Top 5 et Flop 5 des pédagogies actives, ludiques et participatives : avantages et inconvénients

Quels sont les avantages et inconvénients liés aux pédagogies actives, ludiques et participatives ?

Les pédagogies dites innovantes ont le vent en poupe. Pourtant, si la nécessité d’amorcer un virage pédagogique en entreprise est plus que nécessaire, beaucoup de freins et obstacles sont encore présents dans la plupart des organisations.

Voici donc une proposition de top 5 – avantages et leviers – et de flop 5 – freins et inconvénients – liés aux pédagogies actives, ludiques et participatives :

Top 5 et Flop 5 des pédagogies actives, ludiques et participatives : avantages et inconvénients
Découvrez les principaux avantages et inconvénients formulés par les entreprises à l’égard des pédagogies actives, ludiques et participatives.

TOP 5 : AVANTAGES ET LEVIERS

1. Capter l’attention des apprenants

De par leur caractère ludique et participatif, les pédagogies actives permettent de mieux capter l’attention des participants que les pédagogies traditionnelles. Le fait de bouger mobilise leur cervelet, et facilite ainsi indirectement leur concentration.

2. Favoriser les interactions, partages et échanges

Comparé aux dynamiques pédagogiques plus classiques, il n’y a pas photo : les participants bougent plus, ont l’occasion d’échanger entre eux leurs expériences et apprentissages, ce qui crée un contexte propice à l’apprentissage social.

3. Créer une dynamique de groupe positive

Lorsqu’elles sont animées avec bienveillance, les formations utilisant les pédagogies actives permettent de créer un climat de groupe serein, propice à la cohésion et à l’émergence d’une dynamique positive.

4. Faciliter l’apprentissage des participants

« Il y a plus d’idées dans plusieurs têtes que dans une seule. »

Vous connaissez probablement cet adage. Et force est de constater qu’en mettant en place une dynamique ludique et participative, le cerveau des apprenants sera plus réceptif. Leurs idées seront plus créatives et innovantes. Les partages d’informations et d’opinions leur permettront, en outre, de faire évoluer leurs points de vue et connaissances.

5. Booster la motivation, l’engagement et l’implication des apprenants

Dans un article consacré à l’utilisation des jeux en formation, je partageais avec vous le fait que le jeu est le meilleur moyen de favoriser la motivation et l’engagement des participants. Cette donnée est toujours d’actualité !

FLOP 5 : FREINS ET INCONVÉNIENTS

1. Peu adaptées à tous les contenus

On ne peut pas tout enseigner ou animer à l’aide des pédagogies actives. C’est parfois vrai, mais je pense sincèrement qu’il s’agit ici plus d’une croyance. Dans tous les cas, il est au moins possible de mixer un style plus traditionnel avec un style plus innovant.

2. Peu adaptées à tous les publics

Encore une fois, cet argument me semble plus lié à une croyance : certains participants seront effectivement déroutés au début, mais la sauce prendra dans 90% des cas. Et cela n’a rien à voir avec leur âge !

3. Difficulté pour le formateur de changer de posture

Dans les pédagogies classiques, le formateur représente le prof qui va transmettre ses connaissances / compétences aux apprenants. En utilisant les pédagogies ludiques et participatives, le formateur devient davantage animateur et facilitateur d’apprentissage. Un passage parfois vécu comme douloureux et qui suscite beaucoup de remise en question.

4. Le terme « jeu » est parfois encore considéré comme péjoratif

Si le jeu fait partie de la culture de beaucoup d’entreprises outre-atlantique, il n’en est pas de même en Europe. Beaucoup d’organisations considèrent encore le jeu comme une activité inutile et dégradante. Il y a donc du boulot en perspective pour balayer cette croyance !

5. Cela prend trop de temps pour les intégrer et les mettre en place

Passer des pédagogies traditionnelles aux pédagogies innovantes constitue un réel enjeu : changement d’état d’esprit, changement d’habitudes, changement d’attitudes… Certains formateurs sont parfois découragés face à l’ampleur de la tâche (revisiter leurs contenus, revoir leurs animations…). Pourtant, quand on connait leur efficacité sur le long terme, ce temps à consacrer ne pourrait-il être vu comme un investissement ?

Y a-t-il des sceptiques dans la salle ?…

Si vous hésitez encore à franchir le pas des pédagogies actives, ou si vous tenez à obtenir des preuves concernant leur efficacité, je vous invite à revenir sur ce blog mercredi après-midi.

Je partagerai avec vous quelques clés issues des recherches en neurosciences, en faveur de la mise en place de pédagogies innovantes !… 🙂

Et vous, quels sont les avantages, inconvénients et/ou difficultés que vous rencontrez dans l’utilisation ou la mise en place de pédagogies innovantes ?

Je vous invite à partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous »

47 pensées sur “Top 5 et Flop 5 des pédagogies actives, ludiques et participatives : avantages et inconvénients”

  1. Parce que le jeu a une connotation péjorative, on a inventé le terme barbare de « serious game », le jeu présenté comme sérieux. Naguère, on appelait ça un jeu pédagogique, une pédagogie ludique, j’en passe et des meilleures.

    La pédagogie se renouvelle-t-elle profondément avec les technologies ? En tous cas, la langue s’appauvrit de plus en plus…

  2. L’utilisation de pédagogies ludiques et participatives nécessite une bonne compétence d’animation des groupes, ce qui rebute parfois les formateurs. Pour ma part, j’use de nombreuses techniques bien rodées comme les icebreakers et les debrirefing, deux armes absolues pour jauger et motiver les groupes.

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