10 erreurs à éviter au moment de réaliser des modèles de présentations pour votre entreprise

Si vous travaillez au sein d’une moyenne ou grande entreprise, vous devriez vraisemblablement disposer de modèles de présentations PowerPoint prêts à l’emploi.

Ceci en vue de préparer des diaporamas pour vos réunions et événements en interne, tout en faisant en sorte que vos présentations respectent la charte graphique de votre organisation.

Le problème, c’est que bien souvent ces présentations ont soit été conçues à la va vite par un employé quelconque, soit – à l’extrême – par un designer tellement passionné qu’il en a oublié certaines règles pragmatiques et de bon sens.

Résultat des courses, vous vous retrouvez dans 95% des cas avec des diaporamas peu pratiques, non adaptés à un usage quotidien, mal conçus et qui finissent par louper leur double objectif initial :

  1. Faire passer un message à vos collaborateurs,
  2. Respecter la charte graphique de votre entreprise.

L’article d’aujourd’hui a pour but de vous présenter 10 erreurs fréquemment commises dans les modèles de diaporamas au sein des organisations, et les solutions à mettre en oeuvre pour les éviter :

10 erreurs à éviter au moment de réaliser des modèles de présentations pour votre entreprise
Découvrez les 10 erreurs à éviter absolument si vous devez concevoir des modèles de présentations PowerPoint au sein de votre entreprise.

1. Utiliser une police de caractère trop petite

Comme je l’avais déjà indiqué dans les 7 principes à respecter pour réaliser vos présentations, l’un des problèmes majeurs dans les diaporamas revient à utiliser des polices de taille trop petite.

Impossible dès lors pour vos collaborateurs de comprendre quoi que ce soit au contenu de vos diapositives. Et le pire, c’est que les modèles par défaut de PowerPoint ne vous aident pas à soigner cette maladie.

Règle à respecter : utilisez une police de taille 24 minimum.

2. Employer un mauvais contraste

J’en parlais également dans l’article cité ci-dessus : si vous utilisez un mauvais contraste, vos collaborateurs seront incapables de discerner le texte de l’arrière-plan de votre diapositive. Par exemple, si vous utilisez un arrière-plan noir et que vous intégrez un titre de couleur gris foncé, le rendu sera illisible sur un écran de projection.

Règle à respecter : utiliser le principe du texte clair sur arrière-plan foncé, ou du texte foncé sur arrière-plan clair.

Et encore un conseil qui vaut pour ce point-ci et le point précédent : si possible, testez votre diaporama en condition réelle. Ou à tout le moins, lancez-le en mode présentateur sur votre ordinateur, reculez de 2-3 mètres et vérifiez que vos diapos soient parfaitement lisibles. Sinon, réalisez les adaptations nécessaires !

3. Intégrer une police de caractère personnalisée

Une manière de faire sortir votre présentation du lot consiste à utiliser une police de caractère originale et innovante. Si l’intention est tout à fait louable, elle n’est malheureusement pas sans poser un problème de force majeure.

En effet, en contexte organisationnel, les polices originales et qui sortent des sentiers battus ne sont bien souvent pas installées par défaut sur tous les ordinateurs. Résultat : vous vous retrouvez avec une présentation qui dégomme sur votre poste de travail, mais complètement inadaptée sur celui d’un de vos collègues.

Règle à respecter : en entreprise, utilisez des polices standards, ou assurez-vous que la police que vous souhaitez utiliser soit bien installée par défaut sur tous les ordinateurs de la boite.

4. Créer des fichiers trop volumineux

Tous les experts en communication vous le diront : utiliser des visuels dans vos présentations, c’est bien. C’est même fortement recommandé pour rendre vos diaporamas plus percutants et pour qu’ils aient un impact sur votre public.

Pourtant, à abuser des bonnes choses, vous risquez de vous retrouver avec des fichiers en surpoids total. Les photos passent encore (sauf si elles sont en haute définition), mais si vous vous mettez à intégrer des séquences vidéos ou audio, vous allez rire !

Surtout au moment d’envoyer votre présentation par e-mail ou de la faire transiter sur le réseau de votre entreprise.

Règle à respecter : évitez les modèles graphiques en haute résolution et le surplus de séquences vidéos, de façon à obtenir des fichiers relativement légers (quelques MB tout au plus).

5. Insérer trop de listes à puces

Autre grande maladie des présentations PowerPoint : les listes à puces !

Et le problème, c’est que les modèles par défaut du logiciel vous incitent à en rajouter des couches. J’en faisais part déjà dans l’article sur les 7 principes : les listes à puces conduisent trop souvent à rajouter du texte superflu et à alourdir visuellement vos diapositives.

Règle à respecter : n’utilisez les listes à puces qu’avec parcimonie, pour citer brièvement certaines caractéristiques (max. 1 ligne de texte).

6. Utiliser un thème par défaut

Si vous utilisez un thème par défaut, vous perdez alors toute opportunité de faire sortir votre entreprise du lot. Même si la qualité des thèmes s’est améliorée dans les dernières versions de PowerPoint, ils restent tout de même assez basiques.

Or, il est plus que probable que votre entreprise dispose déjà d’une charte graphique. Surtout si elle se situe dans la catégorie des moyennes ou des grandes entreprises.

Règle à respecter : utilisez des modèles de présentations qui respectent la charte graphique de votre entreprise.

7. Avoir un style peu cohérent tout au long de votre diaporama

Il est fréquent d’observer des variations de styles, parfois importantes, au sein d’un même diaporama. Alors que les arrière-plans restent les mêmes, on constate parfois des polices différentes sur les titres d’une diapo à l’autre, ou des couleurs peu adéquates…

Rien n’est plus perturbant pour la personne qui assiste à la présentation !

Règle à respecter : définissez une famille de polices et de couleurs pour vos titres, sous-titres et textes éventuels. Et tenez-vous à ce choix tout au long du diaporama.

8. Ne pas prévoir un modèle de diapositive vierge

Comme le précise Nancy Duarte dans son ouvrage Slide:ologie, il est bon d’avoir parfois une diapositive vierge au sein d’une présentation : pour amorcer une transition, pour introduire un espace de questions-réponses, pour laisser l’auditoire souffler 30 secondes avant de passer à la suite…

Or si on retrouve des modèles de diapositives pour toute une série de contextes (texte + image, texte + graphique, image seule…), il est rare d’avoir prévu un modèle de diapositive vierge qui reste cohérent par rapport aux autres diapos.

Règle à respecter : prévoyez un modèle de diapositive vierge qui se base sur la charte graphique définie en amont.

9. Oublier de prévoir une double version : arrière-plan clair / foncé

Au sein d’une organisation, vous serez amené à réaliser des présentations tantôt face à un groupe restreint (par ex. lors d’une réunion de travail), tantôt face à un auditoire plus conséquent (par ex. lors d’un événement en interne).

Le problème, c’est que, visuellement parlant, l’arrière-plan devrait nécessairement varier en fonction de l’un ou l’autre contexte. Et vous devriez donc prévoir le coup à l’avance, au moment de définir vos modèles de diaporamas.

