[Infographie] En quoi la gamification pourrait bien révolutionner l’apprentissage et le monde de l’éducation

Pour terminer en douceur cette semaine consacrée aux Serious Games – et avant de remettre le couvert à ce sujet la semaine prochaine – j’aimerais partager avec vous quelques statistiques concernant la gamification de l’éducation.

Comprenez par là le fait de rendre l’apprentissage plus ludique et d’intégrer le jeu (présentiel ou en ligne) dans les dispositifs pédagogiques. En anglais, il s’agit d’une approche que l’on nomme Game-Based Learning (GBL).

Suite au rapport Moving Learning Games Forward: Obstacles, Opportunites & Openness publié en 2009 par le MIT, voici les principaux éléments que je retiens :

  • 28 millions de joueurs aux USA récoltent leurs moissons chaque jour dans FarmVille,
  • 5 millions d’américains passent en moyenne 45 heures par semaine à jouer,
  • À l’échelle mondiale, nous passons près de 3 milliards d’heures par semaine à jouer aux jeux vidéos,
  • Et parallèlement à ces chiffres excitants, près de 1,2 millions d’étudiants n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires aux USA… chaque année !

De là à dire que l’apprentissage ludique – et par extension les Serious Games – pourraient solutionner le problème, il y a un pas que je ne franchirai pas. Parce que beaucoup trop d’autres facteurs internes et externes à l’apprenant entrent en ligne de compte.

Je suis par compte intimement convaincu que le jeu, en tant qu’outil faisant partie de l’ensemble du dispositif pédagogique, peut se révéler un levier puissant pour booster l’engagement en formation et favoriser l’apprentissage des participants.

Sur ce, je vous invite à découvrir l’infographie au complet ci-dessous… et à passer une excellente fin de semaine !… 🙂

[Infographie] En quoi la gamification pourrait bien révolutionner l’apprentissage et le monde de l’éducation

7+1 clés de succès pour opérationnaliser un projet de Serious Game au sein de votre entreprise

Dans l’article 3 raisons pour lesquelles vous devriez envisager de passer aux Serious Games, je pointais notamment le fait que :

  • Le jeu est le facteur principal d’engagement pour les apprenants en formation,
  • Le jeu permet de prendre du recul par rapport à la réalité,
  • Le jeu prend une place de plus en plus importante dans notre société.

Toutefois, si le jeu constitue un excellent outil, il est important de bien réfléchir en amont aux usages qui pourraient en être fait. Comme le dit si bien Marcel Lebrun, technopédagogue et professeur à l’UCL : « Il n’y a pas de bon ou de mauvais outils, il y a seulement de bons et mauvais usages ! »

Je vous invite donc à découvrir ci-dessous 7+1 clés de succès pour réussir vos futurs projets de Serious Games. Prêtez une attention toute particulière au dernier point… sans quoi l’issue de votre projet pourrait bien vous être fatale en terme de ROI !

7+1 clés de succès pour opérationnaliser un projet de Serious Game au sein de votre entreprise
Découvrez 7+1 clés de succès pour réussir l’implémentation d’un projet de Serious Game dans le cadre de formations au sein de votre entreprise.

1. Assurez-vous que vous disposez du budget nécessaire

En fonction du degré d’exigence de votre entreprise, la production d’un Serious Game pourra vous coûter entre 50.000€ et 500.000€.

Et même si on constate une baisse progressive des coûts de production au fil des ans et l’apparition d’outils auteurs dédiés, ce genre de projets reste un investissement non négligeable !

2. Réalisez une analyse des besoins et attentes avant tout

Par pitié, ne vous lancez pas tête baissée dans ce genre de projets sans analyser les besoins et attentes de formation au sein de votre entreprise.

Il s’agit d’une étape cruciale pour assurer une certaine cohérence entre les besoins réels de l’organisation et les attentes du public-cible.

3. Définissez des objectifs pédagogiques clairs et pertinents

Une fois vos besoins et attentes décortiqués, définissez des objectifs pédagogiques aussi clairs et pertinents que possible. Cela vous permettra de définir un itinéraire précis pour savoir quelles compétences développer auprès de vos collaborateurs.

Pour définir des objectifs pédagogiques, je vous recommande d’utiliser la taxonomie de Bloom ainsi que la méthode SMART.

4. Favorisez une réelle coopération entre pédagogues et développeurs

Il s’agit d’un des plus grands risques liés à ce genre de projets. Inévitablement, vous devrez allier du contenu pédagogique à du développement technologique (graphisme, gameplay, animation 2D/3D…).

