

Ce qui ne veut pas dire que vous ne pourrez plus, à ce moment là, encore la modifier ou l’améliorer. Mais au moins la base sera là, le gros du travail sera réalisé !

… et pourquoi l’ordinateur reste tout de même indispensable

Avec tout ça, je suis sûr que vous êtes à présent convaincu de l’inutilité de votre ordinateur dans la phase de préparation 😉

Pourtant, il y a un cas de figure dans lequel il peut s’avérer un allié précieux : au moment de rechercher et collecter de l’information !

En effet, pour structurer votre message, vous aurez inévitablement besoin d’un contenu à représenter. Et ce contenu, à moins que vous n’en soyez déjà imprégné, il vous faudra bien aller le chercher quelque part.

À l’heure où les sources d’informations abondent – souvent gratuitement – sur Internet, il serait dommage de vous priver de ce moyen facile et efficace.

Mais seulement pour cette étape là ! Une fois votre contenu collecté, prenez soin de refermer la machine, et laissez votre cerveau droit prendre le relais.

Je vous fixe rendez-vous dès mercredi pour la suite des événements !

Utilisez le modèle 70:20:10 pour favoriser une culture d’apprentissage au sein de votre entreprise

Mercredi dernier, je partageais avec vous le modèle 70:20:10 et comment vous pourriez l’utiliser pour optimiser la préparation de vos présentations.

J’aimerais aujourd’hui vous montrer une vidéo qui explique en quoi consiste le modèle 70:20:10 appliqué dans le cadre de la formation en entreprise.

Cette vidéo a été réalisée par Charles Jennings, l’un des piliers du modèle. Dans cette vidéo, il nous montre que :

  • L’apprentissage structuré, tel qu’il est mis en oeuvre dans la majorité des organisations, est inflexible et ne correspond plus aux besoins et attentes réels des collaborateurs.
  • Les apprenants retiennent moins de 50% des informations au bout d’une demi-heure de formation, à moins qu’une mise en pratique soit directement implémentée (ce qui est rarement le cas, soit dit en passant).
  • La formation en entreprise traditionnelle a un coût financier et en temps non négligeable, qu’il devient de plus en plus difficile à gérer et à appréhender.

Pour venir à bout de cette situation, Charles Jennings propose d’implémenter le modèle 70:20:10 pour instaurer une culture d’apprentissage au sein des organisations.

Utilisez le modèle 70:20:10 pour favoriser une culture d'apprentissage au sein de votre entreprise
Découvrez comment le modèle 70:20:10 pourrait être implémenté dans votre entreprise pour favoriser l’apprentissage de vos collaborateurs.

Ce modèle part du principe que :

  • 70% des apprentissages sont effectués grâce à l’expérience directe des collaborateurs,
  • 20% des apprentissages prennent place durant les échanges et feedbacks entre eux,
  • 10% des apprentissages sont effectivement réalisés en contexte de formation formelle.

Soit près de 90% des apprentissages qui seraient purement informels !

De quoi remettre en question la manière dont nous organisons la formation en entreprise ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec l’émergence de la Génération Y et du développement rapide de l’apprentissage mobile, ce modèle a de quoi nous faire réfléchir quant à l’avenir de l’apprentissage au sein des organisations…

Je vous laisse découvrir la vidéo ci-dessous :

[youtube]http://youtu.be/t6WX11iqmg0[/youtube]

Comment préparer vos présentations de manière simple et efficace : le modèle 70:20:10

Au moment de commencer à préparer une présentation, la plupart d’entre-nous rentrons instinctivement dans un schéma de ce type :

  • On allume l’ordinateur,
  • On ouvre PowerPoint,
  • On choisit un modèle de présentation qui a l’air plutôt sympa,
  • On commence à chipoter aux couleurs, aux polices de caractère, à l’arrière-plan…

Pour finalement tenter de développer à l’arrache le contenu de notre présentation, en espérant recevoir une injonction du Saint-Esprit !

Et bardaf, c’est l’embardée !