Règle à respecter : pour les diaporamas flexibles – c’est-à-dire pouvant potentiellement être présentés dans des contextes différents – prévoyez une version avec arrière-plan clair (pour une présentation en petite salle) et une version avec arrière-plan foncé (pour une présentation en amphithéâtre).

Attention : n’oubliez pas la règle fondamentale de contraste pour vos textes !… 😉

10. Présenter le logo de votre entreprise sur chaque diapositive

Il s’agit aussi d’une maladie fréquemment rencontrée en entreprise : cette volonté (ou coutume) d’insérer le logo de la boite sur chacune des diapositives de la présentation. Comme si, 30 secondes après avoir présenté la première diapo, on avait tout d’un coup oublié que vous faisiez effectivement partie de cette organisation !

Visuellement, cela alourdit terriblement vos diapos, c’est tout à fait non nécessaire, ça vous fait perdre de la place à l’écran… bref que des inconvénients.

Règle à respecter : mettez votre logo sur la première et la dernière diapositive… point barre !

Et vous, quelles sont les erreurs que vous avez déjà commises en concevant vos diaporamas ? Comment avez-vous évité de les répéter ?

Je suis très curieux de lire votre opinion à ce sujet »

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Source :

Cet article est inspiré, parfois librement, de l’article original 10 Ways To Spot A Lame Corporate PowerPoint Template, écrit et publié par Brent Dykes sur son blog PowerPoint Ninja le 27/03/2012.

Pourquoi la règle des 10:20:30 ne vous sera d’aucune utilité pour préparer vos présentations et diaporamas

Au moment de concevoir vos présentations et diaporamas PowerPoint, vous vous êtes certainement un jour posé les 2 questions suivantes :

  • Combien de slides devrais-je insérer dans mon diaporama ?
  • Combien de temps devrait durer ma présentation ?

Pour répondre à ces questions, l’une des méthodes les plus fréquemment invoquées est la fameuse sacro-sainte règle des 10:20:30 formulée par Guy Kawasaki, célèbre auteur de L’Art de l’Enchantement.

Cette règle tient en 3 propositions simples et concrètes :

  1. Une présentation ne devrait contenir que maximum 10 diapositives,
  2. Elle ne devrait durer que 20 minutes,
  3. La taille des polices de caractère utilisées devrait être de 30 au minimum.

Oui, mais voilà : cette règle ne vous servira pourtant à rien pour préparer vos présentations de manière efficace. Nada, que dalle !

À cela vous me répondrez sans doute : « Enfin David, tu oses remettre en question Guy Kawasaki ? »

Et bien, oui. Parfaitement. Parce que malheureusement cette règle tarte à la crème est trop souvent utilisée à tort et à travers. Elle n’a donc quasiment aucun sens pour 90% des personnes amenées à réaliser des présentations !

Pourquoi la règle des 10:20:30 ne vous sera d’aucune utilité pour préparer vos présentations et diaporamas
Découvrez en quoi la sacro-sainte règle des 10:20:30 ne vous servira en rien dans la conception de vos présentations et diaporamas PowerPoint.

J’observe personnellement 3 raisons majeures pour lesquelles cette règle des 10:20:30 ne vous servira absolument à rien la majeure partie du temps :

1. Parce que de nombreux présentateurs utilisent bien plus que 10 diapositives

Si vous avez eu l’occasion d’assister à certaines des plus grandes conférences réalisées ces dernières années, vous constaterez aisément que le nombre de diapositives affichées durant la présentation dépasse allègrement les 10 diapositives.

Sur son blog Slide at Work, Nesma Houhou avait fait le compte il y a quelques temps lors d’une des dernières conférences Apple. Je n’ai pas réussi à remettre la main sur son article, ni à me souvenir du chiffre exact, mais elle avait comptabilisé un peu plus de 130 diapositives (si ma mémoire est bonne…).

Idem pour Garr Reynolds ou Nancy Duarte : même si leurs présentations ne durent jamais des heures, le nombre de diapositives qu’ils affichent dépasse toujours les 10.

2. Parce qu’une présentation dure souvent plus longtemps que 20 minutes

C’est le cas lors de chaque conférence Apple. Ca a été le cas lors de la présentation de l’offre Free Mobile en France par Xavier Niel. C’est le cas lors d’exposés académiques, de séminaires, de formation…

À part les conférences TED – dont c’est l’une des spécificités – vous ne trouverez que rarement une présentation qui ne dure pas plus de 20 minutes.

3. Parce que cette règle ne s’adresse ni au conférenciers ni aux formateurs

Au vu des 2 sections ci-dessus, vous me direz : « Mais pourquoi diantre Guy Kawasaki a-t-il formulé cette règle si communément admise ? »

La réponse est simple : cette règle n’a été formulée que pour un cas bien précis de présentation. En effet, la règle des 10:20:30 a pour but initial d’aider les entrepreneurs à structurer leur pitch, en fournissant un cadre pour présenter leur projet d’entreprise ou de startup à un panel d’investisseurs ou de business angels.

Cette règle n’a donc JAMAIS eu pour but de fournir un cadre aux conférenciers et aux formateurs.

Le problème, c’est que vu la notoriété de Guy Kawasaki, certains moutons ont cru bon de suivre ses propos, sans se poser la question de savoir s’il était réaliste de transposer cette règle dans un autre contexte !

Il n’existe aucune règle en matière de nombre idéal de diapositives !

Cette règle des 10:20:30 n’a donc de sens que pour les entrepreneurs qui ont besoin de présenter leur projet face à un panel d’investisseurs. Si vous êtes conférencier ou formateur, cette règle ne vous sera d’aucune utilité !

Et malheureusement, il n’existe aucune règle mathématique pour définir à votre place le nombre de diapos ou la durée idéale de votre présentation : tout dépendra du cadre, du contexte, des besoins et des attentes exprimés par votre audience.

Si vous souhaitez vous perfectionner dans l’art de réaliser des présentations percutantes, je vous invite à consulter ce blog. J’y publierai encore régulièrement des articles liés à cette thématique. En attendant les suivants, vous pouvez déjà (re)découvrir les articles précédents qui y sont consacrés :

Et vous, avez-vous déjà utilisé la règle des 10:20:30 pour préparer vos présentations ? Pensez-vous qu’elle soit inutile dans le cadre de formations et conférences ?

Répondez à ces questions en laissant un commentaire ci-dessous »

4 ressources en vidéo pour vous aider à booster la qualité et l’efficacité de vos futures présentations

Cette semaine, j’ai partagé avec vous 2 articles sur la thématique des présentations multimédia. Le premier visait davantage à vous faire prendre conscience de faire évoluer votre manière de concevoir des diaporamas. Le second présentait 7 principes de base pour réaliser des présentations efficaces.

Objectif : vous aider à concevoir des présentations plus efficaces, plus percutantes et de meilleure qualité, afin de captiver votre public.

Pour terminer cette semaine en douceur, dans la joie et la bonne humeur, je vous invite à découvrir ci-dessous 4 vidéos mettant en scène des experts internationaux et reconnus dans le domaine de la communication.

Fous rires garantis dans la dernière !