Pour assurer la cohérence technopédagogique du produit final, faites en sorte de favoriser la coopération entre les 2 équipes (pédagogues + développeurs).

5. Créez un scénario aussi immersif que possible

L’un des éléments clés de la réussite d’un jeu vidéo repose sur sa capacité à immerger le joueur. Pour cela, rien de tel qu’un bon scénario.

Dans le cadre d’un Serious Game à visée éducative, vous devrez également veiller à équilibrer le contenu pédagogique avec l’aspect purement ludique (ainsi que l’intégration des éléments multimédia).

6. Prévoyez une stratégie de communication efficace en interne

Réaliser un Serious Game n’est pas un projet commun. Bien qu’efficace, l’outil reste assez innovant dans le domaine de la formation, et vous devrez investir des moyens en conséquence pour sensibiliser vos futurs apprenants à son utilisation.

Inspirez-vous des studios hollywoodiens, et organisez un vrai plan marketing pour vendre votre Serious Game en interne : teasing, e-mailing, events…

N’hésitez pas non plus à procéder à une phase pilote pour tester le dispositif, et réaliser les adaptations nécessaires avant de le déployer à grande échelle au sein de votre entreprise.

7. Mettez en place un système de tracking des apprenants

Etant donné l’investissement assez conséquent, il est légitime d’attendre que les apprenants y consacrent le temps nécessaire, et qu’ils développent les compétences souhaitées.

N’oubliez donc pas d’intégrer un système de tracking et d’évaluation des apprenants. Cela vous permettra en outre de réagir rapidement, si par exemple vous constatez un faible taux de complétion de leur part.

Enfin, tenez compte absolument de ce dernier point !

S’il y a bien un seul point à retenir de cet article, c’est celui-ci : si le jeu représente le facteur principal d’engagement et de motivation des apprenants, il ne permet pas à lui seul d’apprendre !

En effet, vous devez absolument prévoir un espace de dialogue entre apprenants, pour leur permettre de réaliser un débriefing, d’échanger et partager entre eux sur ce qu’ils ont perçu, vécu et appris tout au long du jeu.

C’est à cette seule condition que le jeu prendra tout son sens : il doit donc obligatoirement être inclus dans le dispositif pédagogique, mais ne peut pas être utilisé à lui seul à des fins d’apprentissage.

Et vous, quelles sont les échecs / succès que vous avez vécu dans le cadre de projets de formation ? Pensez-vous que les Serious Games soient une solution pertinente ?

Je serais très intéressé d’avoir votre avis sur cette question »

3 raisons pour lesquelles vous devriez passer au Serious Game pour vos prochaines formations

Mardi dernier s’est tenue à Bruxelles une conférence organisée par l’ISTF – Institut Supérieur des Technologies de la Formation – sur le thème : « Serious Game, ROI et pédagogie »

L’occasion pour ceux qui n’avaient pas eu l’occasion de participer à la conférence SeriousGame.be 2012 de rattraper leur retard.

Au cours de cette conférence, 3 experts sont intervenus pour faire le point sur les avantages et désavantages des Serious Games, d’un point de vue ROI et d’un point de vue pédagogique :

  • Bruno Dartigues (DG e-doceo Belgium) a partagé avec nous quelques études de cas et retours d’expériences de projets concrets réalisés auprès de clients.
  • Xavier Van Dieren (consultant E-Learning NOW.be) nous a fait découvrir, de manière ludique et interactive, les clés de succès et étapes à réaliser pour gérer un projet de Serious Game.
  • Nathalie Pilet (ingénieur pédagogique ISTF) a terminé en abordant les Serious Games sous l’angle de la pédagogie et des sciences cognitives.

En ce qui me concerne, j’avais déjà eu l’occasion d’étudier de près l’efficacité pédagogique des Serious Games dans le cadre d’une étude réalisée en 2011 pour l’UCL (Louvain-la-Neuve) et les FUSL (Bruxelles). Les résultats présentés mardi dernier rejoignent globalement les conclusions déjà émises.

Pour introduire la série d’articles que je compte publier au cours des 2 prochaines semaines sur ce blog, je vous invite à découvrir ci-dessous les 3 raisons principales pour lesquelles vous devriez sérieusement réfléchir à implémenter un Serious Game dans le cadre de vos prochaines formations :

3 raisons pour lesquelles vous devriez passer au Serious Game pour vos prochaines formations
Découvrez 3 raisons pour lesquelles vous devriez envisager d’implémenter un Serious Game lors de vos prochaines formations en entreprise.