D’une part on se retrouve à créer une présentation pourrie de chez pourrie, d’autre part on perd une quantité effroyable de temps et d’énergie à essayer de rattraper le coup en ne daignant pas lâcher notre ordinateur.

Alors qu’il serait tellement plus simple et efficace de commencer par le commencement, step by step !… 😉

S’il n’existe pas de modèle type afin de définir le temps nécessaire pour préparer une présentation, il existe en revanche un modèle pour vous aider à répartir le temps nécessaire à sa conception.

Il s’agit du modèle 70:20:10 mis au point par Michael Lombardo et Robert Eichinger. Ce modèle stipule que :

  • 70% de l’apprentissage au sein d’une entreprise se fait grâce à l’expérience directe,
  • 20% de l’apprentissage provient du feedback et des interactions entre collaborateurs,
  • 10% de l’apprentissage est réalisé grâce à une action de formation formelle.

Ce modèle a été utilisé par la suite comme modèle de management par des entreprises telles que Google.

Si on regarde du côté des experts en communication – comme Nancy Duarte – on constate qu’ils préconisent, à raison, de mettre l’accent en priorité sur la préparation et la structuration du message, avant de se précipiter tête baissée sur PowerPoint.

Je vous propose donc de vous inspirer du modèle 70:20:10 et de l’adapter pour organiser votre phase de préparation comme suit :

Comment préparer vos présentations de manière simple et efficace : le modèle 70:20:10
Découvrez le modèle 70:20:10 pour optimiser la préparation de vos prochaines présentations de manière simple et efficace.

Consacrez 70% de votre temps à PRÉPARER votre message

Le plus important dans une présentation ne provient pas des diapositives en elles-mêmes : il provient de la qualité et de l’efficacité par lesquelles votre message est communiqué et compris par votre public.

Plutôt que de passer votre temps à chipoter aux options de PowerPoint, concentrez-vous sur la préparation et la structuration de votre message.

Il s’agit de la phase la plus longue car vous devrez récolter un maximum d’informations sur le sujet de votre présentation, puis sélectionner les infos les plus pertinentes et les structurer de manière logique et cohérente.

C’est également durant cette phase de préparation que vous aurez intérêt à construire un storyboard, afin d’élaborer une ébauche de vos supports visuels.

Consacrez 20% de votre temps à CONCEVOIR vos diapositives

Une fois le contenu de votre message structuré et votre storyboard en main, le gros de l’étape de préparation est réalisé. Il vous faudra maintenant retranscrire votre storyboard dans votre logiciel de présentation.

Le temps nécessaire à la conception des dias peut être relativement important, en fonction de la complexité du design imaginé.

Et même si, globalement, vos visuels auront été pensés dans la phase précédente, agencer tous les éléments sous PowerPoint peut parfois prendre un temps non négligeable.

Consacrez 10% de votre temps à RÉPÉTER votre présentation

Enfin, une fois le message structuré et vos dias réalisées, c’est le moment ou jamais de tester si le tout s’enchaine de manière fluide et cohérente, tant sur le plan du contenu que de la forme. C’est une étape à ne pas sous-estimer.

En même temps, je vous conseille de ne pas non plus y consacrer trop d’énergie, afin de rester naturel le jour J et ne pas donner l’impression à votre public de n’être qu’un robot !

Certains experts seront peut-être en désaccord avec moi sur ce point. Mais personnellement, je n’aime pas les présentations sur-préparées où tous les éléments ont été calculés à la virgule près.

C’était le cas, par exemple, lors de la dernière conférence Microsoft consacrée à leur tablette Surface. Certes c’était très pro, mais j’ai souvent eu l’impression de voir des présentateurs en pilote automatique, qui débitaient leur discours appris par coeur. Et, en ce qui me concerne, ça me dérange beaucoup et je n’aime pas !

En résumé…

  • 70% de la préparation de votre présentation devrait être consacrée à construire un message efficace et de qualité,
  • 20% de la préparation de votre présentation devrait être consacrée à la conception du design de votre diaporama,
  • 10% de la préparation de votre présentation devrait être consacrée à tester et répéter votre discours (sans toutefois donner l’impression de l’avoir sur-préparé).