Puissent-elles vous inspirer, et vous donner l’envie de vous y mettre à votre tour !… 🙂

[Vidéo] 4 ressources pour vous aider à booster la qualité et l’efficacité de vos futures présentations
Découvrez ces 4 vidéos pour vous aider à concevoir des présentations multimédia efficaces et de qualité, afin de captiver et motiver votre public.

Garr Reynolds : Présentation Zen, c’est quoi au juste ?

 

Marc Strong : Comment réaliser une présentation d’enfer

 

Nancy Duarte : 5 règles pour créer des présentations formidables

 

Don McMillan : Revenir à la vie après avoir subi des PowerPoint qui tuent

7 principes de base à respecter pour réussir vos présentations et captiver votre audience

Dans le cadre de vos études ou de formations professionnelles, vous êtes certainement déjà tombé sur une présentation du type Death By PowerPoint.

Ce genre de présentations est malheureusement tellement répandu que vous n’avez pas pu passer à côté. Peut-être réalisez-vous actuellement des présentations de ce type, croyant bien faire, étant donné que la majorité des présentateurs se basent sur cette approche.

Lundi dernier, j’avais abordé avec vous 3 raisons pour lesquelles ce genre de présentations n’a aucun sens, pour vous et vos apprenants.

J’aimerais à présent partager avec vous 7 principes de base, que je vous invite à appliquer, afin de concevoir des présentations plus efficaces, de meilleure qualité, pour mieux captiver votre public :

7 principes de base à respecter pour réussir vos présentations et captiver votre audience
Découvrez les 7 principes de base à respecter absolument pour réussir vos prochains diaporamas et présentations, et captiver votre audience.

1. Laissez votre ordinateur de côté pour commencer

« Nous ne savons pas d’où proviennent nos idées. En revanche, nous savons que nous ne les tirons pas de nos ordinateurs. »John Cleese, acteur britannique

La conception de présentations multimédia est avant tout un processus créatif. Et qui dit créativité dit ouverture d’esprit.

La plupart du temps, au moment de concevoir leurs diaporamas, les personnes se réfugient sur leur logiciel de création de présentations (PowerPoint, Keynote…).

Le problème, c’est que les modèles fournis par ces logiciels sont très souvent mal conçus et réducteurs.

Conseil : allez faire une ballade en forêt – en espérant que la météo soit en votre faveur – et prenez avec vous un cahier de notes et un bic. Laissez venir les idées dans le désordre (histoires, type d’images et illustrations, phrases et mots-clés…).

Si vous êtes familier avec le concept, la technique du mindmapping pourra vous être d’une aide précieuse.

2. Créez vos diaporamas pour votre public, et non pour vous-même

Il s’agit ici de réfléchir en parallèle au fonds et à la forme de votre présentation.

Par le fonds, j’entends : éviter d’utiliser de manière abusive votre jargon professionnel ou des mots trop compliqués. Par la forme, je pense notamment à la lisibilité des polices de caractère, leurs tailles, les contrastes avec l’arrière-plan…

Par exemple, si vous vous initiez à l’art de réaliser des présentations innovantes, mieux vaut commencer par utiliser des polices qui ont fait leurs preuves (Arial, Helvetica, Garamond, Futura…). Petit à petit, avec l’expérience et les retours, vous testerez des polices plus exotiques.

Niveau taille des caractères, privilégiez une taille de minimum 24. Et pour le contraste, veillez à utiliser un texte foncé sur un fonds clair (par ex. texte noir sur fonds blanc) ou un texte clair sur un fonds foncé (par ex. texte blanc sur fonds noir).

Ce n’est pas plus compliqué que ça pour commencer !… 😉

Et si vous tenez absolument à être sûr que vos diapos soient lisibles pour votre audience, faites le test en live : jouez votre diaporama en mode présentation, reculez de 2-3 mètres derrière votre écran, et appréciez !

 

3. Laissez tomber les listes à puces

Ou en tout cas, utilisez-les uniquement lors de certaines occasions ponctuelles bien déterminées. Mais surtout, évitez de charger chaque diapo avec des séries interminables de listes à puce.

Les listes à puces sont utiles pour décrire brièvement un processus ou certaines caractéristiques. Elles sont par contre à bannir pour décrire un objet, présenter un produit, raconter une histoire, faire passer une émotion.

Le problème, avec les listes, c’est qu’on finit rapidement par se retrouver avec des blocs de texte de 3 lignes (voire plus) complètement illisibles. Si vous devez utilisez des listes à puces, faites-le avec parcimonie et limitez chaque puce à une ligne, histoire d’aller à l’essentiel !

 

4. Privilégiez les éléments visuels

Contrairement aux idées véhiculées par le mouvement Death By PowerPoint, je suis convaincu que les diaporamas ont toute leur place pour accompagner une présentation… pour autant qu’ils servent à quelque chose.

Si vous utilisez vos diapos juste pour retaper le texte que vous allez présenter oralement, arrêtez tout de suite. Vous allez perdre votre temps et faire perdre le temps de votre audience !

Priviliégiez au maximum des éléments visuels et graphiques : images, illustrations, photos, diagrammes, schémas, animations, vidéos… en vous assurant qu’elles aient du sens et soient en lien avec votre contenu !

 

5. Adoptez la zen attitude, et évitez la surcharge

J’aime beaucoup la philosophie adoptée par Garr Reynolds pour concevoir des présentations multimédia. Son concept se nomme : Présentation Zen. Il s’inspire des arts zen et de certains éléments de la culture japonaise pour réaliser des diaporamas vraiment hors du commun, tant sur le fonds que sur la forme.

Ce qui caractérise principalement ce concept, c’est le fait d’aller à l’essentiel : privilégier des mots-clés percutants, utiliser chaque diapo pour ne diffuser qu’une seule idée principale… ce qui permet d’éviter le phénomène de surcharge cognitive et favoriser l’assimilation digeste des infos par le public.

J’essaie de m’en inspirer autant que possible, et je vous invite à faire de même. Vous verrez que vous arriverez non seulement à créer des diaporamas plus beaux, et aussi plus efficaces et plus percutants pour votre audience.

6. Préparez-vous… et répétez (mais pas trop)

Contrairement à certaines idées reçues, improviser risque de signifier votre arrêt de mort. À moins que vous n’ayez des années d’expérience et des talents d’orateur hors pair, abstenez-vous d’improviser. Vous éviterez ainsi de vous suicider en public !

Je ne dis pas que c’est la seule sur Terre, mais à ce jour, je ne connais qu’une personne capable d’improviser une intervention professionnelle de 15min devant 500 personnes, et ce 5 minutes seulement avant de monter sur scène.

Donc, à moins que vous ne fassiez partie de ces privilégiés qui ont reçu le don d’orateur à la naissance, préparez vos interventions : préparez votre plan (éventuellement sous forme de mindmap) et passez le en revue la veille et le jour J. Attention à ne pas non plus vous sur-préparer afin de rester naturel face à votre audience.

Si possible, testez l’affichage de vos diapos directement sur place, pour être sûr de pouvoir faire de petites modifications de dernière minute, si nécessaire.