1. Le jeu permet de booster l’engagement des apprenants

Il s’agit d’un constat global : le jeu constitue le facteur n°1 d’engagement et de motivation pour les apprenants en formation. La majorité des recherches et méta-analyses récentes sont d’accord sur ce point.

Le jeu suscite ainsi une forte envie d’apprendre chez l’apprenant : il bénéficie d’une forte attractivité, et donne envie d’aller plus loin.

Pour plus d’infos sur l’intégration du jeu en formation, je vous renvoie à mon précédent article : Pourquoi vous devriez utiliser des jeux en formation et comment les intégrer de manière simple et efficace

2. Le jeu permet de prendre distance par rapport à la réalité

Contrairement à des mises en situations ou études de cas réalistes, le jeu permet de prendre du recul face à la réalité concrète du terrain.

Il permet ainsi de tester de nouvelles solutions sans prendre de risque, d’avancer par essai et erreur sans trop de contraintes, et d’adopter peu à peu de nouveaux réflexes et comportements.

Ce qui pemet de facto de diminuer le sentiment de stress et d’anxiété que peuvent parfois éprouver les apprenants dans le cadre du développement de leurs compétences.

3. Le jeu prend une place de plus en plus importante dans notre société

Quand on sait que l’industrie du jeu vidéo génère un revenu plus important que celui du cinéma (10 milliards de dollars en 2004), cela fait réfléchir…

De même, le jeu vidéo ne se limite plus aux hardcore gamers, et touche aussi à présent les joueurs occasionnels, notamment grâce à l’explosion de la vente des smartphones. On compte ainsi plus de 100 millions de joueurs mobiles en 2012 aux USA.

Pour rajouter encore 2 chiffres :

  • L’âge moyen des joueurs aux USA est de 32 ans (49% des joueurs ont entre 18 et 49 ans),
  • Rien qu’en France, nous sommes passés de 11 millions de joueurs en 2000 à 28 millions en 2011.

Juste pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène !… 😉

Le Serious Game : solution miracle pour la formation et l’apprentissage ?

Solution miracle, certainement pas… et pourtant à considérer fortement !

En effet, il est vraisemblable que le Serious Game deviendra le nouveau standard des formations en ligne dans les prochaines années. On constate d’ailleurs déjà une gamification progressive des parcours E-Learning existants.

Avec la baisse des coûts liés aux technologies et l’apparition progressive d’outils auteurs spécialisés, le Serious Game devrait peu à peu se démocratiser pour toucher un public plus large.

Attention toutefois de ne pas vous précipiter tête baissée : il y a des conditions à respecter pour qu’un Serious Game soit vraiment efficace et utilisé à bon escient. J’y reviendrai dans les articles qui seront publiés sur ce blog dans les prochains jours.

Stay Tuned !… 😉

[hr]

Sources :

AFJV (2012). Loisirs interactifs : le meilleur de l’année 2012 est à venir selon GfK. Consulté le 30/06/2012. En ligne : http://www.afjv.com/news.php?id=1245&title=marche_loisirs_interactifs

Education Database Online (2010). Videogames Statistics. Consulté le 30/06/2012. En ligne : http://www.onlineeducation.net/videogame

Pilet, N. (2012). Enquête 2011: Les chiffres pédagogiques du e-learning. ISTF : http://www.istf-formation.fr

Slashdot (2004). Game Industry Bigger than Hollywood. Consulté le 20/06/2012. En ligne : http://games.slashdot.org/story/04/12/19/2350234/game-industry-bigger-than-hollywood

Vellut, D., Leonard, E. & Nils, F. (2011). Les nouvelles pédagogies de la formation. Rapport de recherche réalisé dans le cadre du projet RH-Entreprises. Louvain School of Management, Université catholique de Louvain, Louvain-la-Neuve, Belgique.

11 conseils et idées pour vous aider à donner du sens à l’apprentissage dans vos formations

« L’éducation, c’est ce qui reste lorsqu’une personne a oublié tout ce qu’elle a appris à l’école. »

– Albert Einstein

Dans l’article de lundi, je partageais avec vous quelques réflexions et expériences personnelles concernant la motivation des apprenants, l’apprentissage, et le sens que l’on donne à celui-ci.

La conclusion que je tirais était simple : on ne peut réellement prendre de plaisir à apprendre que par CHOIX, par INTÉRÊT et par PASSION.