7. Maintenez l’attention de votre audience

Pour captiver votre audience et la garder focalisée comme un laser sur ce que vous racontez, vous aurez besoin de bien plus que de belles diapos et des talents d’orateur. Vous devrez créer de l’interactivité avec votre public.

Si vous comptez que la plupart des personnes commencent naturellement à décrocher à partir de 10 minutes, cela signifie que vous devrez, idéalement, prévoir un changement de modalité toutes les 5 minutes. Histoire d’être sûr de maintenir leur concentration.

Par exemple : raconter une histoire, présenter une vidéo, effectuer un sondage express, poser des questions, demander au public de prendre des notes, clarifier un concept… autant de techniques à utiliser pour favoriser cette proximité et cette interactivité avec votre audience.

Des outils concrets existent pour vous aider à ce niveau. Je pense notamment aux systèmes de vote électronique (capables d’afficher des infos en live dans votre diaporama) et aux jeux-cadres de Thiagi, dont certains sont particulièrement adaptés pour des conférences et animations dans le cadre d’événements.

Un art qui se construit avec le temps et l’expérience !

L’article d’aujourd’hui n’est pas exhaustif, que du contraire : il s’agit plus d’une mise en bouche pour vous sensibiliser à l’art de la Présentation Zen. Je vous encourage vivement à vous y intéresser de plus près !

J’avais déjà abordé mardi de la semaine passée les 10 principes de Mayer pour concevoir des environnements d’apprentissage multimédia. Même si ces principes ne sont pas destinés exclusivement aux présentations, ils pourront certainement vous aider dans la conception de vos diapos.

Je reviendrai bien sûr prochainement avec d’autres articles pour traiter cette thématique sur le blog. Si certains éléments vous freinent actuellement ou vous posent particulièrement problème, je vous invite à me les communiquer (soit via le formulaire de contact, soit en laissant un commentaire ci-dessous).

Voici ce que je vous invite à faire dès à présent :

1/ Si vous réalisez actuellement des présentations de type Death By PowerPoint, arrêtez tout de suite avant d’enterrer vos participants !

2/ Sur base des principes de Mayer et des principes énoncés dans cet article, commencez par simplifier et décharger au maximum vos diapos.

3/ Venez faire part de vos retours d’expérience en laissant un commentaire ci-dessous.

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Sources :

Duarte, N. (2010). Slide:ologie: L’art de réaliser des présentations efficaces. Paris: Pearson. [Commandez ce livre sur Amazon]

Mayer, R.E. (2008). Applying the Science of Learning: Evidence-Based Principles for the Design of Multimedia Instruction. American Psychologist, 63(8), 760-769.

Reynolds, G. (2012). Présentation Zen: Pour des présentations plus simples, claires et percutantes (2ème édition). Paris: Pearson. [Commandez ce livre sur Amazon]

En tant qu’apprenant, vous avez forcément vécu au moins une fois ce cauchemar pédagogique

Si vous êtes déjà passé sur les bancs de l’université, et même dans le cadre de formations professionnelles, vous vous êtes immanquablement retrouvé au moins une fois face à cette situation :

HORREUR et DAMNATION !

Ce genre de diaporamas complètement dégoûtants fait partie des phénomènes que l’on nomme Death By PowerPoint. Ce terme a été utilisé pour la première fois par Angela Garber pour titrer son article paru sur le site web Small Business Computing.

Le terme Death By PowerPoint fait référence à une mauvaise utilisation de logiciels de présentations (le plus connu étant PowerPoint de Microsoft) et la conception de diaporamas peu efficaces.

En ce qui me concerne, je garde de terribles souvenirs de l’université et de la grande majorité des profs de psycho : des tonnes et des tonnes de diapos, bourrées de textes – parfois illisibles – et contenant peu de visuels facilitant l’assimilation des infos.

Le plus paradoxal dans tout ça, c’est qu’en tant que chercheurs en psychologie, la majorité de ces profs ont forcément dû entendre parler des concepts de charge cognitive, de mémoire de travail, et d’attention !

Malheureusement, étant donné que la majorité des professionnels réalisent des diaporamas mortels – que ce soit à l’université ou dans votre entreprise – vous vous conditionnez, par mimétisme, à faire la même chose que cette majorité : parce que tous les autres le font, c’est qu’il s’agit sans doute de la bonne marche à suivre.

Cela a sans doute d’abord été le cas pour vos travaux et présentations d’étudiants. Ensuite dans le cadre de vos réunions d’équipe. Et enfin, éventuellement lors de présentations dans des séminaires ou conférences. À tel point que c’est devenu pour vous un automatisme. Et que de toute façon, puisque tout le monde le fait, c’est très bien comme ça…

Et bien, NON !

J’observe 3 raisons principales (et je ne suis pas le seul) pour lesquelles des diaporamas – tels que l’exemple en photo ci-dessus – sont complètement catastrophiques et inefficaces, en termes pédagogiques, pour votre audience :

En tant qu’apprenant, vous avez forcément vécu au moins une fois ce cauchemar pédagogique
Si vous êtes passé sur les bancs de l’université, et même dans le cadre de formations professionnelles, vous vous êtes déjà retrouvé face à cette situation !

1. Ils sont moches et peu agréables à regarder

C’est l’élément le plus basique, et le plus concret : ce genre de diaporama est tout simplement hideux et ne donne pas envie d’y prêter la moindre attention !

Pour reprendre l’exemple-photo présenté en début d’article : depuis le choix des couleurs, en passant par la typographie et les tailles de polices utilisées, rien n’est fait pour ouvrir l’appétit de l’audience.

Evidemment tout le monde ne s’appelle pas Garr Reynolds ou Nancy Duarte, et en même temps personne ne demande aux présentateurs de réaliser des prouesses en design : un peu de bon sens fera parfaitement l’affaire.

2. Ils suscitent l’ennui et le désintérêt

Le fait que des diapos soient moches va inévitablement entrainer un profond ennui et désintérêt de la part du public.

Il en va de même lorsque vous êtes face à une oeuvre d’art : si la peinture / sculpture vous plait, si vous en appréciez la forme, les couleurs et la texture, vous prendrez plus de plaisir et resterez plus longtemps à la contempler. À l’inverse, vous passerez votre chemin pour rechercher quelque chose de plus agréable à regarder.

Le processus est quasiment identique dans le cadre de présentations professionnelles : si vous ne prenez pas de plaisir à regarder la diapo, votre cerveau va directement aller jouer sur les centres de l’attention, et c’est là que nous arrivons au dernier point…

3. Ils provoquent une baisse de concentration, d’attention et de motivation

Une fois alerté par cette sensation de déplaisir, votre cerveau va influencer les centres de l’attention. D’autant plus que, dans l’exemple-photo que j’ai pris ici, la diapo est extrêmement mal conçue et beaucoup trop chargée en informations. Ce qui va certainement mener à une surcharge de la mémoire de travail.

Et c’est là que la descente aux enfers commence et que les premiers symptômes apparaissent : baillements, paupières lourdes, perte d’énergie… pour en arriver parfois carrément à l’endormissement et aux ronflements !