Afin d’y arriver, impossible donc de forcer l’apprenant à se motiver. On ne peut que mettre en place les conditions pour favoriser sa motivation et lui permettre de donner lui-même un sens à son action d’apprentissage.

Pour suivre cette réflexion, je vous invite à découvrir ci-dessous 11 conseils et idées qui vous aideront, je l’espère, à donner du sens à votre propre pratique, et à favoriser celle de vos apprenants :

11 conseils et idées pour vous aider à donner du sens à vos formations et à l’apprentissage de vos apprenants
Découvrez 11 conseils et idées pour vous permettre de donner du sens à vos formations et de favoriser la motivation et l’apprentissage de vos participants.

1. Essayez de fasciner vos apprenants

En principe, si vous avez choisi un rôle d’enseignant ou de formateur, c’est sans doute par plaisir à partager vos connaissances et pour aider vos apprenants à développer leurs compétences.

Essayez de vous reconnecter à ce qui vous a motivé au départ à vous lancer dans ce métier. Tentez de retrouver le plaisir qui vous a poussé à vouloir aider les autres à se développer. Brisez la routine en intégrant de nouvelles activités, méthodes et outils pédagogiques.

2. Impliquez-vous dans votre rôle de formateur

En lien avec la première idée, essayez de refléter votre enthousiasme et votre implication en partageant avec vos apprenants les ressources que vous utilisez : livres, sites web, blogs…

Profitez ainsi de chaque opportunité pour diffuser les informations qui pourraient être utiles aux apprenants, par exemple via une plateforme LMS, un forum…

3. Procédez par étape, chaque chose en son temps

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Autrement dit, évitez de surcharger vos apprenants avec un torrent de contenu trop difficile à absorber du premier coup.

Préférez plutôt des séquences d’apprentissage bien segmentées, pas trop longues, avec des objectifs pédagogiques clairs, délimités et atteignables. Et aussi un engagement et un appel à l’action en fin de parcours, pour permettre aux apprenants de mettre concrètement leurs nouvelles compétences en marche.

Je vous invite à (re)découvrir cet article pour plus de détails à ce sujet.

4. Ajoutez une dimension ludique à l’apprentissage

Comme je l’avais déjà indiqué dans un article précédent, le jeu constitue la source n°1 de motivation et d’engagement chez les participants. À condition bien sûr qu’il soit suivi d’un débriefing pour permettre aux participants de synthétiser et consolider leurs apprentissages.

Entrainez donc vos apprenants avec vous, dans la joie et la bonne humeur, et donnez leur l’occasion d’apprendre et de développer leurs compétences dans le plaisir.

5. Favorisez la coopération entre apprenants

Il est bien sûr possible d’apprendre seul. Pourtant, les pédagogues sont de plus en plus nombreux à affirmer qu’on apprend mieux en groupe. C’est ce que mettent en avant les recherches scientifiques à ce sujet.

Faites donc la part belle à l’apprentissage social : concevez des activités pédagogiques de groupe, interactives, dans lesquelles les apprenants auront l’occasion de partager et d’échanger entre eux. Cela favorisera leurs apprentissages, et aussi la dynamique de groupe au sein de vos formations.

6. Adoptez une attitude flexible et résiliente

Toute formation est vouée à évoluer dans le temps. C’est ainsi que fonctionne la recherche scientifique : de nouveaux paradigmes émergent, bousculent les habitudes, avant de se faire renverser à leur tour par de nouveaux modèles.

Et vu les changements rapides auxquels nous somme de plus en plus confrontés, n’hésitez pas à lâcher prise : que ce soit votre contenu, les méthodes pédagogiques, les besoins et attentes des apprenants… restez ouverts et flexibles comme le bambou.

7. Pour un apprentissage en profondeur, visez le long terme

On n’apprend pas du jour au lendemain. Tout comme on ne change pas ses habitudes dans la minute. Apprendre est un processus qui prend du temps et qui s’inscrit dans la durée. À condition qu’on vise un apprentissage concret et en profondeur, bien sûr !

Si votre objectif est donc bien de permettre à vos apprenants de développer leurs compétences de manière concrète et efficace, mettez en place les conditions pour qu’ils puissent faire perdurer les effets de la formation au-delà des séances en groupe.

8. Aidez vos apprenants à développer leur esprit critique

Tout comme vous devriez garder un certain recul critique vis-à-vis de vos propres apprentissages (lectures, vidéos, séminaires, conférences, événements…), encouragez vos apprenants à ne pas boire vos paroles stricto sensu et les paroles des autres.

Encore une fois, la science est sujette à moults changements, qui ne vont faire que s’accélérer. Il en va donc de notre survie d’apprendre à prendre du recul et à développer nos capacités de remise en question.

9. Enseignez, et faites enseigner aux autres

Même si des méthodes interactives et participatives existent, viendra sans doute toujours un moment où vous serez dans une posture plutôt transmissive. Expliquer un contenu à d’autres personnes est d’ailleurs une manière efficace de tester vos compétences et votre compréhension.

N’hésitez donc pas à mettre en place des activités pédagogiques dans lesquelles vos apprenants auraient pour tâche d’expliquer eux-mêmes le contenu aux autres, de créer eux-mêmes leurs propres outils…

10. Laissez aux apprenants le temps de digérer le contenu

Notre esprit est parfois susceptible de nous jouer de sacrés tours : on se croit maître de notre pensée, lorsque tout à coup, le temps a passé, et nous nous retrouvons à des années-lumière de notre pensée initiale.

Pour éviter ce problème, privilégiez des activités d’apprentissages courtes et segmentées : maximum 1h par activité, segmentée en 4 séquences de 15min environ. Et si les échanges entre participants sont importants, ne les faites pas s’éterniser. Evitez qu’ils ne s’enlisent dans des débats à n’en plus finir. Pour savoir comment créer facilement des séquences d’apprentissage simples et efficaces, suivez le guide.

Si votre formation se déroule sur plusieurs jours, laissez du temps entre chaque journée (au moins une semaine, voire plus, en fonction des actions à réaliser par les participants entre les deux). Les apprenants auront dès lors le temps de souffler, d’intégrer le contenu, et de faire évoluer leur réflexion.

11. Adoptez une posture réflexive, et démarrez votre propre blog

Comme je le disais plus haut, une des manières les plus efficaces de consolider un apprentissage, c’est de l’expliquer aux autres. Pourquoi donc ne pas vous lancer et créer votre propre blog ?

Cette initiative vous permettrait de développer votre apprentissage en profondeur par rapport aux thématiques traitées, de partager vos connaissances, et de synthétiser les informations que vous jugez intéressantes et pertinentes pour votre pratique.

À bientôt donc dans la blogosphère ?… 😉

Voici ce que je vous invite à faire dès maintenant :

  1. Choisissez une idée qui vous parle et soulève votre intérêt parmi les 11 propositions traitées dans cet article,
  2. Mettez-la en pratique directement lors de votre prochaine session de formation,
  3. Venez faire part de vos expériences, questions et suggestions en publiant un commentaire ci-dessous.

Quant à moi, je vous retrouve vendredi pour une retransmission en live de la conférence SeriousGame.be 2012 !… 🙂

[hr]

Source :

Cet article est inspiré, parfois librement, de l’article original « What I’ve Learned About Learning », écrit et publié par Leo Babauta sur son blog ZenHabits le 03/05/2012 : http://zenhabits.net/learn

Et si vous redonniez du sens à l’apprentissage pour mieux motiver vos apprenants en formation ?

« On apprend davantage en cherchant la réponse à une question et en ne trouvant pas la réponse à celle-ci, plutôt que d’apprendre la réponse elle-même. »

– Lloyd Alexander

Si vous êtes formateur ou enseignant, vous êtes vraisemblablement confronté au challenge de savoir comment motiver vos apprenants et favoriser leur apprentissage.

Vous avez parfois du mal à trouver les activités pédagogiques qui vont répondre à leurs besoins et attentes. Et il est parfois difficile de savoir comment favoriser leur motivation, et comment leur permettre de tirer parti au mieux de la formation.

Surtout qu’à l’heure actuelle, avec la montée en puissance des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, certains n’hésitent pas à promettre monts et merveilles… pour peu de résultats d’apprentissage concrets !

Il existe une solution potentielle pour relever ce défi. Cependant, avant d’aborder ce point, laissez-moi partager avec vous quelques réflexions et expériences personnelles :

Et si vous redonniez du sens à l’apprentissage pour mieux motiver vos apprenants en formation ?
Choix, intérêt et passion : vous aussi, mettez en place les conditions ad hoc et (re)donnez du sens à vos formations pour mieux favoriser la motivation et l'apprentissage de vos participants.