Je caricature un peu, mais c’est pour essayer de vous montrer à quel point cela peut être une torture : imaginez-vous pendant 2h d’affilée à subir ce genre de diaporamas désastreux, parfois combinés à un présentateur qui ne sait pas aligner 2 phrases. Vous n’aurez qu’une seule envie : que cela se termine au plus vite !

Mieux vaut encore ne pas utiliser du tout de diaporama !

Si vous utilisez actuellement ce genre de supports pédagogiques dans le cadre de vos formations, réunions ou conférences, alors par pitié : LAISSEZ TOMBER !

Il s’agit d’une question de vie ou de mort !… 😉

Sincèrement, mieux vaut encore pour vous – et surtout vos apprenants – que vous n’affichiez aucun diaporama. Ce sera bien plus efficace comme ça dans un premier temps.

Et prévoyez surtout de vous initier petit à petit à l’art de créer des présentations VRAIMENT efficaces et passionnantes pour votre audience ! À ce sujet, je vous fixe rendez-vous ce mercredi en début d’après-midi sur le blog. Je partagerai avec vous quelques principes et bonnes pratiques pour réussir vos prochaines présentations.

D’ici là, n’hésitez pas à partager dans les commentaires ce qui vous pose problème, ou ce que vous mettez en place pour concevoir des supports pédagogiques efficaces.

[E-Book Gratuit] 140 conseils pour booster votre activité professionnelle

Il y a un mois, je répondais présent à l’appel de l’événement Échanges de compétences organisé par Yvon Cavelier, auteur du blog Copywriting-Pratique. Au total, le projet – qui a rassemblé des dizaines de blogueurs francophones – a permis de récolter 108 articles, répartis en 7 E-Books. Un travail titanesque et mené de main de maître !

Pour le coup, j’avais préparé un article compilant 5 conseils à appliquer pour réussir vos formations en ligne. Étant donné la grande variété d’articles partagés à l’occasion de cet événement inter-blogueurs, c’est finalement dans la catégorie Business que mon article a été retenu.

Je vous invite donc à télécharger gratuitement ci-dessous l’E-Book 140 conseils pour booster votre activité professionnelle à destination des entrepreneurs, blogueurs, vendeurs, écrivains et webmasters :

140 conseils pour booster votre activité professionnelle

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(Si le téléchargement ne démarre pas automatiquement, effectuez un clic droit sur le lien ci-dessus au moyen de votre souris, et cliquez sur l’option « Télécharger le fichier lié sous »)

Pour retrouver les E-Books des 6 autres thématiques, je vous invite à consulter l’article-bilan publié par Yvon.

Je vous souhaite de passionnantes découvertes et une excellente lecture !… 🙂

10 principes pédagogiques à prendre en compte pour concevoir des environnements d’apprentissage multimédia

Supposons que vous vous retrouviez dans l’un de ces 4 cas de figures, et que vous souhaitiez soit :

  • Concevoir une formation en ligne pour apprendre à vos collaborateurs comment utiliser un nouveau logiciel informatique,
  • Rédiger et mettre en page des syllabi et fiches pédagogiques en sciences biomédicales pour vos étudiants,
  • Développer un Serious Game pour promouvoir les principes d’une alimentation saine auprès d’un public adolescent,
  • Réaliser une présentation PowerPoint sur la thématique des sciences de l’éducation dans le cadre de votre participation à une prochaine conférence.

Quel est, à votre avis, le dénominateur commun des 4 propositions ci-dessus ?

Je vous le donne en mille : chacun de ces exemples intègre, à des degrés divers, une approche pédagogique basée sur plusieurs médias. C’est-à-dire non seulement des mots parlés ou écrits, mais aussi des images, des photos, des diagrammes, des vidéos… Objectif : favoriser un apprentissage plus efficace et de meilleure qualité.

Oui mais… pas à n’importe quelles conditions ! Il suffit de regarder la plupart des syllabi, fiches pédagogiques et présentations PowerPoint pour voir que certains profs et formateurs n’ont vraisemblablement pas compris comment rendre leurs supports multimédia VRAIMENT efficaces.

Richard Mayer, psychologue américain et chercheur à l’Université de Californie, développe depuis 2001 un concept scientifique intéressant : la théorie cognitive de l’apprentissage multimédia.

Cette théorie se base sur 10 principes pédagogiques essentiels que je vous propose de parcourir ci-dessous. But du jeu : vous permettre d’utiliser le multimédia à bon escient, dans le cadre de vos formations (présentielles ou en ligne), de vos supports pédagogiques écrits et de vos diaporamas.

10 principes pédagogiques à prendre en compte pour concevoir des environnements d’apprentissage multimédia
La théorie cognitive de l'apprentissage multimédia (R. Mayer) : 10 principes pédagogiques à prendre en compte dans la conception d'environnements d’apprentissage multimédia, en ligne ou présentiels.

Des principes pour réduire l’influence de traitements externes

1. Principe de cohérence

Le principe de cohérence vise à supprimer les informations non essentielles pour l’apprentissage : les participants apprennent mieux si les supports et contenus pédagogiques mis à leur disposition se focalisent sur un élément spécifique, plutôt qu’un contenu trop vaste ou trop général.

2. Principe de signalement

Ce principe part du constat que les informations mises en relief sont mieux retenues que les autres : signaler les informations essentielles permet aux apprenants de mieux orienter leur attention et d’augmenter leur taux de rétention par rapports aux éléments soulignés.

3. Principe de redondance

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, présenter des informations identiques dans 2 modalités différentes peut être néfaste à l’apprentissage (par ex. afficher à l’écran l’équivalent du texte présenté oralement). Lors d’une présentation, évitez donc d’intégrer trop de texte dans vos diapos, et préférez l’utilisation de mots-clés.

4. Principe de contiguïté spatiale

Selon le principe de contigüité spatiale, le fait que des informations visuelles soient proches les unes des autres facilite l’apprentissage (par ex. une association mots-clés // image, ou mots-clés // diagramme). C’est notamment le cas des schémas et des légendes qui y sont associées.

5. Principe de contiguïté temporelle

Tout comme la proximité spatiale des informations visuelles, le fait de renforcer leur proximité dans le temps facilite aussi l’apprentissage. Pour faciliter la tâche de la mémoire de travail (par ex. dans le cadre d’une présentation), synchronisez donc l’apparition de vos diapos en fonction de votre discours !

Des principes pour gérer les traitements essentiels

6. Principe de segmentation

Le principe de segmentation nous apprend que les participants apprennent mieux lorsque le contenu pédagogique est bien segmenté : c’est-à-dire découpé en plusieurs séquences, plutôt qu’un gros bloc d’informations indigestes (par ex. 3 fois 5 minutes, plutôt que 15 minutes d’un coup). Cela permet de maintenir l’attention des apprenants et d’éviter la surcharge de leur mémoire de travail.

7. Principe de pré-entrainement

Selon le principe de pré-entrainement, il vaut mieux déjà diffuser aux apprenants des informations-clés sur le contenu (d’un cours, d’une formation…) avant la séquence d’apprentissage principale. Ceci leur permet de s’échauffer et de déjà établir des connexions neuronales essentielles à l’acquisition de nouvelles connaissances.