Ce que j’ai appris de l’apprentissage, et ce que l’apprentissage m’a appris…

Tout comme Leo Babauta en témoigne dans son article, j’ai choisi de m’engager dans une voie professionnelle où je suis amené d’une part à transmettre des connaissances, et d’autre part à en faciliter l’assimilation et les partages entre participants.

Je suis également un apprenant passionné, sur de nombreuses thématiques : psychopédagogie, nouvelles technologies, développement personnel, entrepreunariat, webmarketing… Par besoin professionnel, et aussi surtout par intérêt.

Et le plus comique, dans tout ça, c’est que les 2/3 de ce que j’ai appris (et de ce que je continue à apprendre), je l’ai appris en dehors des murs de l’école ! Sans faire d’études supplémentaires, sans entamer de sessions en cours du soir. Juste en me basant sur des supports d’apprentissage informel : blogs, podcasts, réseaux sociaux, rencontres…

La conclusion que je tire de cette réflexion, c’est qu’un grand nombre de nos apprentissages prennent place en dehors de l’école.

Par contre, pour réussir à apprendre par soi-même, il faut un ingrédient magique : la PASSION !

Pour apprendre, il faut trouver un sens à l’action que l’on met en place !

Si je fais un bref retour en arrière et que je réalise le bilan de ce que j’ai appris à l’école par rapport à ce que j’ai appris en dehors, la balance penche sérieusement du côté de la seconde option.

Certes vous me direz que les matières vues à l’école constituent une sérieuse masse d’informations… oui, et pourtant à part quelques bribes ici et là, quelle est la proportion de matières scolaires dont vous vous souvenez encore et qui vous sert concrètement au jour le jour ?

Et au-delà de la quantité de matière absorbée (que ce soit durant mes études secondaires ou mes 2 premières années en faculté de psychologie), ai-je vraiment été passionné par ce que j’ai appris ?

La réponse est clairement NON (mais ça n’engage que moi bien entendu) : je ne me suis jamais senti aussi démotivé que lorsque j’écoutais passivement mes profs en secondaire débiter leur matière. Ou encore les profs d’univ qui déversaient leur flot ininterrompu de matière en nous balançant 50 slides à la minute.

Pour ma part, il a fallu attendre ma première année de license universitaire pour enfin prendre du plaisir et me sentir passionné par ce que je découvrais.

Et pourquoi cela ? Tout simplement parce que cette année correspond à l’année où j’ai pu choisir mon option de spécialisation, personnaliser mon emploi du temps par des cours qui m’intéressaient, choisir des lieux de stages qui correspondaient à mes envies, mes valeurs…

Morale de l’histoire : c’est une fois que j’ai choisi de faire ce qui m’intéressait que j’ai trouvé véritablement du plaisir à étudier et développer ma pratique de psychologue.

Et c’est la raison suprême pour laquelle je prends bien plus de plaisir à réaliser mes projets professionnels à l’heure actuelle : parce que je ne le fais pas sous la contrainte, je le fais par CHOIX, par INTÉRÊT et par PASSION.

Comment donner du sens à l’apprentissage et motiver vos apprenants ?

Comme je l’avais déjà indiqué dans un précédent article, on ne peut pas motiver les apprenants à leur place, on ne peut pas les forcer à trouver un sens déterminé sous la contrainte.

Tout comme on ne peut faire éclore un oeuf de force ou le mettre au micro-ondes pour accélérer son développement : il faut laisser le soin à la poule de le couver, et avec du temps, laisser le poussin lui-même percer la coquille et éclore à son rythme.

Comme la poule, tout ce que nous – enseignants, formateurs, animateurs – pouvons faire, c’est mettre en place les conditions pour favoriser la motivation des apprenants et leur permettre de trouver par eux-mêmes le sens qu’ils souhaitent donner à leur action.

Ceci dit, même si on ne peut réaliser cette étape à leur place, il existe des méthodes qui permettent de favoriser et faciliter cette éclosion pédagogique.

Je vous fixe donc rendez-vous ce mercredi en début d’après-midi pour découvrir la suite de cet article, dans lequel je partagerai avec vous 11 idées pour vous aider à donner du sens à vos formations et favoriser l’apprentissage de vos participants.

Et vous, comment permettez-vous à vos apprenants de donner du sens à leur action ?

[hr]

Source :

Cet article est inspiré, parfois librement, de l’article original « What I’ve Learned About Learning », écrit et publié par Leo Babauta sur son blog ZenHabits le 03/05/2012 : http://zenhabits.net/learn