8. Principe de modalité

Le principe de modalité rejoint en partie le principe de redondance (voir ci-dessus) : dans le sens où, pour présenter une image (par ex. à l’écran comme dans le cas d’une présentation), il est préférable d’utiliser un commentaire oral plutôt qu’écrit. Ceci afin d’éviter la saturation des canaux visuels chez l’apprenant.

Des principes pour favoriser des traitements génératifs

9. Principe d’intégration multimédia

Afin de favoriser le traitement de l’information et un apprentissage plus efficace, privilégiez l’intégration d’éléments visuels dans vos diaporamas, syllabi, fiches pédagogiques… Les participants apprendront mieux à partir d’une combinaison de mots et d’images, plutôt que de mots seuls (par ex. des illustrations explicatives dans un livre ou dans un syllabus).

10. Principe de personnalisation

Dans le cadre d’un parcours de formation (présentiel ou en ligne) ou d’une présentation, utilisez un style de langage conversationnel plutôt que formel. Adressez-vous directement à vos participants en utilisant le VOUS. Les apprenants auront tendance à davantage retenir des informations personnalisées, et à mieux les mettre en pratique !

Et ces principes, il faut absolument tous les respecter ?

Réponse de Normand : tout dépend du contexte !… 😉

Par exemple, dans certaines situations il vous sera difficile d’élaguer votre support pédagogique. Tout simplement parce que vous n’aurez pas la possibilité de le modifier (dans le cas d’un schéma scientifique pré-défini).

Difficile, dans ce cas, de respecter le principe n°1 (cohérence) : il vous faudra donc compenser en soulignant davantage les infos à mettre en lumière, et donc à mettre le paquet sur le principe n°2 (signalement).

Quoiqu’il en soit, j’espère que ce récapitulatif vous aidera à concevoir des contenus et supports pédagogiques plus efficaces. N’hésitez pas à me faire part de vos retours !

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Source :

Mayer, R.E. (2008). Applying the Science of Learning: Evidence-Based Principles for the Design of Multimedia Instruction. American Psychologist, 63(8), 760-769.

11 conseils et idées pour vous aider à donner du sens à l’apprentissage dans vos formations

« L’éducation, c’est ce qui reste lorsqu’une personne a oublié tout ce qu’elle a appris à l’école. »

– Albert Einstein

Dans l’article de lundi, je partageais avec vous quelques réflexions et expériences personnelles concernant la motivation des apprenants, l’apprentissage, et le sens que l’on donne à celui-ci.

La conclusion que je tirais était simple : on ne peut réellement prendre de plaisir à apprendre que par CHOIX, par INTÉRÊT et par PASSION.

Afin d’y arriver, impossible donc de forcer l’apprenant à se motiver. On ne peut que mettre en place les conditions pour favoriser sa motivation et lui permettre de donner lui-même un sens à son action d’apprentissage.

Pour suivre cette réflexion, je vous invite à découvrir ci-dessous 11 conseils et idées qui vous aideront, je l’espère, à donner du sens à votre propre pratique, et à favoriser celle de vos apprenants :

11 conseils et idées pour vous aider à donner du sens à vos formations et à l’apprentissage de vos apprenants
Découvrez 11 conseils et idées pour vous permettre de donner du sens à vos formations et de favoriser la motivation et l’apprentissage de vos participants.

1. Essayez de fasciner vos apprenants

En principe, si vous avez choisi un rôle d’enseignant ou de formateur, c’est sans doute par plaisir à partager vos connaissances et pour aider vos apprenants à développer leurs compétences.

Essayez de vous reconnecter à ce qui vous a motivé au départ à vous lancer dans ce métier. Tentez de retrouver le plaisir qui vous a poussé à vouloir aider les autres à se développer. Brisez la routine en intégrant de nouvelles activités, méthodes et outils pédagogiques.

2. Impliquez-vous dans votre rôle de formateur

En lien avec la première idée, essayez de refléter votre enthousiasme et votre implication en partageant avec vos apprenants les ressources que vous utilisez : livres, sites web, blogs…

Profitez ainsi de chaque opportunité pour diffuser les informations qui pourraient être utiles aux apprenants, par exemple via une plateforme LMS, un forum…

3. Procédez par étape, chaque chose en son temps

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Autrement dit, évitez de surcharger vos apprenants avec un torrent de contenu trop difficile à absorber du premier coup.

Préférez plutôt des séquences d’apprentissage bien segmentées, pas trop longues, avec des objectifs pédagogiques clairs, délimités et atteignables. Et aussi un engagement et un appel à l’action en fin de parcours, pour permettre aux apprenants de mettre concrètement leurs nouvelles compétences en marche.

Je vous invite à (re)découvrir cet article pour plus de détails à ce sujet.

4. Ajoutez une dimension ludique à l’apprentissage

Comme je l’avais déjà indiqué dans un article précédent, le jeu constitue la source n°1 de motivation et d’engagement chez les participants. À condition bien sûr qu’il soit suivi d’un débriefing pour permettre aux participants de synthétiser et consolider leurs apprentissages.

Entrainez donc vos apprenants avec vous, dans la joie et la bonne humeur, et donnez leur l’occasion d’apprendre et de développer leurs compétences dans le plaisir.

5. Favorisez la coopération entre apprenants

Il est bien sûr possible d’apprendre seul. Pourtant, les pédagogues sont de plus en plus nombreux à affirmer qu’on apprend mieux en groupe. C’est ce que mettent en avant les recherches scientifiques à ce sujet.

Faites donc la part belle à l’apprentissage social : concevez des activités pédagogiques de groupe, interactives, dans lesquelles les apprenants auront l’occasion de partager et d’échanger entre eux. Cela favorisera leurs apprentissages, et aussi la dynamique de groupe au sein de vos formations.

6. Adoptez une attitude flexible et résiliente

Toute formation est vouée à évoluer dans le temps. C’est ainsi que fonctionne la recherche scientifique : de nouveaux paradigmes émergent, bousculent les habitudes, avant de se faire renverser à leur tour par de nouveaux modèles.

Et vu les changements rapides auxquels nous somme de plus en plus confrontés, n’hésitez pas à lâcher prise : que ce soit votre contenu, les méthodes pédagogiques, les besoins et attentes des apprenants… restez ouverts et flexibles comme le bambou.

7. Pour un apprentissage en profondeur, visez le long terme

On n’apprend pas du jour au lendemain. Tout comme on ne change pas ses habitudes dans la minute. Apprendre est un processus qui prend du temps et qui s’inscrit dans la durée. À condition qu’on vise un apprentissage concret et en profondeur, bien sûr !

Si votre objectif est donc bien de permettre à vos apprenants de développer leurs compétences de manière concrète et efficace, mettez en place les conditions pour qu’ils puissent faire perdurer les effets de la formation au-delà des séances en groupe.

8. Aidez vos apprenants à développer leur esprit critique

Tout comme vous devriez garder un certain recul critique vis-à-vis de vos propres apprentissages (lectures, vidéos, séminaires, conférences, événements…), encouragez vos apprenants à ne pas boire vos paroles stricto sensu et les paroles des autres.

Encore une fois, la science est sujette à moults changements, qui ne vont faire que s’accélérer. Il en va donc de notre survie d’apprendre à prendre du recul et à développer nos capacités de remise en question.

9. Enseignez, et faites enseigner aux autres

Même si des méthodes interactives et participatives existent, viendra sans doute toujours un moment où vous serez dans une posture plutôt transmissive. Expliquer un contenu à d’autres personnes est d’ailleurs une manière efficace de tester vos compétences et votre compréhension.

N’hésitez donc pas à mettre en place des activités pédagogiques dans lesquelles vos apprenants auraient pour tâche d’expliquer eux-mêmes le contenu aux autres, de créer eux-mêmes leurs propres outils…

10. Laissez aux apprenants le temps de digérer le contenu

Notre esprit est parfois susceptible de nous jouer de sacrés tours : on se croit maître de notre pensée, lorsque tout à coup, le temps a passé, et nous nous retrouvons à des années-lumière de notre pensée initiale.

Pour éviter ce problème, privilégiez des activités d’apprentissages courtes et segmentées : maximum 1h par activité, segmentée en 4 séquences de 15min environ. Et si les échanges entre participants sont importants, ne les faites pas s’éterniser. Evitez qu’ils ne s’enlisent dans des débats à n’en plus finir. Pour savoir comment créer facilement des séquences d’apprentissage simples et efficaces, suivez le guide.

Si votre formation se déroule sur plusieurs jours, laissez du temps entre chaque journée (au moins une semaine, voire plus, en fonction des actions à réaliser par les participants entre les deux). Les apprenants auront dès lors le temps de souffler, d’intégrer le contenu, et de faire évoluer leur réflexion.

11. Adoptez une posture réflexive, et démarrez votre propre blog

Comme je le disais plus haut, une des manières les plus efficaces de consolider un apprentissage, c’est de l’expliquer aux autres. Pourquoi donc ne pas vous lancer et créer votre propre blog ?

Cette initiative vous permettrait de développer votre apprentissage en profondeur par rapport aux thématiques traitées, de partager vos connaissances, et de synthétiser les informations que vous jugez intéressantes et pertinentes pour votre pratique.

À bientôt donc dans la blogosphère ?… 😉

Voici ce que je vous invite à faire dès maintenant :

  1. Choisissez une idée qui vous parle et soulève votre intérêt parmi les 11 propositions traitées dans cet article,
  2. Mettez-la en pratique directement lors de votre prochaine session de formation,
  3. Venez faire part de vos expériences, questions et suggestions en publiant un commentaire ci-dessous.

Quant à moi, je vous retrouve vendredi pour une retransmission en live de la conférence SeriousGame.be 2012 !… 🙂

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Source :

Cet article est inspiré, parfois librement, de l’article original « What I’ve Learned About Learning », écrit et publié par Leo Babauta sur son blog ZenHabits le 03/05/2012 : http://zenhabits.net/learn

Et si vous redonniez du sens à l’apprentissage pour mieux motiver vos apprenants en formation ?

« On apprend davantage en cherchant la réponse à une question et en ne trouvant pas la réponse à celle-ci, plutôt que d’apprendre la réponse elle-même. »

– Lloyd Alexander

Si vous êtes formateur ou enseignant, vous êtes vraisemblablement confronté au challenge de savoir comment motiver vos apprenants et favoriser leur apprentissage.

Vous avez parfois du mal à trouver les activités pédagogiques qui vont répondre à leurs besoins et attentes. Et il est parfois difficile de savoir comment favoriser leur motivation, et comment leur permettre de tirer parti au mieux de la formation.

Surtout qu’à l’heure actuelle, avec la montée en puissance des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, certains n’hésitent pas à promettre monts et merveilles… pour peu de résultats d’apprentissage concrets !

Il existe une solution potentielle pour relever ce défi. Cependant, avant d’aborder ce point, laissez-moi partager avec vous quelques réflexions et expériences personnelles :

Et si vous redonniez du sens à l’apprentissage pour mieux motiver vos apprenants en formation ?
Choix, intérêt et passion : vous aussi, mettez en place les conditions ad hoc et (re)donnez du sens à vos formations pour mieux favoriser la motivation et l'apprentissage de vos participants.

Ce que j’ai appris de l’apprentissage, et ce que l’apprentissage m’a appris…

Tout comme Leo Babauta en témoigne dans son article, j’ai choisi de m’engager dans une voie professionnelle où je suis amené d’une part à transmettre des connaissances, et d’autre part à en faciliter l’assimilation et les partages entre participants.

Je suis également un apprenant passionné, sur de nombreuses thématiques : psychopédagogie, nouvelles technologies, développement personnel, entrepreunariat, webmarketing… Par besoin professionnel, et aussi surtout par intérêt.

Et le plus comique, dans tout ça, c’est que les 2/3 de ce que j’ai appris (et de ce que je continue à apprendre), je l’ai appris en dehors des murs de l’école ! Sans faire d’études supplémentaires, sans entamer de sessions en cours du soir. Juste en me basant sur des supports d’apprentissage informel : blogs, podcasts, réseaux sociaux, rencontres…

La conclusion que je tire de cette réflexion, c’est qu’un grand nombre de nos apprentissages prennent place en dehors de l’école.

Par contre, pour réussir à apprendre par soi-même, il faut un ingrédient magique : la PASSION !

Pour apprendre, il faut trouver un sens à l’action que l’on met en place !

Si je fais un bref retour en arrière et que je réalise le bilan de ce que j’ai appris à l’école par rapport à ce que j’ai appris en dehors, la balance penche sérieusement du côté de la seconde option.

Certes vous me direz que les matières vues à l’école constituent une sérieuse masse d’informations… oui, et pourtant à part quelques bribes ici et là, quelle est la proportion de matières scolaires dont vous vous souvenez encore et qui vous sert concrètement au jour le jour ?

Et au-delà de la quantité de matière absorbée (que ce soit durant mes études secondaires ou mes 2 premières années en faculté de psychologie), ai-je vraiment été passionné par ce que j’ai appris ?

La réponse est clairement NON (mais ça n’engage que moi bien entendu) : je ne me suis jamais senti aussi démotivé que lorsque j’écoutais passivement mes profs en secondaire débiter leur matière. Ou encore les profs d’univ qui déversaient leur flot ininterrompu de matière en nous balançant 50 slides à la minute.

Pour ma part, il a fallu attendre ma première année de license universitaire pour enfin prendre du plaisir et me sentir passionné par ce que je découvrais.

Et pourquoi cela ? Tout simplement parce que cette année correspond à l’année où j’ai pu choisir mon option de spécialisation, personnaliser mon emploi du temps par des cours qui m’intéressaient, choisir des lieux de stages qui correspondaient à mes envies, mes valeurs…

Morale de l’histoire : c’est une fois que j’ai choisi de faire ce qui m’intéressait que j’ai trouvé véritablement du plaisir à étudier et développer ma pratique de psychologue.

Et c’est la raison suprême pour laquelle je prends bien plus de plaisir à réaliser mes projets professionnels à l’heure actuelle : parce que je ne le fais pas sous la contrainte, je le fais par CHOIX, par INTÉRÊT et par PASSION.

Comment donner du sens à l’apprentissage et motiver vos apprenants ?

Comme je l’avais déjà indiqué dans un précédent article, on ne peut pas motiver les apprenants à leur place, on ne peut pas les forcer à trouver un sens déterminé sous la contrainte.

Tout comme on ne peut faire éclore un oeuf de force ou le mettre au micro-ondes pour accélérer son développement : il faut laisser le soin à la poule de le couver, et avec du temps, laisser le poussin lui-même percer la coquille et éclore à son rythme.

Comme la poule, tout ce que nous – enseignants, formateurs, animateurs – pouvons faire, c’est mettre en place les conditions pour favoriser la motivation des apprenants et leur permettre de trouver par eux-mêmes le sens qu’ils souhaitent donner à leur action.

Ceci dit, même si on ne peut réaliser cette étape à leur place, il existe des méthodes qui permettent de favoriser et faciliter cette éclosion pédagogique.

Je vous fixe donc rendez-vous ce mercredi en début d’après-midi pour découvrir la suite de cet article, dans lequel je partagerai avec vous 11 idées pour vous aider à donner du sens à vos formations et favoriser l’apprentissage de vos participants.

Et vous, comment permettez-vous à vos apprenants de donner du sens à leur action ?

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Source :

Cet article est inspiré, parfois librement, de l’article original « What I’ve Learned About Learning », écrit et publié par Leo Babauta sur son blog ZenHabits le 03/05/2012 : http://zenhabits.net/learn

Le Top 10 des blogs francophones à suivre absolument si vous vous intéressez à l’innovation pédagogique

Il y a quelques jours je partageais avec vous les 10 ressources du web anglophone qui accompagnent ma veille pédagogique quotidienne. Avec 48h de retard et toutes mes excuses pour ce léger décalage, je vous propose de découvrir sans plus attendre mon Top 10 des ressources francophones consacrées à l’innovation pédagogique :

Le Top 10 des blogs francophones à suivre absolument si vous vous intéressez à l’innovation pédagogique
Découvrez les 10 blogs francophones à suivre absolument si vous vous intéressez à la formation, l’apprentissage et l’innovation pédagogique.

Entreprise Collaborative

Ce blog aurait pu faire partie également du Top 10 anglophone, étant donné qu’il publie des articles dans les 2 langues. Initié par Frédéric Domon et Harold Jarche, le projet Entreprise Collaborative vous invite à revisiter votre conception de l’entreprise et de l’apprentissage à l’heure du Web 2.0 et des réseaux sociaux. Une référence en la matière !

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.entreprisecollaborative.com

Le blog de la formation professionnelle et continue

Tenu par Mathilde Bourdat et Laurent Reich, tous deux responsables pédagogiques au sein du Groupe Cegos, ce blog traite de la formation en entreprise, présentielle et en ligne. Réflexions critiques et outils pratiques : une ressource de choix pour développer vos compétences pédagogiques.

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.formation-professionnelle.fr

Infobourg

Infobourg est un portail d’informations canadien dédié à l’éducation, principalement l’enseignement primaire et secondaire. Vous y trouverez bon nombre d’articles traitant de l’intégration des nouvelles technologies en contexte pédagogique. À suivre, même si vous n’êtes pas Québécois !

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.infobourg.com

myRHline

Si ce n’est pas une ressource pédagogique à proprement parler, myRHline publie fréquemment des articles concernant l’actualité des ressources humaines en entreprise (dont des articles sur le thème de la formation). Des infos de qualité et qui permettent de prendre de la hauteur par rapport au contexte pédagogique pur et dur.

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.myrhline.com

E-Learning Infos

Un portail de référence si vous vous intéressez à la formation en ligne et à distance. Piloté par Michel Diaz, ce site publie des articles de fonds, actualités, analyses, interviews et témoignages par rapport à l’E-Learning. Seul regret : l’absence d’un flux RSS pour recevoir automatiquement les nouveaux article. Ceci dit, l’abonnement à une newsletter permet de compenser ce léger manque.

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.e-learning-infos.com

NetPublic

Le projet NetPublic a été initié en France par la DUI et le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Objectif : promouvoir les usages responsables et cohérents de l’Internet. Public-cible : parents, enseignants et animateurs d’EPN. Une boite à outils très complète sur les ressources du web 2.0 et leurs usages potentiels en contexte pédagogique.

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.netpublic.fr

Ludovia

Ludovia est un portail d’informations concernant l’éducation en ligne et le multimédia ludo-éducatif. Plutôt orienté enseignement, ce site fait la part belle aux outils interactifs, notamment l’utilisation des tablettes et TNI en contexte pédagogique. Un site à l’ambiance dynamique, enthousiaste et inspirant !

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.ludovia.com

Thot Cursus

LA référence pour tous ceux qui veulent rester au courant de l’actualité de la recherche en sciences de l’éducation, sans jargon et sans se prendre la tête : modèles pédagogiques, analyses d’efficacité, tendances et outils… une lecture de choix !

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.cursus.edu

GénérationS

Tenu par Benjamin Chaminade et Francis Boyer, ce blog traite essentiellement de la Génération Y et des évolutions managériales au sein des entreprises. Pas forcément orienté formation ou pédagogie, les articles publiés vous permettront toutefois de mieux vous mettre dans le paysage des publics présents en entreprise, et donc de mieux les comprendre.

Cliquez ici pour consulter ce site : http://www.generationy20.com

SeriousGame.be

Allez, un petit cocorico belge pour terminer, et il le vaut bien : le blog SeriousGame.be tenu par Yasmine Kasbi. Vous y trouverez des actualités liés aux Serious Games, aux outils auteurs et des tests critiques de Serious Games. J’en profite pour vous rappeler que la prochaine conférence SeriousGame.be 2012 aura lieu le 11 mai prochain et qu’il est encore possible de réserver gratuitement votre badge en cliquant ici.

Cliquez ici pour consulter ce site : http://blog.seriousgame.be

Un choix et un classement difficiles…

Autant vous dire qu’il n’a pas été facile de classer et sélectionner ces 10 ressources. Tout simplement car j’aurais bien voulu encore en rajouter quelques-unes… et je vais d’ailleurs me laisser tenter par vous suggérer quelques ressources complémentaires :

  • Le blog de Marcel Lebrun : pour sa qualité rédactionnelle remarquable.
  • Le blog de Nextformation : pour son vent de fraicheur créative.
  • Le portail Educavox : pour la diversité des points de vue et articles proposés.
  • Le blog Outils Collaboratifs : pour les nombreuses découvertes qu’il inspire.
  • Le blog PedagoForm : pour ses analyses et réflexions pertinentes.
  • Le blog Formateur du Web : pour sa belle cartographie des méthodes pédagogiques.

Et je vais devoir m’arrêter ici, sinon je suis parti pour 30 pages supplémentaires !… 😉

Et vous, quelles sont les ressources que vous aimeriez partager ?